DIOCESE DE KPALIME
*Suivez les méditations de Mgr Benoît ALOWONOU durant le Temps de l'Avent sur notre site *Fructueux temps de l'Avent à tous *Mgr BARRIGAH-BENISSAN Nicodème, Nouvel Archevêque Métropolitain de Lomé  *Thème de l'année pastorale 2019-2020: Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU Souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
1 BANC = 28 000 FCFA SOIT 45 EUROS
SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
DECISIONS-NOMINATIONS 2019-2020 - DIOCESE DE KPALIME

NOMINATIONS
2019-2020
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : HOMELIE PRONONCEE PAR MGR BENOIT ALOWONOU AU 16ème PELERINAGE DIOCESAIN A KPIME

Chers Frères et Sœurs en Christ, venus auprès de Notre Dame de la Confiance,
Pèlerins et pèlerines,

Nous avons marché depuis ce matin vers la Vierge Marie et avec la Vierge Marie. Nous sommes venus nombreux auprès de Notre Dame de la Confiance pour adorer le Seigneur, le louer et l’annoncer, comme elle-même l’a fait durant son cheminement de foi.
Et c’est ici dans ce sanctuaire que la Mère du Seigneur nous accueille aujourd’hui pour présenter à son Fils, nos prières, nos joies et nos peines. Elle est la Mère de toute consolation et Notre Dame de toute joie.

Après notre première messe célébrée en l’honneur de Marie, secours des chrétiens, nous voici rassemblés autour de l’autel du Christ pour la messe en l’honneur de Marie, Fontaine du salut. Elle est la grande messe qui clôture notre année jubilaire des 25 ans de la création de notre diocèse. C’est la Messe de clôture de l’année jubilaire mais elle est aussi et surtout, la messe d’ouverture d’une autre année de grâces, car Dieu ne clôture jamais le temps de sa grâce. Il ne ferme jamais sa source de grâces et de bénédictions en faveur de son peuple et de ses enfants.

Frères et Sœurs, filles et fils, de la Vierge Marie, tous chers au cœur de Notre Dame de la confiance,

Près de la croix de Jésus se tenait sa Mère, pour recevoir le testament d’amour de son Fils. Voilà ce que l’évangile que nous avons écouté vient encore de nous rappeler. Et quel est ce testament ? C’est d’avoir confié à sa Mère, Jean le disciple bien-aimé, figure de tous les disciples et figure de tous les hommes. Et c’est aussi d’avoir confié sa Mère à ceux qu’il aime, et pour qui il a voulu donner sa vie, par sa passion et sa mort sur la croix.
L’évangile ne nous rapporte aucune parole de la Vierge Marie au pied de la croix. Nous savons juste qu’elle était debout près de la croix, dans la souffrance. De cette présence de Marie, silencieuse et pleine de foi, nous pouvons tirer trois enseignements pour notre vie de chrétien, vie d’enfants de Dieu et de la Vierge Marie.
La première leçon, c’est la force du silence dans la souffrance. La Vierge Marie est restée silencieuse, non pas parce qu’elle comprenait tout, mais parce qu’elle a fait confiance en la parole de Dieu, parce qu’elle a cru en l’accomplissement de ce que l’Ange lui avait dit de la part du Seigneur. Elle a gardé dans son cœur la réponse donnée à Dieu et sa confiance, lorsque l’ange lui a dit les mots de l’Annonciation : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. ». Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. ». Elle a répondu « je suis la servante du Seigneur que tout, oui tout me soit fait selon la volonté de mon Seigneur. La croix et la Passion du Seigneur n’ont pas ébranlé la foi de Marie, car elle a cru que rien n’est impossible à Dieu.
De même pour chacun de nous, la parole de Dieu est toujours parole de vie et d’espérance, promesse de bonheur et non de malheur. Si la souffrance est un mystère et un scandale qu’aucune explication ni échappatoire ne viennent éclairer, la foi est capable de nous maintenir debout, en silence, comme la foi de Marie la maintenue debout au pied de la croix.
Garder le silence dans la souffrance, c’est accepter aussi que notre vie de foi comporte une grande part d’obscurité. Il y a, et il y aura toujours une distance entre le Créateur et la créature, entre les pensées de Dieu et nos pensées. La foi est d’abord confiance et appel à garder le silence, devant les évènements. Mais faire silence dans la souffrance, ce n’est pas toujours ne pas crier sa peine, ce n’est pas toujours une absence de paroles. Les psaumes sont un long cri de l’homme souffrant vers Dieu. Les saints ont crié leurs peines, et Jésus dans sa souffrance s’est adressé au Père, avec cris et gémissements. « C'est lui qui, dans les jours de sa chair, nous dit la Lettre aux Hébreux, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété ». Sur la croix, le Fils de Dieu a crié vers le Père en disant: « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Faire silence dans la souffrance est avant tout une attitude, l’attitude du croyant qui reste à l’écoute et qui garde la parole de Dieu en son cœur. Faire silence dans la souffrance, c’est l’attitude du croyant qui refuse d’accueillir en lui les bruits de la peur et de la révolte pour accueillir le Seigneur présent dans nos évènements. C’est ce que nous apprend la Vierge Marie dans sa souffrance auprès de son Fils crucifié. Le silence de Marie dans sa souffrance, « c'est l'humilité profonde de sa foi. La foi qui lui a permis d'accueillir en elle-même ce qu'elle ne comprenait pas, laissant à Dieu le soin d'ouvrir son esprit et son cœur ». (Benoît XVI Audience générale du 19 décembre 2012)».
Aujourd’hui de notre terre montent encore des cris de douleurs et de souffrances : cris des pères et des mères devant les souffrances des enfants : souffrances de la maladie, du chômage, souffrances causées par la méchanceté des hommes envers leurs frères et leurs sœurs. Nous avons vu, revu et réécouté cette semaine sur les réseaux sociaux, les pleurs poignants des femmes victimes des incendies des marchés. Les chaînes de télévision nous montrent au quotidien les cris des hommes souffrants. Dieu qui a entendu le cri de son Fils bien aimé sur la croix et l’a exaucé, est le même Dieu, hier, aujourd’hui et toujours. Sa parole dit à ceux qui pleurent: « notre Dieu est pour nous un refuge et une force, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. (Psaume 46, 1). Et « quand un malheureux crie, l'Éternel l'entend, et Il le sauve de toute ses détresses". (Psaume 34 :7)». « Il est bon d’attendre en silence le secours du Seigneur » (Lamentations 3:26 ).

Marie, au pied de la croix de son Fils, est la Mère du lendemain meilleur. Elle est proche de ceux qui souffrent. Elle leur rappelle les paroles de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ». Le repos que donne le Christ, ce n’est pas un état de résignation. Le repos dans la souffrance, c’est la capacité de ne pas perdre courage, mais de garder l’espoir en des lendemains meilleurs.
La deuxième leçon que nous pouvons tirer de l’évangile de la Vierge Marie debout au pied de la croix, est la fidélité et l’obéissance du disciple Jean.
L'Evangile nous dit « qu’à partir de cette heure, le disciple prit la mère de Jésus chez lui ». Pour être de vrais disciples du Christ, nous devons écouter et mettre en pratique chacune de ses paroles. Et nous devons répondre avec empressement. "A partir de cette heure, Jean a pris la Vierge Marie chez lui". Jean n’a pas attendu une autre heure, ni un autre moment. Pour nous aussi, c’est aujourd’hui, ici et maintenant le moment favorable pour faire ce que le Seigneur attend de nous.
C’est pourquoi, notre grand nombre, ce matin dans ce sanctuaire marial est l'occasion de dire notre oui au testament délivré par Jésus sur la croix. Testament dans lequel la Mère de Dieu devient la mère de tous les hommes, échange d’amour où la Mère du Fils unique de Dieu devient la Mère d’une multitude d’enfants, Mère des pécheurs, refuge des pécheurs, celle qui prie pour les pauvres pécheurs que nous sommes. Et le Pape saint Jean-Paul II rappelait que ces paroles du Christ : « voici ton fils » ont consacré la Vierge Marie comme Mère de l’Eglise, du haut de la Croix.
Aujourd’hui, c’est à nous tous et à chacun de nous que le Christ redit: «"Voici ta mère!" (Jn 19, 27). Il nous demande d’ouvrir nos vies et nos maisons à Marie. Accueillons-la chez nous, accueillons-la au plus profond de notre être. Elle désire être notre modèle, le modèle du disciple de Jésus, jusqu'à ce que le Christ soit formé pleinement en chacun de nous. Car, jusqu’à la fin des temps, la maternité divine de la Mère de Jésus nous enfante à la vie des enfants de Dieu.
Que personne ne quitte ce sanctuaire sans donner sa main à la Vierge Marie pour l’accueillir dans sa maison. Que personnes ne quitte ce lieu sans écouter Notre Dame de la Confiance qui lui dit comme Jésus à Zachée « aujourd’hui même je veux demeurer chez toi »

Frères et Sœurs, Pèlerins et Pèlerines en marche avec la Vierge Marie pour aller à Jésus,

Si Jésus a voulu nous confier à sa Mère, c’est parce qu’elle est intimement liée à l’œuvre du salut, et c’est pour que nous bénéficions de sa maternité spirituelle, elle est la Fontaine du salut.
C’est la troisième leçon que nous pouvons tirer de l’évangile de Marie debout au pied de la croix.
Que veut dire, Marie, Fontaine du salut ? Nous savons qu’il n’y a de salut que dans le Christ Jésus. La Vierge Marie est présente dans le dessein du salut de Dieu dès l’origine, dans la promesse faite à nos premiers parents tombés dans le péché qu’une femme écrasera la tête de l’ennemi. C’est elle, la Vierge qui concevra et enfantera un fils auquel sera donné le nom d’Emmanuel », (Is 7, 14).
Marie au pied de la Croix, Fontaine du salut, signifie aussi que sa maternité ne s’arrête pas à l’Incarnation, mais couvre toute l’œuvre du salut jusqu'à l'accession de tous les élus à la gloire éternelle. Oui, « Élevée dans la gloire du ciel, elle accompagne et protège l’Église de son amour maternel ».

Chers Frères et Sœurs,

Dans la présence de Marie au pied de la croix, nous sommes invités à considérer l'importance de la présence de Marie dans la vie de l'Eglise et dans nos vies personnelles. Demandons-lui de guider nos pas en cette nouvelle année pastorale à la suite du Christ. Nous voulons adorer, louer et annoncer le Seigneur qu’elle a mérité de porter dans son sein virginal. Qu’elle nous aide et nous garde debout dans la foi, aujourd’hui et jusqu’au bout du chemin.

O Marie, Notre Dame de la Confiance, toi que Dieu a choisie parmi toutes les femmes pour être la Mère de son Fils, toi qui as tenu la main de Jésus pour l’aider à faire ses premiers pas d’enfant parmi les hommes, tiens nous aussi par la main afin que nous restions toujours debout dans la foi, l’espace et dans l’amour.

Amen.

 

Date de publication: 2019-11-18 00:00:00 Version Imprimable