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Bien aimés du Seigneur
Loué soit Jésus Christ !
Lentement mais sûrement nous tendons vers Pâques. La liturgie de ce dimanche nous fait méditer la grandeur du pardon de Dieu.
L’évangile nous montre les pécheurs qui, devant Jésus, accusent une pécheresse (la femme adultère). Pour Jésus, il est inadmissible qu’un pécheur accuse un autre pécheur. Avec cette seule parole de Jésus « celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre » (Jn 8, 7), tout est changé. Les accusateurs reconnaissent leur condition d’homme. C’est-à-dire qu’ils sont aussi pécheurs et apprennent en même temps que leur péché peut être pardonné. La réponse de Jésus aux accusateurs nous fait penser à ce passage de Matthieu « qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? » (Mt 7, 3). Si personne ne saurait condamner cette femme adultère c’est parce que Jésus a souffert pour tous, afin d’acquérir pour tous le pardon de Dieu le père « Dieu nous a justifiés par sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus (Rm, 3, 23-24). Il est venu dans ce monde non pour perdre ce qu’il a retrouvé mais pour chercher ce qui est perdu.
La 2ème lecture nous révèle que saint Paul, depuis qu’il a été saisi par le Christ, très heureux, avoua que tous les avantages qu’on pouvait avoir ne sont rien par rapport à la connaissance du Christ. Pour Paul, cette connaissance du Christ est un don inestimable immérité parce qu’elle transforme et anime toute sa vie et le remplit de joie. A l’exemple de l’apôtre Paul, nous aussi qui avons connaissance du Christ, nous sommes invités à nous laisser saisir, transformer et animer dès maintenant par Jésus qui veut d’abord nous accorder son pardon et ensuite nous conduire au père. Ainsi donc, osons dire avec l’apôtre Paul que : « pour moi, vivre, c’est le Christ » (Ph1, 21).
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