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Au troisième dimanche, nous étions appelés à être convaincus que le ressuscité est autant le très saint que le tout proche afin de recevoir de lui la force de la foi pour lutter contre le mal. Aujourd’hui, nous contemplons l’image de Jésus Christ, le bon pasteur qui nous tient sous sa protection, nous invitant à le suivre dans la continuité de cette responsabilité.
1- Jésus est le bon pasteur.
La Bible annonçait déjà le jour où Dieu le berger viendrait rassembler les brebis dispersées de son peuple, pour les faire vivre en sécurité dans leur patrie (Ez 37, 24). Jésus est le vrai Berger et il vient accomplir ce qui était annoncé, mais non comme les juifs le pensaient. Pour eux, c’est pour leur rendre leur prospérité d’en tant, et garder leur exclusivité de peuple privilégié parmi les autres nations. Or, Jésus viens plutôt rassembler les enfants de Dieu dispersés, et il le fait à travers sa passion pour sauver tout, sans exception. L’image du berger préparait en fait les interlocuteurs de Jésus à comprendre sa déclaration: « le Père et moi nous sommes Un » (Jn 10, 30). C’est Dieu lui-même qui est berger mais encore le Roi-Messie ; tout en étant différent du Père, Jésus est un, avec lui. Et lui, Pasteur et Fils de Dieu, il donne sa vie pour ses brebis. Ce faisant, il veut rassembler le peuple de Dieu sous sa protection et contre tout mal.
2- Le peuple de Dieu est la bergerie de Jésus.
Jésus est le pasteur et à la fois l’agneau, dans le sang duquel nos péchés ont été lavés. La foule immense constitue donc le nouveau peuple de Dieu à travers toutes les nations du monde, qui viennent rejoindre les croyants de l’Ancien Testament. Par le baptême, ceux qui croient en Jésus Christ ont lavé leurs vêtements dans le sang de l’agneau. Ils sont donc devenus le troupeau de sa bergerie et n’auront plus faim ni soif car le Pasteur, le bon les fera paître sur de bons pâturage. Cette image nous montre le peuple des croyants, l’Eglise qui, ayant persévéré dans la fidélité à la foi au Christ ressuscité, lavera ainsi sa robe dans son sang et recevra en retour l’héritage de la vie éternelle qui est l’acte par lequel Dieu essuiera toute larme et où les disciples de Jésus trouveront la joie sans déclin.
3- Nous devons être brebis à l’image de Jésus Agneau.
Les apôtres ont entrepris la mission d’annoncer le bon pasteur, puisqu’ils ont reçu la grâce d’être des brebis dans sa bergerie. C’est aussi notre mission à nous, de porter cette espérance à tous nos frères humains afin que, par le mandat du bon Berger, nous puissions ramener tous les hommes à sa bergerie. Voilà pourquoi il a fait de nous, la lumière des nations, pour porter son salut jusqu’aux extrémités du monde. Jésus a fait de nous ses disciples afin que nous lui emboitions le pas en continuant son œuvre de rassemblement des enfants de Dieu. Et nous devons aussi mourir pour nos frères, en souffrant pour construire l’unité, pour arracher nos frères aux ténèbres, pour combattre l’injustice afin de construire dès ici-bas, le royaume de Dieu à travers la difficile mission de l’Eglise mais dont la joie à la fin sera grande (Ac 13, 52). L’Eglise a besoin de courageux bergers pour cette mission de rassemblement, c’est pourquoi elle prie pour les vocations en ce jour, afin que naissent de bons consacrés qui mèneront à bien l’œuvre de rédemption entamé par le Christ ressuscité. Mais chacun devait se demander de savoir s’il répond vraiment à cet appel du bon pasteur. Car à travers les sacrements du Baptême, de la confirmation, du mariage, nous avons tous la responsabilité de nourrir nos frères humains de la parole qui sauve.
Puisse l’Eucharistie de ce jour nous aider à être vraiment de vrai bergers à l’image du Christ bon pasteur, pour nos frères humains. Amen !
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