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MEDITATION EN LA SOLENNITE DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR – ANNEE C / RP AKPAGUELI PIERRE
Bien chers et sœurs en Christ ressuscité,
Aujourd’hui, nous célébrons la fête de l’Ascension du Seigneur Jésus au ciel. En effet, venu un temps parmi les hommes dont il a pris la nature, et au terme fixé par Dieu son Père, le Christ Jésus est retourné auprès de lui en passant par la Mort et la Résurrection.
J’ai retenu comme fil conducteur de cette méditation la prière d’ouverture et la phrase des deux hommes en vêtements blancs qui figure dans la première lecture de ce jour. En effet, la prière d’ouverture dit ceci : « Dieu qui élève le Christ au-dessus de tout, ouvre-nous à la joie et l’action de grâce, car l’Ascension de ton Fils est déjà notre victoire : nous sommes les membres de son corps, il nous a précédés dans la gloire auprès de toi, et c’est là que nous vivons en espérance » et la phrase des deux anges dit : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? ».
Chers frères et sœurs,
La prière d’ouverture et cette phrase veulent nous tourner vers la réalité de notre vie de tous les jours et des engagements que nous devons prendre pour répondre à l’invitation d’aller « jusqu’aux extrémités de la terre » que Jésus nous fait découvrir dans le récit des Actes des Apôtres que nous avons lu dans la première lecture. Jésus part, et c’est à nous ses disciples de nous mettre à l’œuvre. C’est à nous de jouer. Le départ de Jésus ne doit pas nous laisser oisifs, mais très actifs pour la mission,
Oui Chers frères et sœurs en Christ,
Le mystère de l’Ascension de Jésus ne nous éloigne pas de la réalité humaine où nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, imaginaire, mais il nous renvoie sur la terre. A travers nous, le Christ veut continuer à être présent dans son peuple pour le guider, le soutenir et le stimuler. Une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Eglise dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent aussi cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mt 25, 35-36).
Et parce que nous sommes les membres de son Corps, nous devons soigner la relation avec notre Tête, le Christ. Pour approfondir une telle relation, chrétiens que nous sommes, il nous faut nous affermir dans la foi, c’est-à-dire développer envers et contre tout une confiance totale en Dieu. Il est nécessaire de nous connecter au Seigneur, mieux que nous le sommes aux réseaux sociaux. Aimer le Christ qui monte vers son Père, c’est le reconnaître comme l’Unique Nécessaire de notre vie et lui donner la priorité en toute chose.
Je m’en vais, mais je ne pars pas, je suis dans le monde avec vous et à travers vous : tel est le message de Jésus à retenir aujourd’hui. « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés…vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem…et jusqu’aux extrémités de la terre ». Préparons-nous donc à accueillir ce don de l’Esprit. Et, comme le dit si bien la fin du passage de la Lettre aux Hébreux que nous avons lu en deuxième lecture : « Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère, et dans la certitude que donne la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. » Amen.
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