cse Diocese de Kpalime
DIOCESE DE KPALIME
La C.E.T déplore le fait que l’Archevêque de Lomé, Mgr BARRIGAH-BENISSAN et Mgr Denis AMUZU-DZAKPAH n’aient pas été autorisés à aller porter assistance à Mgr Philippe KPODZRO * Cliquez ici pour lire les nouvelles DIRECTIVES DIOCÉSAINES pour prévenir et lutter contre le coronavirus: * Mesures de la CET pour prévenir et lutter contre le coronavirus:(1) Suspension des célébrations eucharistiques jusqu'à nouvel ordre; (2) Célébration des sacrements suspendus à l'exception du sacrement de la réconciliation avec restriction.(3) Les exercices de piété et les rassemblements suspendus. (4) Les séminaires, écoles et l'UCAO-UUT fermés jusqu'à nouvel ordre. * Fructueux et saint temps de Carême à toutes et à tous *Thème de l'année pastorale 2019-2020 : Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
MESSAGE DE MGR BENOIT ALOWONOU POUR LE CAREME 2020
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
DECISIONS-NOMINATIONS 2019-2020 - DIOCESE DE KPALIME

NOMINATIONS
2019-2020
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : HOMELIE DU 6ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE A / RP ABOTSI RODRIGUE

« Il dépend de ton choix de rester fidèle » (Si 15,15)
Frères et sœurs,
Les lectures de ce dimanche concernent l’éthique biblique et chrétienne. Les textes nous parlent de commandement et de lois. Deux mots, dont leur seule évocation est pour l’homme du XXIème siècle sources d’urticaires et de démangeaisons intérieures sauf quand ils les convoquent en sa faveur. Il semble aussi que c’est ce qui le rebute beaucoup dans la religion : les normes et les lois, les préceptes et les commandements qu’il faut connaître, apprendre et surtout appliquer. La liste des « fais pas si », « ne fais pas ça », toute ces choses qu’il faut faire pour être bon chrétien semble être sans fin. Autant de limitations, dit-il, de sa liberté. Mais on oublie que l’essentiel de la foi Catholique ne réside pas dans les choses que nous faisons mais pour qui, avec qui et en qui nous les faisons.
Certes, il est vrai que nous sommes créés libres par Dieu et il nous a laissé à notre conseil. C’est ce que nous rappelle d’ailleurs Ben Sira le Sage dans la première lecture : le bien et le mal, la mort et la vie, l’eau et le feu sont proposés à l’homme, étends la main vers ce que tu préfères. « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. ». Mais Dieu « n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher ». La liberté n’est donc pas la possibilité de suivre nos goûts et nos caprices. Ce n’est pas une licence pour tout faire. La liberté des enfants de Dieu est exigeante. C’est un don que Dieu nous a fait afin de pouvoir le choisir, choisir la Vie. Ce don est contenu dans la Loi et les prophètes. Aussi Jésus n’est pas venu nous libérer de toutes les lois et obligations morales comme beaucoup l’auraient souhaité : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes…Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi ». Alors, avant notre rendez avec l’Eternité, nous devrons vivre avec les exigences de la loi. Mais non comme une prison mais comme une voie de réalisation de notre destinée de Fils de Dieu.
Pour y arriver, nous dit Jésus, il faut cesser d’être dans une observance mécanique de la loi., c’est-à-dire, réduire la loi à l’accomplissement d’actes successifs pour tranquilliser notre conscience : nous avons fait ce que l’Église demande alors nous pouvons cocher les cases du bon chrétien qui a tout bien fait. Accomplir la loi, pour Jésus, ce n’est pas seulement exécuter, ni même obéir ou confirmer les Ecritures. C’est accéder au dessein de Dieu dans sa plénitude et dans sa perfection. Et ce dessein qui est le salut de l’homme est contenu dans la Loi de Moise et les enseignements des prophètes. Voilà pourquoi il ne peut les abolir.
La vie de Jésus dans les Evangiles nous montre comment Il accomplit la loi. Il l’accomplit d’abord en la nettoyant des fatras des pharisiens et autres scribes pour la rendre simple. En effet, quand la loi n’est plus lisible parce que tronquée, « enrichit » par nos traditions, elle devient une prison, un fardeau pour l’homme (Mc 7,1-13). Ensuite, Jésus accomplit la Loi en la menant à sa perfection radicale par la purification du cœur. En effet, le cœur est le lieu où tout se juge et se décide. Un cœur pur discerne plus aisément la volonté de Dieu et s’y ajuste. Dans l’Ecriture nous lisons, en effet, que toutes les lois sont inscrites dans notre cœur. C’est pourquoi le psalmiste dit que l’homme intègre est celui qui pratique la justice et dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, Il ne fait point de mal à son semblable, Et il ne jette point l'opprobre sur son prochain (Ps 15). Enfin Jésus élargit la loi aux dimensions de l’humanité entière. Il fait remarquer que ce n’est pas que l’apanage des Juifs.
L’accomplissement entendu comme perfectibilité, intériorité et intégrité de l’homme par la Loi est donc la clef d’interprétation des cinq antithèses de cette péricope évangélique où Jésus distingue de la morale des scribes, des pharisiens et on peut le dire, de nos législateurs : « Vous avez appris qu’il a été dit (…) Eh bien moi je vous dis (…) ». A travers ces antithèses Jésus ne reste pas à la surface de la Loi. Il descend au-dedans de l’homme, car le salut se joue « dans cette chambre secrète où voit ton Père qui est dans le secret ». Jésus donne priorité à la disposition intérieure plutôt qu’aux actes visibles. L’expression extérieure et l’adhésion intérieure ne sont donc pas à mettre sur le même plan. La première est soumise aux variations et adaptations, à la contingence du temps. La seconde est un approfondissement sans fin toujours dans la ligne de l’amour. En un mot, ce que Jésus demande est de passer d’une observance extérieure de la loi à une observance intérieure.
« Pour les disciples de Jésus, l’important ne sera plus de respecter à la lettre un code de conduite mais de faire vivre dans toute la vie, et jusque dans le cœur et dans les pensées, la loi de l’amour pour Dieu et pour le prochain… « ce qui est en question c’est l’intégration de la personne, la cohérence de la pensée, de la parole et de l’acte ». (C.-H. Dodd) Ainsi il ne s’agit plus seulement de ne pas commettre de meurtre, mais d’apprendre à se réconcilier avec son frère ; il ne s’agit plus seulement de ne pas commettre d’adultère, mais de porter un regard pur sur toute personne que l’on rencontre. Dieu voit notre cœur, ce qu’il y a à l’intérieur de nous, et c’est d’abord à l’intérieur qu’il nous demande de nous nous convertir, car c’est de cela que tout le reste dépend ».
Prions donc ce dimanche afin que Chacun de nos actes soit l’expression d’une disposition intérieure qui soit elle-même le fruit de notre amour pour Dieu.
P. Rodrigue ABOTSI

Date de publication: 2020-02-15 00:00:00 Version Imprimable