« Marchons à la suite du Christ :

Adorons-le.

Louons-le.

Annonçons-le. »

Je vous salue tous : prêtres, religieux et religieuses, laïcs consacrés, délégués venus de nos différentes paroisses et communautés. Nous sommes au début d’une nouvelle année pastorale. Nous rendons grâce à Dieu qui nous a manifestés sa présence durant l’année pastorale passée. Le Christ Jésus, nous rappelle cette présence divine de toujours : « Je ne vous laisserai pas orphelin, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». Il ne peut en être autrement car nous sommes son bien, nous sommes ses enfants, nous sommes son peuple, le Peuple que sa main conduit.

La nouvelle année pastorale a été précédée d’une année jubilaire, notre année jubilaire, qui se poursuit.

En effet, commencée le 17 novembre 2018 à notre pèlerinage marial, aux pieds de la Vierge Marie Notre Dame de la Confiance, Mère de la miséricorde, Mère du Lendemain Meilleur, elle sera clôturée le 16 novembre prochain aux pieds de Notre Mère.

Au cours de l’année jubilaire, nous avons médité le thème, «nous sommes le Peuple que sa main conduit, marchons à la suite du Christ« . Marcher à la suite du Christ est, pour nous, la volonté du Père qui a donné au monde son Fils comme Sauveur et Rédempteur. Celui qui nous conduit jour après jour à travers les joies et les peines, les événements ecclésiaux et sociaux par son admirable lumière. 

Que pouvons-nous retenir de l’année jubilaire qui sera bientôt clôturée? Nous n’allons pas faire un inventaire de grâces reçues de Dieu car Dieu donne toujours en abondance, il donne au-delà de nos demandes et de nos mérites. Il est le Dieu d’amour qui ouvre largement son cœur et ses mains à ceux qui s’approchent de lui.

Nombreuses ont été les célébrations qui nous ont regroupés en famille diocésaine durant l’année jubilaire, nombreux sont les fruits visibles et invisibles que chacun de nous a pu recevoir durant ces célébrations. Au nombre des fruits visibles, nous pouvons mentionner la célébration des journées des grâces des indulgences plénières que le Pape nous a accordées, la célébration de l’apothéose du jubilé le dimanche le 7 juillet dans chaque doyenné, le jubilé de la FOFCATO, des chorales, des catéchistes et Fidei Custos, le jubilé des jeunes dans le Doyenné de Danyi, sans oublier le jubilé des prisonniers qui a inauguré la liste des célébrations.

Ce serait une grave omission de ne pas rappeler le jubilé des consacrés, des prêtres, les enfants des CV/AV, des Chevaliers d’autel. Aucun Diocésain n’est resté indifférent aux activités spirituelles programmées pour la célébration du jubilé d’argent. Chacun d’entre nous a pris une part active dans la célébration du jubilé, dans son doyenné, sa paroisse ou dans son groupe. 

Une année pastorale se termine, et le Seigneur nous fait entrer dans une autre pour que nous puissions le connaître davantage et marcher à la lumière de son évangile.

L’Esprit Saint le révèle en nos cœurs et nous fait proclamer que Jésus Christ est le Seigneur. Ainsi, comme le dit Saint Paul, la connaissance du Christ est le « bien suprême » que nous devons tous désirer. C’est pourquoi, dans le prolongement du thème de l’année qui s’achève, le thème de cette nouvelle année est  » Marchons à la suite du Christ : Adorons-le. Louons-le. Annonçons-le. »

Oui, après avoir proclamé que nous sommes le Peuple que Dieu conduit sur le chemin, à la suite du Christ, nous allons durant cette année, centrer notre projet pastoral, autour de l’adoration, la louange et l’annonce de notre Seigneur. Ces actes spirituels sont des actes que nous devons poser tous les jours en tant que chrétiens, enfants de Dieu, le Père qui nous aime.

Nous avons été créés pour adorer Dieu. L’adoration est le but premier de la vie de tout homme, créature de Dieu. Le Christ « notre Seigneur et notre Dieu » est présent au milieu de nous dans sa parole et d’une façon mystérieuse dans l’eucharistie. Redécouvrons ou persévérons dans l’adoration du Saint Sacrement. 

Durant cette année pastorale, nous voudrions que dans toutes les paroisses, l’exposition du Saint Sacrement les jeudis, soit instituée et bien organisée, ainsi que la prière des vêpres le jour du Seigneur. Nous ne pouvons pas imaginer combien sont grands les fruits de sainteté et de développement spirituel que reçoivent les paroisses où le saint sacrement est exposé pour l’adoration du Seigneur.

Dans une paroisse, le premier bénéficiaire de l’adoration du Saint Sacrement est le prêtre, car c’est dans l’Eucharistie que réside le secret de sa sanctification, lui qui par l’ordination a reçu le pouvoir de répéter les mots et les gestes sacramentel de la Dernière Cène. (Benoît XVI). Il doit être aussi le premier « adorateur qui contemple l’eucharistie à partir du moment même où il la célèbre ». C’est pourquoi nous souhaitons vivement que le jour de l’exposition et de l’adoration, le prêtre soit le premier à passer un moment devant le Saint Sacrement avec les fidèles qui se relaient toute la journée. 

Louons-le Seigneur!  « Il est digne l’Agneau immolé, de recevoir honneur gloire et louange pour les siècles des siècles. » (Apocalypse 4, 12 -13). Par les mérites de sa passion et de sa résurrection, le Christ nous rend participants de la vie de Dieu. 

Au cours de cette année, apprenons à mieux le louer par des gestes, des comportements dignes de louange à notre Dieu : le Trois Fois Saint. Que au cours de nos célébrations liturgiques, surtout la célébration eucharistique Dieu soit le Seule et Unique à louer et à chanter. Il est donc interdit de faire venir devant l’autel eucharistique les fidèles qui célèbrent un anniversaire pour les présenter et leur chanter par exemple « happy birthday to you ». (Si la famille ou les amis veulent le chanter à celui qui célèbre son anniversaire et qui vient rendre grâce à Dieu, on peut le chanter dans la cour de la paroisse, à la sortie de la messe.)

Annonçons-le! Le Christ est le don de Dieu. Ce que nous avons reçu du Christ, ce que nos oreilles ont entendu de son Evangile, ne le gardons pas pour nous : annonçons la Bonne Nouvelle: Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1Timothée 2,

4). Annonçons-le, par nos paroles et nos actes d’amour, soyons les témoins du Christ Sauveur.