DIOCESE DE KPALIME
CHRIST EST VRAIMENT RESSUSCIT ALLLUIA, ALLELUIA. Joyeuse fte de Pques vous toutes et tous! THEME DE L'ANNE PASTORALE :"EGLISE DE KPALIM, BRILLE DE LA LUMIRE DU CHRIST THEME DE L'ANNE PASTORALE :"EGLISE DE KPALIM, BRILLE DE LA LUMIRE DU CHRIST ET SOIS TMOIN DE SA MISRICORDE". "SOYONS RESPONSABLES DANS LA JUSTICE ET LA VERITE, LETTRE PASTORALE DE LA CET TLCHARGEABLE SUR NOTRE SITE". Visitez notre page facebook diocese de Kpalime POUR TRE AU COURANT DES EVENEMENTS DE VOTRE DIOCESE.Mgr ALOWONOU Souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé. BONNE ANNE DE LA MISERICORDE.
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♫ CHANT THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2016-2017
Eglise de Kpalimé, brille de la lumière du Christ et sois témoin de sa miséricorde.
Wó Ha Kpalimé to, klé tso Kristo mè éyé nyé éfé nublanukpokpo fe dasedila.
2 Paroles(éwé&Français) et musique:
Père Dotse Marius

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Actualités : VIVRE SA VOCATION DE FIDELE LAÏC EN CETTE ANNEE DE LA FOI. MESSAGE DE LA JOURNEE DU LAÏCAT 2013 DE MGR BARRIGAH, CHARGE DE L\'APOSTOLAT DES LAÏCS AU SEIN DE LA C.E.T

INTRODUCTION

Un appel de l’Eglise
Ouverte solennellement par le Pape Benoît XVI le 11 octobre 2012, lors du synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, l’année de la foi a déjà vu s’écouler ses premiers mois. Dans les diocèses, les paroisses, les communautés religieuses, les instituts séculiers, les mouvements et associations, diverses initiatives sont prises pour faire de ce temps particulier une occasion réelle de « redynamisation » de notre foi. Il est donc tout à fait normal que pour la Journée du Laïcat, le thème de la foi soit au centre de notre message. Quels efforts concrets l’Eglise nous invite-t-elle à déployer en cette année ? Comment devons-nous vivre ce temps de grâce qui nous est offert ? Pour nous accompagner, l’Eglise nous propose deux documents principaux : Porta Fidei, la Lettre Apostolique en forme de Motu Proprio du Souverain Pontife Benoît XVI par laquelle est promulguée l’année de la foi et la Note avec indications pastorales pour l’année de la foi, publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi. A ces deux « guides » spirituels qui seront les premières références de notre message, je joins un troisième : l’Exhortation apostolique post synodale Africae Munus.
Question de départ : quelle est la qualité de ma foi ?
Un maître sculpteur réputé pour ses chefs-d’œuvre reçoit un jour la visite d’un jeune homme désireux d’apprendre le métier de sculpteur. Sans rien lui enseigner de particulier, le maître lui remet un morceau de pierre assez banal qu’il récupère le soir sans aucun commentaire. Le lendemain matin, il confie de nouveau une pierre au jeune novice sans lui préciser ce qu’il devait en faire. Le soir venu, il la retire encore sans un mot. Et le manège se poursuit pendant plusieurs jours, au grand étonnement du jeune homme qui finit par demander au maître quand allait commencer sa formation. « Tu n’es pas encore prêt, lui répond ce dernier ; je commencerai lorsqu’il en sera temps ». Et voilà qu’un matin, au moment où le maître sculpteur, comme à l’accoutumée, remet à son jeune élève un morceau de pierre, celui-ci lui demande d’un air étonné: « Pourquoi avez-vous changé de pierre aujourd’hui » ? Le maître sourit et répond : « Chaque matin, je t’ai toujours donné une nouvelle pierre mais tu ne le savais pas. Maintenant que tu peux faire la différence entre les pierres, tu peux commencer à les tailler, car avant de commencer à sculpter, il faut d’abord avoir une âme de sculpteur ».

En évoquant cette anecdote, je pense à la foi de chacun d’entre nous. Ne considérons pas cette année de la foi comme un temps à dédier essentiellement à l’évangélisation « ad extra », c’est-à-dire un temps d’apostolat destiné aux autres. Avant de tailler nos pierres, questionnons notre foi, car l’année de la foi, comme nous le verrons, nous ramène d’abord à nous-mêmes. De fait, face aux nombreux défis que nous présente notre société, notre première réaction est de nous précipiter pour faire quelque chose. Nous voulons nous organiser pour combattre toutes les formes d’injustice et de violence qui secouent notre monde. Une telle intention est sans doute bien noble mais que pouvons-nous réaliser sans un « travail » préalable sur nous-mêmes ? Ne nous y trompons pas : notre action ne sera efficace que si elle part de notre rencontre avec le Christ, une rencontre qui transformera notre manière de vivre. Avant de tailler les pierres, prenons le temps de nous forger une âme de sculpteur.

L’année de la foi : une étoile à cinq branches
Dans la Lettre Apostolique Porta Fidei, le Pape nous propose quelques « chantiers » pour cette année de la foi : « Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée, et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette Année » (Porta Fidei n.9).
Redécouvrir, professer, célébrer (prier), vivre (témoigner), et réfléchir : voilà le programme exaltant mais aussi exigeant auquel nous devons nous atteler tout au long de cette année, un programme qui pourrait être symbolisé par une étoile à cinq branches. Il est à préciser que ces cinq dimensions de la foi sont inséparables parce qu’elles ne peuvent exister indépendamment des autres. Cela revient à dire qu’une foi qui ne serait que célébration ou réflexion ou encore profession serait tout simplement une foi hypertrophiée.


I. REDECOUVRIR LA FOI
La foi : une grâce oubliée ?
Un homme s’apprête à prendre son bain, seau d’eau en main et serviette au cou, lorsqu’un ami frappe à sa porte. Il enfile aussitôt un boubou (vêtement ample qui recouvre tout le corps) et va accueillir son visiteur avec qui il s’entretient pendant quelques instants. Après avoir raccompagné son hôte à la porte, il se met à chercher désespérément sa serviette. Ne la trouvant nulle part, il interpelle sa femme puis ses enfants qu’il abreuve d’injures. Fatigué par cette recherche inutile, il se résigne à prendre une autre serviette puis rentre dans la salle de bain et enlève le boubou. Surprise ! La serviette était là autour de son cou. Pourtant il l’avait cherchée partout sans la trouver.
Cette anecdote assez amusante d’un homme qui se couvre de ridicule en cherchant ailleurs ce qu’il avait sur lui me rappelle la situation dans laquelle nous pouvons nous retrouver au sujet de la foi. A plusieurs reprises, le Saint Père insiste dans Porta Fidei sur la nécessité d’une redécouverte ou d’une nouvelle expérience de la foi. L’expression « redécouvrir la foi » revient sept fois dans le document avec des nuances particulières qu’il importe de souligner.
En quoi consiste une telle redécouverte ?
Pour caractériser cette démarche, le Pape utilise trois termes très significatifs : le chemin, la joie et le contenu.
Redécouvrir le chemin de la foi : « Depuis le commencement de mon ministère comme Successeur de Pierre, écrit le Saint-Père, j’ai rappelé l’exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ » (Porta Fidei n.2). L’idée de chemin rappelle que la foi est une route sur laquelle nous nous engageons pour la vie ; elle est une démarche qui requiert beaucoup de persévérance de la part du croyant.
Redécouvrir la joie de la foi : « C’est pourquoi aujourd’hui aussi un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d’une nouvelle évangélisation pour redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire » (Porta Fidei n.7). Comme la femme samaritaine au puits de Jacob (Jn 4) ou le marchand qui découvre une perle fine (Mt 13,45-46) ou encore le cultivateur qui tombe sur un trésor en cultivant un champ (Mt 13,44), le chrétien doit tressaillir de joie (Phi 4,4) à cause de sa foi.
Redécouvrir les contenus de la foi : « Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée, et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette Année » (Porta Fidei n. 9). Le Saint Père nous invite à retrouver les raisons de notre foi suivant cette recommandation de l’apôtre Pierre « Soyez toujours prêts à la défendre contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, mais faites-le avec douceur et respect ». (1P 3,15)
Redécouvrir c’est rendre grâce
Redécouvrir la foi, c’est prendre conscience de la valeur de la grâce reçue. Par le don de la foi et de la grâce nous sommes élevés à l’état surnaturel ; nous devenons des enfants de Dieu (1Jn 3,1), au point que nous pouvons dire avec Saint Paul: « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). La foi nous élève à une condition supérieure, mais non de supériorité. Elle est un ferment de vie nouvelle enfoui en nous. Voilà pourquoi nous devons être continuellement dans l’action de grâce pour cette merveille reçue de Dieu. Comme un feu sous la cendre
S’adressant à son disciple Timothée à qui il avait conféré la grâce du baptême, saint Paul écrit : « C\'est pourquoi je t\'invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l\'imposition de mes mains. Car ce n\'est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d\'amour et de maîtrise de soi. Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre plutôt avec moi pour l\'Évangile, soutenu par la force de Dieu, qui nous a sauvés et nous a appelés d\'un saint appel, non en considération de nos œuvres, mais conformément à son propre dessein et à sa grâce » (2 Tm 1,6-9). Le symbole du dépôt suggère l’existence d’un don méconnu ou peu valorisé qu’il faut à présent retrouver, raviver, redynamiser. Les dons et l’appel de Dieu, comme on le sait, sont sans repentance (Ro 11,29) ; cependant ils ne produisent du fruit en nous que si nous leur offrons un terrain favorable.
Un don et une responsabilité humaine
Tout comme le don de la foi, la redécouverte de la foi est une grâce de Dieu qui échappe à la maîtrise de l’homme. Toutefois elle peut être préparée par des démarches concrètes telles que les retraites spirituelles, la lecture de l’Evangile ou de la vie des saints. Il suffit de rappeler à ce sujet la conversion des saints Augustin, François d’Assise et Ignace de Loyola. Voilà pourquoi je vous suggère au cours de cette année la lectio divina intégrale de l’Evangile, la lecture des Confessions de saint Augustin, la vie de Saint François d’Assise et, selon vos disponibilités, la participation à une retraite spirituelle.

II. PROFESSER LA FOI
Profession et confession de la foi
Le saint Père utilise deux expressions bien suggestives pour désigner cette deuxième dimension de la foi : la profession et la confession. Il en parle 15 fois dans la Lettre apostolique Porta Fidei. Une telle profession de foi (Porta Fidei n. 4.11) qui sort de nos lèvres (Porta Fidei n. 10) doit être authentique (Porta Fidei n. 4), vraie (Porta Fidei n. 5), publique (Porta Fidei n. 8), personnelle et communautaire (Porta Fidei n. 10). « En effet, écrit le Saint Père, la foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer: en effet elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples. Les croyants, atteste saint Augustin, «se fortifient en croyant» (Porta Fidei n. 7)
« Nous voudrons célébrer cette Année de manière digne et féconde. La réflexion sur la foi devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Évangile, surtout en un moment de profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre. Nous aurons l’opportunité de confesser la foi dans le Seigneur ressuscité dans nos cathédrales et dans les églises du monde entier; dans nos maisons et auprès de nos familles, pour que chacun ressente avec force l’exigence de mieux connaître et de transmettre aux générations futures la foi de toujours. Les communautés religieuses comme celles des paroisses, et toutes les réalités ecclésiales anciennes et nouvelles, trouveront la façon, en cette Année, de rendre une profession publique du Credo » (Porta Fidei n. 8).
Deux caractéristiques de cette profession de foi méritent d’être soulignées : son authenticité et son caractère public.
Une profession de foi authentique
Dans le contexte multi religieux qui caractérise notre temps, la tentation est bien grande d’édulcorer la foi chrétienne ou de la réduire à une simple doctrine sociale inspirée par l’Evangile. C’est contre un tel risque que le Saint Père met en garde en invitant les fidèles à une profession intégrale, complète de la foi. Au cours de cette année, il importe d’approfondir notre foi pour qu’elle soit une adhésion réelle au Seigneur : « Grâce à la foi, cette vie nouvelle modèle toute l’existence humaine sur la nouveauté radicale de la résurrection. Dans la mesure de sa libre disponibilité, les pensées et les sentiments, la mentalité et le comportement de l’homme sont lentement purifiés et transformés, sur un chemin jamais complètement terminé en cette vie. La «foi opérant par la charité» (Ga 5, 6) devient un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme (cf. Rm 12, 2; Col 3, 9-10; Ep 4, 20-29; 2 Co 5, 17) » (Porta Fidei n. 7).
Une profession publique
Depuis quelques décennies, nous assistons à une « campagne d’élimination de la foi » ou de son exclusion de la vie publique. Au nom de la laïcité de l’Etat, les symboles religieux sont, dans bien des pays, retirés des lieux publics et la religion confinée à une sphère totalement privée. Face à cette tendance de « privatisation de la foi », l’Eglise nous invite plutôt à une confession publique en faisant de notre foi un ferment actif de toutes nos actions.

III. CULTIVER LA FOI (réfléchir)

Formation biblique, théologique, liturgique et pastorale
Si l’année de la foi a été mise en lien avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, et le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Église catholique, c’est précisément pour mettre l’accent sur la nécessité de cultiver notre foi. Dans la lettre apostolique Porta Fidei , le Saint-Père parle d’une connaissance systématique (Porta Fidei n. 8.11), à la fois biblique, théologique et sociale de la foi en mettant l’accent sur l’étude (Porta Fidei n. 11), la mémorisation (PF 8) et l’utilisation du catéchisme qu’il mentionne une dizaine de fois dans le document.
Complémentarité de la foi et de la raison
Le Pape insiste sur la nécessité de réfléchir sur le contenu de notre foi : « La réflexion sur la foi devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Évangile, surtout en un moment de profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre » (Porta Fidei n. 8). C’est à nous, fidèles chrétiens qu’il revient la noble mission d’évangéliser notre culture, en purifiant nos valeurs, en élevant nos aspirations et en proposant des critères évangéliques de choix. Comme l’affirme Benoît XVI, « l’Eglise n’a jamais eu peur de montrer qu’il ne peut y avoir de conflit entre la foi et la science authentique, parce que l’une et l’autre, bien que prenant des chemins différents, tendent à la vérité. » (Porta Fidei n.12). Au cours de cette année de la foi, efforçons-nous d’être des promoteurs de la Vérité dans la charité, et de la charité dans la Vérité.
Formation de la conscience
Dans cette éducation de la foi, le Pape Benoît XVI insiste sur la formation de la conscience politique des fidèles laïcs : « Cependant, une des tâches de l’Église en Afrique consiste à former des consciences droites et réceptives aux exigences de la justice pour que grandissent des hommes et des femmes soucieux et capables de réaliser cet ordre social juste par leur conduite responsable. Le modèle par excellence à partir duquel l’Église pense et raisonne, et qu’elle propose à tous, c’est le Christ. Selon sa doctrine sociale, l’Église n’a pas de solutions techniques à offrir et ne prétend “aucunement s’immiscer dans la politique des États”. Elle a toutefois une mission de vérité à remplir […] une mission impérative. Sa doctrine sociale est un aspect particulier de cette annonce : c’est un service rendu à la vérité qui libère » (Africae Munus n. 22)
En cette année de la foi, nous sommes donc invités à consacrer un temps régulier à la lecture du catéchisme de l’Eglise catholique, aux documents du Concile Vatican II et à la Doctrine sociale de l’Eglise.

IV. CELEBRER ET PRIER LA FOI
Une célébration au quotidien
« Quand j’étais enfant, disait un ami, j’étais très religieux ; j’allais à la messe tous les matins. Je pense que j’ai fait suffisamment de réserve pour mes vieux jours ». Quelle curieuse affirmation ! Elle insinue l’idée que la foi serait semblable à un produit congelé que l’on peut mettre en réserve pour les temps de pénurie. En réalité, la foi se vit au quotidien à travers les célébrations et la prière. Cette exigence de la foi est répétée à cinq reprises dans Porta Fidei aux numéros 3.4.8.9.14.
Importance de l’Eucharistie, de la Parole de Dieu et de la réconciliation.
« Nous désirons que cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa force » (Porta Fidei n. 9)
« Nous devons retrouver le goût de nous nourrir de la Parole de Dieu, transmise par l’Église de façon fidèle, et du Pain de la vie, offerts en soutien de tous ceux qui sont ses disciples (cf. Jn 6, 51). L’enseignement de Jésus, en effet, résonne encore de nos jours avec la même force: «Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle » (Jn 6, 27) (PF 3)
Comme on le voit, le Saint-Père met un accent particulier sur deux sacrements auxquels une attention spéciale doit être accordée au cours de cette année de la foi : l’eucharistie et la réconciliation. Puisque la liturgie représente le cœur de la vie de l’Eglise et le moteur essentiel de son évangélisation, veillons à lui accorder une attention particulière au cours de cette année. Préparons nos célébrations eucharistiques avec soin et vivons-les avec foi de manière active. Qu’elles soient belles, priantes et nourrissantes. Veillons, cependant, à ce que le désir d’avoir des célébrations vivantes ne nous éloigne pas de l’esprit liturgique.
Prier pour implorer la grâce de la conversion
Pour vivre en plénitude cette année de la foi, nous avons besoin d’être renouvelés par la miséricorde de Dieu. Implorons cette grâce humblement dans la prière. Supplions le Seigneur de nous donner des cœurs nouveaux, capables de l’aimer réellement. C’est cet appel que lançait le Pape Benoît XVI dans l’Exhortation apostolique Africae Munus « La préoccupation majeure des membres du Synode, face à la situation du continent, a été de chercher comment mettre dans le cœur des Africains disciples du Christ la volonté de s’engager effectivement à vivre l’Évangile dans leur vie et dans la société. Le Christ appelle constamment à la metanoia, à la conversion. Les chrétiens sont marqués par l’esprit et les habitudes de leur époque et de leur milieu. Mais par la grâce de leur baptême, ils sont invités à renoncer aux tendances nocives dominantes et à aller à contre-courant. Un tel témoignage exige un engagement résolu dans une conversion continue vers le Père, source de toute vraie vie, l’unique capable de nous délivrer du mal, de toute tentation et de nous maintenir dans son Esprit, au sein même du combat contre les forces du mal. Cette conversion n’est possible qu’en s’appuyant sur des convictions de foi consolidées par une catéchèse authentique » (Porta Fidei n.. 32).

V. TEMOIGNER SA FOI

Notre exemple est notre première prédication
Un prédicateur de grand renom arrive dans une ville pour une campagne d’évangélisation. Dans le taxi qui l’amène à l’hôtel, il se présente au chauffeur et lui demande s’il assistera au grand rassemblement. Ce dernier se contente de lui répondre : « Cela dépend ». Malgré la grande insistance du prédicateur, la réponse du chauffeur reste invariable : « Cela dépend ». Arrivé à l’hôtel, le prédicateur paie la course en tendant un billet au chauffeur qui lui remet une monnaie supérieure à son billet. Le prédicateur regarde discrètement le chauffeur pour s’assurer qu’il n’a rien remarqué. Mais au moment d’empocher l’argent, quelque chose le retient : « Ce n’est pas juste de garder cet argent, se dit-il » tout confus avant de remettre la différence au chauffeur. Ce dernier éclate de rire en lui disant : « Comprenez-vous maintenant pourquoi je vous disais ‘Cela dépend’ ? J’ai fait exprès de vous donner cet argent pour voir si vous êtes honnête, car que peut prêcher un prédicateur malhonnête » ? Notre prédicateur secoue la tête en murmurant : « Pour si peu d’argent, j’allais perdre une âme ». Retenons la leçon : notre vie est notre première prédication.
L’exhortation au témoignage revient au moins 14 fois dans Porta Fidei. Ce témoignage par la vie (Porta Fidei n. 6.9.13) doit être cohérent (Porta Fidei n. 4), capable d’engendrer Porta Fidei n. 7), public (Porta Fidei n. 10), franc et courageux (Porta Fidei n. 10), soutenu par la grâce (Porta Fidei n. 11), animé par la charité (Porta Fidei n. 14).

Le témoignage est une expression d’amour
« Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même dans le monde les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée ». (Porta Fidei n. 6)
Le témoignage chrétien est essentiellement une expression de son amour : « L’Année de la foi sera aussi une occasion propice pour intensifier le témoignage de la charité. Saint Paul rappelle: «Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité» (1 Co 13, 13). Avec des paroles encore plus fortes – qui depuis toujours engagent les chrétiens – l’Apôtre Jacques affirmait: «A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise: ‘J’ai la foi’, s’il n’a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise: ‘Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous’, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira: ‘Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres? Montre-moi ta foi sans les œuvres; moi c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi’» (Jc 2, 14-18). La foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin » (Porta Fidei n. 14).
Le témoignage des chrétiens en politique.
Dans l’Exhortation apostolique Africae Munus, le Pape exhorte les chrétiens à ne pas fuir la vie politique comme s’il s’agissait d’un monde foncièrement corrompu où la fidélité aux engagements chrétiens s’avère impossible. Il recommande au contraire aux laïcs de s’y engager, avec courage, pour transformer de l’intérieur toutes les réalités sociales : « Je voudrais également vous encourager à avoir une présence active et courageuse dans le monde de la politique, de la culture, des arts, des médias et des diverses associations. Que cette présence soit sans complexe ni honte, fière et consciente de la précieuse contribution qu’elle peut apporter au bien commun ! » (Africae Munus n.31). Le monde, y compris la vie politique, est le cadre de la sanctification du fidèle laïc ; mais pour y exercer une telle mission, il a besoin d’une vie spirituelle particulièrement forte, d’une formation solide, de courage et d’honnêteté.
« Par ses membres laïcs, l’Église se rend présente et active dans la vie du monde. Les laïcs ont un grand rôle à jouer dans l’Église et dans la société. Pour qu’ils puissent bien assumer ce rôle, il convient que des écoles ou des centres de formation biblique, spirituelle, liturgique et pastorale soient organisés dans les diocèses. Je souhaite de tout cœur que les laïcs qui ont des responsabilités d’ordre politique, économique et social, s’arment d’une solide connaissance de la Doctrine sociale de l’Église qui fournit des principes d’action conformes à l’Évangile. En effet, ils sont des « ambassadeurs du Christ » (2 Co 5, 20) dans l’espace public, au cœur du monde. Leur témoignage chrétien ne sera crédible que s’ils sont des professionnels compétents et honnêtes (Porta Fidei n. 128).
« Les laïcs, hommes et femmes, sont appelés avant tout à la sainteté et à vivre cette sainteté dans le monde. Chers fidèles, cultivez avec soin votre vie intérieure et votre relation à Dieu afin que l’Esprit Saint vous éclaire en toute circonstance. Pour que la personne humaine et le bien commun demeurent effectivement au centre de l’action humaine, politique, économique ou sociale, attachez-vous profondément au Christ pour le connaître et l’aimer, consacrant du temps à Dieu en priant et en recevant les Sacrements. Laissez-vous éclairer et instruire par Dieu et par sa Parole » (Porta Fidei n. 129).

CONCLUSION
Un dimanche, avant le début de la messe, en voyant les luxueuses voitures stationnées devant l’église, un prêtre s’exclame : « Où sont les pauvres de ma paroisse » ? Quelques instants plus tard, après la messe, en faisant le compte de la quête recueillie pendant la célébration, il ne peut s’empêcher de murmurer d’un air profondément déçu : « Où donc sont les riches de ma paroisse » ? On devine aisément que ses attentes n’ont pas été comblées et que son enthousiasme s’est refroidi. Cette anecdote d’un espoir déçu me rappelle une plainte souvent entendue au sujet du manque d’engagement des fidèles catholiques en politique. N’est-il pas étonnant, en effet, que malgré la présence assez importante de nos fidèles dans les institutions, notre pays continue d’aller mal ? N’est-il pas surprenant qu’une nation qui compte autant de croyants, soit profondément gangrénée par la corruption, l’impunité, la discrimination, le mensonge, l’esprit de vengeance ? Comment expliquer ce paradoxe qui ne nous honore certainement pas ?
Prenons le temps de nous poser ces questions en nous mettant chacun personnellement en cause devant Dieu.


+ Mgr Nicodème Anani BARRIGAH-BENISSAN
Evêque d’Atakpamé
Président de la Commission Episcopale pour l’Apostolat des Laïcs
 

Date de publication: 2013-02-02 00:00:00 Version Imprimable
L'EVEQUE
Mgr ALOWONOU Benoît
Evêque de Kpalimé

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MEDITATION DE MGR BENOIT ALOWONOU POUR LE 2ème DIMANCHE PAQUES (DIMANCHE DE LA MISERICORDE) 
« Béni soit Dieu, le Père de Jésus Christ Notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il

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