• Bien chers frères et sœurs,Les textes liturgiques, de ce 22e dimanche du temps ordinaire année C, tout en nous invitant à l’humilité et audésintéressement dans nos services, nous laissent comprendre que l’orgueil discrédit toutes les apparences d’unequalité. Par contre, l’humilité en garantie l’authenticité. Et selon Ben Sirac le Sage, l’humilité rend plus aimablequ’un bienfaiteur. En outre, les humbles rendent gloire à la Toute-puissance de Dieu à qui ils se confient : « lapuissance du Seigneur est grande, et les humbles lui rendent gloire ». Au contraire, la situation de «l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui ». Donc il ne peut pas trouver grâce devant Dieu,tant que la racine de ce mal n’a pas été arrachée de son cœur6; c’est-à-dire que seule la conversion peut lui fairerevenir à Dieu. En effet, Jésus par toute sa vie et dans tout son enseignement a toujours proclamé que Dieu élève les humbles etconfond les orgueilleux. Voilà pourquoi Jésus, lors de son invitation, en remarquant que les gens se bousculentou se faufilent habilement pour être bien placés ,au risque de se voir refouler au dernier rang ,si quelqu’un deplus digne se présente, dit cette parabole dans l’ Evangile pour nous inciter à l’humilité et à la modestie. Enparlant ainsi, Jésus ne fait pas un simple rappel, d’un conseil de sagesse, ou d’une leçon de savoir-vivreélémentaire. « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé ». Cette phrase nous montre, comme d’habitude,que l’enseignement de cette parabole nous parle de Dieu et porte, particulièrement ici, sur la foi, dans laperspective de l’accès au Royaume. Quelle est donc la condition essentielle pour être admis au Royaume deDieu6?Oui, pour avoir accès au Royaume de Dieu, nous devons reconnaitre que le Salut nous est offert gratuitementsans aucun mérite de notre part. Saint Paul dans cette même optique, démontrera qu’aucun homme ne peutrevendiquer le salut éternel comme un droit, en vertu de ses propres mérites, en accomplissant la loi (cf. Romain3, 21.31). Donc c’est le maitre du festin qui prend l’initiative et dit6: vient, et entre dans le Royaume. Alors pourêtre appelé, il faut se savoir faible, petit et dernier devant Dieu, pour lui faire confiance, en renonçant totalementà avoir confiance en nos propres forces. Il faut être petit comme un enfant pour avoir place au Royaume.Malheureusement de nos jours ,on constate dans toutes les sociétés, une course aux premières places, on exalte lapromotion , même dans le rang des chrétiens, en ignorant que l’abaissement est un grand bien au point que Jésus,avant de nous le recommander, l’a d’abord vécu, comme l’attitude même de Dieu parmi nous : « Lui qui étais decondition divine n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti, prenant la condition d’esclave,se faisant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix6», (Ph 2, 6.8). Afin de pouvoir imiter Dieu dans sonhumilité, nous devons comprendre que bien qu’en prenant la dernière place, Jésus ne s’est pas diminué, maisc’est plutôt par-là qu’il a manifesté sa grandeur suprême. Alors demandons à Dieu de nous aider, par sa grâce, en vue de parvenir à dominer en nous l’instinct d’être leplus forts, qui traduit d’ailleurs notre faiblesse originelle6; pour pouvoir répondre à son invitation à gagner leRoyaume, en imitant Jésus, qui est discret, caché et humble qui s’est fait le dernier, le serviteur de tous. Amen6!