DIOCESE DE KPALIME
*1984 - 28 juillet - 2020 : Heureux 36 ans de sacerdoce à notre évêque Mgr Benoît Alowonou *Thème de l'année pastorale 2019-2020 : Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
MESSAGE DE MGR BENOIT ALOWONOU POUR LE CAREME 2020
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
DECISIONS-NOMINATIONS 2019-2020 - DIOCESE DE KPALIME

NOMINATIONS
2019-2020
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : PAQUES 2020 SUR FONDS DE CONFINEMENT-RETRAITE : DRAME OU GRACE

PAQUES 2020 SUR FONDS DE CONFINEMENT-RETRAITE : DRAME OU GRACE
Chaque année, les chrétiens et les Juifs célèbrent la Pâques et la Paque. Alors que cette célébration signifiait pour les Juifs la fin de la servitude en Egypte, l’exode ; pour les chrétiens cette célébration en plus de rappeler l’évènement de l’exode, tourne fortement l’attention des chrétiens vers le sacrifice du Christ : sa passion-mort et résurrection pour sauver l’humanité.
Cette année 2020, la Pâques se célèbre sur tout un autre son de cloche : confinement (rester chez soi, pas de sortie), couvre-feu, port des masques… tout cela sur fonds de crise sanitaire généralisée liée au COVID-19.
Cet état de chose qui est une réalité présente, embarrasse le monde, l’Eglise et ses fidèles au point d’en constituer une croix. C’est un drame qui secoue la terre entière malheureusement et crée la panique, la peur un peu partout jusque dans l’Eglise.
Le Pape François l’a reconnu que c’est difficile pour les chrétiens de ne pas pouvoir se rassembler pour célébrer les fêtes pascales et certains se rappellent ces paroles du psalmiste : « Quand sont ruinées les fondations, que peut faire le juste » (Ps 10, 3). Oui, au regard des ruines de notre monde, s’ajoute cette question provocante : « que peut faire le juste ? ». Et le découragement semble gagné les cœurs à tel point que certains pensent que le miracle serait de garder la foi après ces moments où l’Eglise semble impuissante à invoquer le secours de Dieu pour mettre fin à cette pandémie. Face à l'apparent silence de Dieu devant l’invocation de son Église, comparable au silence de Dieu au moment où son Fils l'invoquait dans sa souffrance sur la croix, les faits sont saisissants.
Mais en méditant plus sur les évènements de la Passion de Jésus selon saint Matthieu (Mt 26, 14 ss), nous sommes frappés par la prise de conscience des apôtres suite à l’annonce faite par Jésus de sa trahison. Alors chacun se demandait : « serait-ce moi Seigneur ? » Personne n’a osé accuser son prochain. Devant ce drame qui se joue sous nos yeux, il est préférable de se poser les bonnes questions comme les disciples de Jésus : qu’ai-je fait pour que l’humanité soit dans ce désarroi ?
Par ce drame, le Seigneur veut nous rappeler notre fragilité sur tous les plans. Oui, l’homme n’est rien sans Dieu : « sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn15, 5). Dans le dialogue de Pilate avec Jésus (Jn 18, 1- 19, 42), Jésus disait à Pilate après que ce dernier ait déclaré avoir tout pouvoir sur Jésus : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut ».
Nous sommes tous témoins de l’humiliation subie par les pouvoirs publics face à ce virus alors que nous sommes puissants les uns contre les autres, contre la nature, contre la vie … Dieu permet parfois que certaines situations nous tombent dessus pour nous ramener à Lui.
Aujourd’hui plus que jamais, grâce à ce virus, les hommes arrivent à s’apprécier mutuellement à leur juste valeur. Des gestes louables de solidarité et de communion se créent et se développent ici et là. L’homme redevient et revient à ce qui le qualifie : l’humanité.
Ce moment de confinement pour les chrétiens, est un temps de retraite prolongée pour méditer, pour nous recueillir profondément sur ce qui fait la valeur de la vie. Et alors, notre « vendredi saint » débouchera sur la lumière radieuse de la Pâques : résurrection du Seigneur, notre résurrection.
Cette Pâques sera à jamais gravée dans nos cœurs, car c’est elle que nous aurons mieux célébré. Alors que tout se passait à l’église, cette situation de crise sanitaire nous fait découvrir la valeur de l’Eglise domestique qui est un prolongement de l’Eglise. Rappelons-nous que la première Paque juive a été célébrée entre les familles, les clans où chacun était en communion avec les uns avec les autres. Nous aussi, cette année nous en ferons l’expérience où toutes les différences seront bannies comme ce que Saint Paul disait aux Galates : « vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. » (Ga 3, 27-28).
L’humanité semble reprendre conscience qu’elle est liée entre tous ses membres les uns aux autres et par conséquent, ce qui touche à l’un touche tous les autres. Les erreurs des uns peuvent avoir des conséquences colossales sur les autres.
Au-delà du fait que cette situation est un drame, sous un angle chrétien, c’est une grâce. Sur fonds de COVID-19, l’humanité devient solidaire. Les hommes et femmes se partagent leurs joies et leurs douleurs. Ce sens de l’autre se fait jour plus intensément.
Cette Pâques, nous la vivrons avec foi et sincérité dans les lieux où nous serons avec cette grâce spéciale de redécouvrir que, ce geste fort de la communion spirituelle, donne la même grâce à celui ou celle qui s’engage comme s’il ou elle participait physiquement à l’Eucharistie célébrée. Chacun peut donc prier là où il est et être en communion profonde avec les célébrations eucharistiques des prêtres et des évêques feront partout où ils sont pour le monde entier.
Joyeuses fêtes de Pâques à tous.
P. EKLU Gérard,
Diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes

Date de publication: 2020-04-11 00:00:00 Version Imprimable