DIOCESE DE KPALIME
«GARDEZ COURAGE, J’AI VAINCU LE MONDE » (JN 16,33) EST LE TITRE DU MESSAGE DE CARÊME DE MGR ALOWONOU «LE DÉCOURAGEMENT EST UNE ARME REDOUTABLE ENTRE LES MAINS DE L’ENNEMI DE NOS ÂMES. . . NOUS AVONS LE DEVOIR DE COMBATTRE LE DéCOURAGEMENT PAR LE SOUVENIR DU SEIGNEUR ET PAR LA PRIÈRE» DIT MGR DANS SA LETTRE. FRUCTUEUX ET SAINT TEMPS DE CARÊME Á VOUS TOUTES ET TOUS! THEME DE L ANNEE PASTORALE: "EGLISE DE KPALIME BRILLE DE LA LUMIERE DU CHRIST ET SOIS TEMOIN DE SA MISERICORDE ". Visitez notre page facebook "diocese de Kpalimé". Mgr ALOWONOU Souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
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♫ CHANT THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2016-2017
Eglise de Kpalimé, brille de la lumière du Christ et sois témoin de sa miséricorde.
Wó Ha Kpalimé to, klé tso Kristo mè éyé nyé éfé nublanukpokpo fe dasedila.
2 Paroles(éwé&Français) et musique:
Père Dotse Marius

NOMINATIONS
2017-2018
ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : APPELES POUR LA MEME MISSION ET EMBARQUES SUR LE MEME BATEAU PARCE QUE C’ETAIT LUI.

APPELES POUR LA MEME MISSION ET EMBARQUES SUR LE MEME
BATEAU PARCE QUE C’ETAIT LUI.

La notion de la liberté renvoie à celle de l’auto-détermination face à une situation a priori contraignante et non automatique. Or toute contingence appelle un élan de dépassement situé entre le possible (par rapport aux ressources disponibles) et l’admissible (par rapport aux conditions socio-culturelles ambiantes) plantant ainsi le décor de la loi du métier, fut-elle intrinsèque ou explicite. Et, à force de se confronter au réel, désireux d’atteindre impérativement son objectif, l’homme accède à l’univers du travail qui est un vecteur fondamentale de l’épanouissement de soi et, quand cela se passe mal, un vecteur de vécus douloureux pouvant aller jusqu’à la déstabilisation. Le travail c’est-à-dire cet ensemble de mobilisation subjective déployée pour effectuer une tâche encadrée par des contraintes matérielles et sociales est source de multiples gains allant de la simple acquisition des habiletés à la procuration du plaisir à condition que les compétences mise en œuvre soient officiellement reconnues par le groupe des pairs en raison de leur conformité aux règles de l’art et de leurs originalités. Retrouver donc l’équilibre dans l’exercice de la mission entre la loi et le désir, entre le collectif et l’individuel, c’est saisir la vertu, celle qui conduit à la liberté des enfants de Dieu, au bonheur. Car, « si la loi sans le désir tourne à vide, le désir sans la loi se consume dans la violence » (Philippe Meirieu, Repères pour un monde sans repères, Desclée de Brouwer, 2002, p. 30). Mais comment s’y prendre ?
Le présent texte ne se contentera pas de dresser les vicissitudes de nos vies quotidiennes de disciple, mais il porte aussi l’ambition de conforter les acquis dont nous disposons individuellement et collectivement pour tenir la barque bien droite au milieu des flots en furie ; il n’a pas l’intention de nous indiquer comment éviter le mal de mer comme s’il existerait une solution magique pour échapper aux secousses des vagues, mais il veut, tout au plus, inviter à l’optimisme et encourager de ne pas basculer ni dans le cynisme ni dans l’angélisme car la seule voie possible de réussir la mission de disciple du Christ est de pouvoir se serrer les coudes et avancer libres et confiants à la rencontre du Christ bon pasteur qui est déjà là et qui vient encore.
A l’écoute de nos limites
Comme le jour de l’an, chaque recommencement est propice aux décisions définitives : on fera enfin le régime alimentaire qui s’impose, on aura au moins une heure de visite au saint sacrément par semaine, on sera régulier aux offices des lectures, toujours disponibles au service des fidèles… Mais hélas, le temps fait vite son œuvre et bientôt, pris par d’autres soucis, l’engouement du début s’étiole. L’on aura alors besoin de quelques occasions de sursauts telles que les fêtes anniversaires d’ordination, de baptême, de naissance pour revenir sur les résolutions et, le cycle reprend encore et encore jusqu’au jour où la confiance en soi s’effrite laissant planer dans son esprit un sentiment d’échec, d’incapacité à répondre à sa vocation profonde. Le pire est qu’aux yeux de Dieu, l’on peut se sentir disqualifié alors qu’il n’en est rien. Les quelques amis, connaissances et collègues qu’on estime meilleurs n’échappent pas aussi toujours à la chute. Malgré l’assurance dont ils font montre, les voilà totalement désarmés et déboussolés dès lors que la faiblesse survient dans leurs histoires. Hier ils étaient peut-être prompts à condamner : c’était un sacrilège, un péché, un délit ou une infraction pour lesquels l’on n’a pas la moindre complaisance ni une once d’indulgence. En est –il de même aujourd’hui ?
Au fait, ce qui caractérise la vie du disciple, c’est bien la possibilité d’adapter constamment sa vie sur celle du bon pasteur malgré les accidents de parcours. La miséricorde, la foi à la perfectibilité de l’homme et la confiance au sujet capable, par opposition au sujet épistémique, constituent le socle de l’espérance chrétienne. Ainsi fidèles ordonnés comme fidèles laïcs sont appelés à travailler de plus en plus dans la coordination en vue d’établir entre tous la coopération indispensable si l’on raisonne encore à l’échelle de la mission ecclésiale dans le monde : « vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-16).
De la coordination à la coopération
« Il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devrait aller » (Lc10, 1). Avant d’envoyer ses apôtres en mission, Jésus a pris soin de leur indiquer les principes à respecter. En effet, les directives d’actions ou prescriptions sont nécessaires à la réussite d’une activité et quasi indispensables si elle doit être réalisée à plusieurs. Chacun veillera alors à tenir sa place et à jouer son rôle en y apportant toutefois le sien. Il s’agit de la coordination des intelligences, un des leviers pour que le travail se fasse dans l’harmonie. Cependant la compétence ne se définit pas seulement par les habilités cognitives, elle se construit et s’affine dans le rapport avec les autres. Dans une perspective ergonomique, il existe souvent un écart entre la tâche prescrite et l’activité réalisée car indépendamment des consignes, surviennent toujours des imprévus, des anomalies, des pannes auxquels l’opérateur doit faire face (cf. P. Molinier, les enjeux psychotiques du travail, éditions Poyot & Rivages, Paris, 2006, p. 66-67). Dans ce cas, il fera preuve d’ingéniosité et d’inventivité pour combler l’écart entre le prescrit et le réel en mobilisant une forme d’intelligence particulière, collective et axée sur la pratique. Le collectif joue ainsi un rôle fondamental en offrant un cadre de réflexions et de partage des expériences personnelles permettant de surmonter les difficultés ou le déplaisir occasionné par la confrontation à l’échec. C’est en ce moment que s’effectue le passage de la coordination à la coopération qui se veut libre, motivée par la volonté ferme de réussir et fondée sur la confiance mutuelle. De même qu’on ne peut véritablement obliger personne à partager son expérience avec l’autre, de même faire confiance aux conseils informels d’un pair ne peut qu’être volontaire.
Les différentes formes de coopérations
La coopération est non prescrite mais nécessaire. Bien qu’horizontale a priori, une coopération peut être aussi verticale quand elle a besoin de l’arbitrage de la hiérarchie du travail réel, c’est-à-dire d’une personne à qui l’on reconnait une expertise certaine et efficace et dont la légitimité provient essentiellement de sa compétence. Son intervention aide à délibérer sur les meilleures stratégies à adopter dans un cas précis. Et puisque son autorité lui est intrinsèque, l’adhésion à ses orientations se fait naturellement. Il fait alors office de ce qu’on appelle communément "personne ressource", ancien référent à qui les plus jeunes peuvent faire confiance et dont les paroles servent à stabiliser les relations dans le groupe. Une collectivité ou un corps qui manque de personnes ressources peine à accorder sa voix et chacun de ses membres semble être abandonné à lui-même. Enfin, la coopération peut être aussi transversale dans le sens où l’on a parfois besoin de l’expérience de ceux au service duquel nous sommes pour améliorer nos prestations. Quelles sont alors les principes modulateurs d’une meilleure coopération ?
Les facteurs de consolidation du lien civil
La vie chrétienne est essentiellement relationnelle et éminemment sociale. Pour qu’elle soit porteuse de développement pour tous, elle a besoin d’être encadrée par des attitudes empreintes d’une désirabilité sociale. Produits d’agréments de ce qui est considéré comme valide, correcte, juste ou légitime, la politesse, la convivialité et l’éloquence peuvent être naturellement indiqués comme facteurs de consolidation des liens civils.
De fait, la politesse permet, à travers un échange socialement codifié, comme dire bonjour ou merci, échange que chacun peut interpréter sans ambiguïté, d’attester de la présence de l’autre. Bien que les règles de politesse varient d’un milieu à l’autre, la politesse est en soi un préalable indispensable qui dit à l’autre qu’on a conscience de sa présence effective et qu’il mérite attention et respect. C’est ici l’occasion de dire halte à cette manie de la génération tête baissée qui consiste à saluer tout en restant immergé dans son smartphone, sans lever les yeux pour jeter un regard rapide sur l’autre. C’est de l’irrespect.
La convivialité joue un rôle capital dans la recherche de la cohésion des équipes et dans le maintien durable de la coopération. Lorsque les gens ont plaisir à se retrouver ensemble pour plaisanter et célébrer les évènements, c’est qu’ils ont en commun une curiosité, un intérêt à partager avec les autres leurs travaux, leurs technicités, leurs valeurs, leur sens de responsabilité pour la collectivité et surtout pour eux-mêmes en tant que membre actif de la collectivité. Il est alors très important de toujours analyser dans le détail la qualité de la convivialité. Elle dit tout de ce qu’on pense du groupe et de son appartenance au groupe. Lors de ces rencontres, si les discussions au sein de différents groupuscules sont exempts de toutes références à l’activité et aux affaires de métier, elles seront principalement centrées sur des histoires, des ragots, des machinations et attentent d’un repli défensif vis-à-vis du grand groupe… Aussi, le fait de s’absenter régulièrement à ces rencontres ou de ne pas prendre une part active aux échanges indique qu’il y a un malaise dont la cause doit être recherchée. L’erreur serait de penser que qui ne dit rien consent forcément. On peut être membre d’un corps sans se reconnaitre véritablement dans ce corps et c’est autant préjudiciable pour la collectivité et surtout pour soi. Car, plus on a confiance en soi, moins l’on est exposé aux crises identitaires et plus l’on est porté à s’ouvrir à l’autre. Moins l’on a confiance, plus l’on est vulnérable, plus on se renferme sur soi avec un refus manifeste de contact de peur de se faire absorber. Dans tous les cas, nous ne devrons pas attendre que le bonheur viennent des autres, car l’humain commet trop d’erreur et par conséquent nous risquons d’être déçus ; chacun devra plutôt regarder en lui, c’est là et là seulement que nous le retrouverons puis, nous le partagerons au grand bénéfice de tous.
Par éloquence, nous faisons allusion à la forme du langage qu’au contenu de ce que nous disons sur ou de l’autre. Les manières dont nous formulons nos idées vis-à-vis de l’autre, les propos de que nous tenons à l’autre disent long sur l’estime que nous lui portons, le respect que nous accordons à l’autre comme à nous-mêmes et la confiance ou du mépris que nous avons pour lui. Du coup, il est très important de soigner son vocabulaire, de contrôler ses propos et de discerner quoi dire, à qui et quand et comment le dire? Beaucoup de crise serait évité si chacun pouvait maitriser sa communication, de belles idées seraient fructueuses si elles étaient présentées. « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc rusés comme les serpents et candides comme les colombes » a dit Jésus à ses apôtres. Mais au lieu de se contenter de discriminer le loup de la brebis et adapter nos comportements vis-à-vis de lui, nous gagnerons à nous former à la ruse et à la candeur.
La mètis et la phronesis, les deux rames du navire victorieux
Voici deux proverbes populaires : « c’est par la mètis plus que par la force que vaut le bucheron », « c’est par la mètis que sur la mer vineuse l’homme de barre guide le navire en dépit du vent ». Dans le mythe grec des origines du monde, la mètis est la déesse experte en magie et dotée de don de métamorphose grâce à laquelle Zeus est devenu le roi invincible des dieux. Elle devient alors le symbole d’une forme d’intelligence pratique, d’un ensemble d’habilités ou de ruses qui permet de contourner les obstacles en toute douceur mais avec une efficacité pratique. Le recours à la mètis s’oppose alors à l’emploi de la force. De fait, dans toute situation d’affrontement ou de compétition, le succès peut être obtenu par deux moyens différents : soit par une supériorité de puissance où le plus fort prend le dessus, soit par la ruse loyale où le plus doué remporte. Mais plus précieuse que la force, la mètis est « l’arme absolue, la seule qui ait pouvoir d’assurer la victoire en toutes circonstances et quelles que soient les conditions de lutte … (car) seule la supériorité en mètis confère à la suprématie ce double caractère de permanence et d’universalité » (M. Detienne, J.P. Vernant, Les ruses de l’intelligence. La mètis chez les Grecs, Paris, Flammarion, 1974, p.19). En gros, la mètis est essentiellement une intelligence rusée qui permet d’improviser, d’inventer des solutions, de trouver des chemins nouveaux de la non-violence. Et puisqu’il faut choisir parmi les diverses créations de la mètis celles qu’il faut garder ou celles qu’il faut rejeter en raison de leurs degrés de conformité à l’objectif fixé, il faut lui combiner un autre type d’intelligence. Il s’agit d’une intelligence spécifiquement engagée dans la libération et la discussion qui entourent une décision. Les grecs appelaient cette deuxième forme d’intelligence phronèsis qu’on peut traduire par prudence ou sagesse pratique. Bien travailler, c’est donc pouvoir associer mètis et phronèsis.
La force de la persuasion
Pour finir, suivons avec intérêt la sagesse des anciens exprimée dans cette fable d’Esope :
« Borée et le Soleil, disputant de leur force, convinrent que la palme du plus fort irait à qui dépouillerait un voyageur de son manteau. Borée commença : il se mit à souffler violemment et, comme l’homme resserrait son manteau, il redoubla ses assauts. Transi de froid, le voyageur passa un second manteau, si bien que Borée, découragé, laissa faire le Soleil. Celui-ci tout d’abord brilla modérément et l’homme enleva le second de ses manteaux. Le Soleil darda alors des rayons plus ardents si bien que notre voyageurs, n’en pouvant plus de chaleur, ôta tous ses habits et plongea dans une rivière qui coulait non loin de là.
Par la persuasion mieux que par la violence, tu parviendras à tes fins » (Esope, Fables, traduit du grec et présenté par C. Terreaux, Paris, Arléa, 1994, p.85).
P. Antoine Messavi.

 

 

Date de publication: 2018-01-14 00:00:00 Version Imprimable
L'EVEQUE
Mgr ALOWONOU Benoît
Evêque de Kpalimé

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PSAUME 25(24) ,4bc-5ab.6-7bc.8-9.

"Seigneur, enseigne moi tes voies, dirige-moi par ta vérité"
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
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