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Sans fin, Seigneur nous chanterons ton amour car ta miséricorde pour nous est sans limite.
Frères et sœurs en Christ !
Loué soit Jésus Christ !
Notre Dieu n’est pas un vengeur toujours prêt à sévir contre ceux qui l’ont offensé, mais un Dieu de miséricorde, de pardon et de tendresse. Mes chers, nous sommes invités avec les textes liturgiques de ce troisième dimanche de carême, dimanche aussi choisi pour le premier scrutin des catéchumènes, à rester brancher au Seigneur qui a pour nous un message nouveau de salut.
Dans la première lecture, le Seigneur vient rencontrer visiblement son ami Moïse et lui révèle sa mission. En effet, le Seigneur, sur la demande de son ami, dit qui Il est : «Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ». Désormais nous appelons Dieu par son nom, celui qui est : « Je suis celui qui suis ». Aussi, se révèle-t-il comme celui qui, ayant entendu les cris de détresses, de souffrances de son peuple Israël en Egypte, est descendu pour le délivrer. Dieu se montre ainsi comme un Seigneur proche des êtres humains. Disposons-nous donc à accueillir cet attachement, cet amour gratuit de Dieu. Rappelons qu’avant que Moïse ne s’avance vers le Seigneur, l’ange lui recommande d’enlever ses sandales car dit-il : « le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte ». Nous sommes, nous aussi invités à chaque fois que nous venons au Seigneur de retirer nos sandales (péchés), nos idées arrêtées, nos préjugés. Faisons lui confiance et venons à lui les mains vides, le cœur disposé pour qu’il nous remplisse de Tout.
Saint Paul dans la seconde lecture rappelle les bénédictions, les merveilles accomplies par le Seigneur au milieu de son peuple Israël au travers du désert. Dans son langage clair, Paul invite les Corinthiens à ne pas ignorer l’histoire sainte : Je ne voudrais pas vous laisser ignorer ce qui s’est passé lors de la sortie d’Egypte. Dieu ne change pas. Il est. Il tient toujours promesse. Comme il l’a jadis fait aux israélites, il le ferait pour tous ceux qui se donnent vraiment à lui.
L’Evangile nous présente deux événements malheureux, pénibles et une parabole: les Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice ; les dix-huit personnes tuées par la tour de Siloé et la parabole du figuier. La parabole du figuier en particulier, présente l’image d’un Dieu patient qui accepte de supporter nos infirmités, toujours disposé à nous accorder une autre chance. Il est fidèle infiniment. Ce ne sont jamais nos péchés qui l’empêchent de nous donner son amour, c’est notre orgueil, nous dit un commentateur anonyme. Bien qu’assez différentes, toutes ces trois situations, elles nous invitent au finish toutes à la conversion. Oui, la conversion. Le mot conversion est le leitmotiv dans les prédications, les enseignements et exhortations durant ces temps de carême. Nous lisons dans Jérémie 12,13 : « Déchirez vos cœurs, non vos vêtements». Le véritable but du carême, c’est bien la conversion et au cœur de chaque homme, il y a toujours une possibilité de retour vers le Père.
Daigne le Seigneur nous tenir par la main et nous soutenir dans nos pas chancelants.
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