Bien chers frères et sœurs en Christ,

L’Eglise, notre Mère, nous donne de célébrer aujourd’hui l’Assomption de la Vierge Marie. Marie est transformée dans son corps qui ne connait pas la corruption du tombeau. Clairement, c’est une grande victoire que la Mère du Christ a remportée sur la mort, à la suite de son Fils qui est ressuscité d’entre les morts. Partageant ainsi le triomphe de son Fils bien-aimé, elle accède à la gloire du ciel où elle couronnée Reine des Anges et des Saints.

Que retenir de la célébration de cette fête ?

A mon avis, en célébrant cette fête, l’Eglise veut nous dire deux choses fondamentales : premièrement, elle veut rendre hommage à la Vierge Marie, celle qui est glorifiée par les Anges et les tous les Saints. Deuxièmement, elle veut nous dire qu’un jour, nous aussi, nous serons accueillis dans la gloire du ciel, à condition que, comme elle, le « oui » de notre baptême devienne un « oui » définitif, un oui qui engage toute notre vie.

Chers frères et sœurs,

Celle qui est glorifiée par les Anges et les Saints est en effet la même qui, un jour à Nazareth, avait déclaré à l’Ange Gabriel : « Je suis la servante du Seigneur ». Ce n’est pas une simple déclaration, comme nous avons l’habitude de le faire sans leur donner de suite, sans les tenir. La Vierge Marie, c’est par toute sa vie qu’elle s’est montrée Servante du Seigneur, une Servante attentive et soumise à la volonté de son maître : « Qu’il me soit fait selon ta volonté ». Cette volonté contient pour elle bien des difficultés : risquer la lapidation en portant dans son sein un enfant dont on ignore le père biologique ; mettre au monde un fils dans une grotte obscure, fuir en Egypte pour soustraire son enfant de la fureur du roi Hérode ; le rechercher, perdu, pendant trois jours, au milieu des pèlerins de la Ville Sainte ; après trente ans d’existence cachée, le voir partir de la maison pour sa vie publique ; s’entendre dire qu’il est hors de ses sens et manquer de mettre la main sur lui ; et enfin, par un après-midi de printemps, le rencontrer dans un coin de la rue, chargé d’une croix, instrument de son supplice immérité et d’une mort violente. Voilà le bel exemple que l’Eglise nous propose et que nous devons imiter, car tous ceux qui participent à la croix partagent aussi sa gloire.

Pour y arriver, le « oui » de notre baptême doit devenir un « oui » définitif, un oui ferme qui engage toute notre vie. Cela doit nous amener à revoir notre vie chrétienne par rapport aux engagements pris le jour de notre baptême. En effet, depuis notre baptême nous avions dit oui à Dieu, comme Marie. Que faisons-nous de ce oui ? Est-ce que, personnellement, dans mes actes et mes paroles, je me montre comme un vrai serviteur de Dieu et des hommes, pour qu’à travers mes témoignages, ceux qui m’entourent puissent se mettre à la suite du Christ, pour partager, comme Marie, la gloire du Royaume des Cieux ?

Que Marie, celle qui a cru, intercède pour nous auprès de son Fils. Amen !