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Bien-aimés dans le Seigneur Jésus Christ ressuscité,
Notre nourriture spirituelle de ce sixième dimanche du temps pascal doit nous faire beaucoup réfléchir et adopter une nouvelle vie et organisation dans nos familles, services et plus encore dans l'Église du Christ. Nous pouvons, s'il le faut, baptiser ce dimanche celui de la vie de l'Église du Christ.
En effet chers frères et sœurs, m'appuyant sur les textes soumis à notre méditation, qu'il me soit permis de souligner les traits caractéristiques de la vraie Assemblée des bons chrétiens. Il ne s'agit d'autre chose que de l'AMOUR sincère de Dieu et du prochain qui fait tomber le joug et donne la paix véritable. Pour y parvenir, il nous faut garder et pratiquer la parole du Christ par l'assistance du Saint Esprit.
Oui, c'est en cela que nous assistons dans les actes des Apôtres 15, le premier grand débat de l’Église appelé Concile de Jérusalem. Quel le but de cette assise?
Depuis déjà deux ou trois siècles, les Juifs émigrés dans les pays de langue grecque avaient attiré à leur foi de très nombreux païens. Bien des chrétiens de Jérusalem qui sont des pharisiens s’expriment de façon catégorique : les païens sont sauvés par la foi au Christ, mais liée à l’observance de la Loi mosaïque : la circoncision. Ils ne sont pas conscients que seule la foi chrétienne et ses œuvres font intégrer au Peuple de Dieu. Grâce aux missions de Paul, nous comprenons que l'authentique Peuple de Dieu, est la communauté chrétienne.
L’Église va-t-elle se diviser ? Paul sera-t-il l’initiateur d’une autre Église chrétienne plus radicale dans l’appréciation du salut par la seule foi au Christ ? La rencontre de Jérusalem est un effort de toute l’Église pour préciser sa foi et sauvegarder son unité et non l'uniformité, puisque nous ne sommes pas nés en série. Alors il faut se réunir pour trancher. C'est ainsi que les anciens, responsables de l’Église-mère de Jérusalem se réunissent avec les apôtres qui sont l’autorité suprême (2e lecture). Simon-Pierre, sans régner en maître absolu comme nous le voyons aujourd'hui dans nos communautés leur rappelle son expérience avec Corneille (Actes 10), et il ouvre le chemin de la liberté totale par rapport à la religion juive. Sous la mouvance du Saint Esprit promis dans l'Évangile du jour, la bonne décision est prise : il s'agit de ne pas faire peser sur les autres des fardeaux que nous-mêmes ne pouvons pas porter. Souvenons-nous du Christ qui disait de faire aux autres ce que nous voulons qu'ils nous fassent. La finale de la clause qui est l'essence même de la vie chrétienne est de s'abstenir des relations avec les idoles (se débarrasser de tout ce qui a occupé la première place, celle de Dieu dans notre vie : téléphone, télévision, travail, argent, soucis, une personne,....) et des relations illégitimes (adultère, fornication, masturbation, pédophilie, homosexualité, bestialité, néchrophilie,...).
Puisse Dieu nous aider à conformer notre vie à ce qu’il attend de nous.
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