DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2020- 2021  *Thème de l'année pastorale 2019-2020 : Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.

DÉCISION-NOMINATION 2020- 2021

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THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
1 BANC = 28 000 FCFA SOIT 45 EUROS
SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : HOMELIE DU 23eme DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE A / RP YEMSO ROMEO (SVD)

La communauté comme lieu de Dialogue et non d’anathème : Se soucier du salut de nos frères/ sœurs.
« Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. » (Rm 13, 8)
Bien aimés dans le Christ Jésus,
Après l'investiture de l'apôtre Simon Pierre, chef des apôtres et représentant de la communauté ecclésiale de ces deux derniers dimanches, aujourd'hui les textes liturgiques continuent de mettre l'accent sur la communauté dans laquelle vivent les disciples ou ceux /celles qui ont décidé suivre le Christ. Comme le chante si bien le psalmiste : « Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur mais écoutez la voix du Seigneur » (Ps 94), la Parole de Dieu nous livre en grosso modo, comment vivre en parfaite harmonie dans l'Eglise de Jésus Christ ; les différentes étapes pour une correction fraternelle réussie et enfin comment Dieu se manifeste au milieu de son peuple. Mais tout semble nous montrer que ces textes parlent plus du pardon puisque Matthieu et sa communauté tiennent cela pour acquis et vont beaucoup plus loin en essayant de convaincre le frère/ la sœur qui a péché. Ils nous relatent la manière de vivre dans une communauté en tant que disciples comme la langue et les dents vivent ensemble dans la bouche. Chacun des disciples a ses propres caprices mais la communauté est au-dessus de tous/toutes.
Bien aimés dans le Christ,
En effet, L’évangéliste Matthieu amorce ici une série de discussions sur la communauté. C'est la première fois que le terme « frère » est utilisé pour désigner les membres de la communauté. Il convient de noter que ce texte suit la parabole de la brebis perdue, qui se termine par la phrase : « Ainsi, votre Père ne veut pas que même un de ces petits soit perdu ». Ce que Jésus nous dit aujourd'hui est certainement le reflet d'une coutume de la communauté de Matthieu, des traditions qui étaient déjà pratiquées dans la synagogue. Alors, le souci de la vie intérieure de la communauté (l'Église) est très pertinent et Jésus par la bouche de Matthieu ou de la communauté matthéenne nous avertit que nous ne faisons pas partie d'une communauté de parfaits, mais d'une communauté de frères/sœurs, qui reconnaissent leurs limites et ont besoin du soutien les uns des autres pour surmonter leurs échecs. Peut-être, cette communauté matthéenne avait déjà eu échos du mouvement spirituel des Esséniens, ou des communautés de Qumrân! Sinon les conflits, les malentendus peuvent survenir à tout moment, mais l'important est d'être prêt à les surmonter sans violence, sans guerre. Ce serait très intéressant de prendre cela en compte dans nos relations familiales.
Dimanche prochain, Jésus dira à Pierre qu'il doit pardonner « soixante-dix fois sept ». « Si ton frère a commis un péché contre… » (Mt 18, 15), nous ne devrions pas le comprendre avec le concept que nous avons aujourd'hui du péché. La pratique pénitentielle des premiers siècles s'est développée autour des péchés contre la communauté. L'attitude personnelle envers Dieu n'a pas été prise en compte, ni jugée, mais plutôt les dommages causés à la communauté. La réponse de la communauté ne jugerait pas la situation personnelle de celui qui a offensé, mais plutôt les dommages qu'ils ont causés à la communauté, qui doit assurer le bien de tous ses membres. En ce sens la correction fraternelle n'est pas une tâche facile, car les êtres humains ont tendance à manifester leur complexe (supériorité/infériorité). Dans notre raisonnement, on pourrait avoir deux tendances : Soit celui qui corrige peut humilier le corrigé en voulant montrer sa supériorité morale. Ici, nous devons nous souvenir des paroles de Jésus : Comment comptez-vous enlever la paille dans l'œil de votre frère, ayant une poutre dans le vôtre ? Ou soit l'offenseur peut rejeter la correction par manque d'humilité. Des deux côtés, il faut une certaine maturité humaine qui n'est pas facile à atteindre. De nos jours, nous avons une grande difficulté qu'il n'y a pas de véritable communauté. Ou bien, cela s'appliquerait beaucoup plus à la famille. Nous avons tendance à nous attendre à ce que les autres soient parfaits et dès qu'un membre de la famille venant à pécher, nous crions au ciel. La vérité est qu’aucune communauté n’est possible sans accepter et comprendre que nous sommes tous imparfaits et que tôt ou tard ces lacunes se feront jour. Il est très difficile de prévenir les autres de leurs erreurs sans les accuser, mais il est encore plus difficile d'accepter qu'ils nous (moi) corrigent. Partant du fait que tout péché est une erreur, ce qui échoue vraiment, c'est la capacité des chrétiens à convaincre l'autre de son erreur, et qu'en suivant cette voie, il s'éloigne du but qu'il entend lui-même atteindre (Ez 33, 9). Une bonne correction doit montrer très clairement que nous recherchons le bien du fautif et non notre fierté. Nous devons pouvoir lui montrer qu'il se distancie non seulement de l'épanouissement humain, mais qu'il empêche les autres de marcher vers cet objectif. Radicalement coupé des autres, aucun homme n'atteindra le moindre degré de l'humanité.
Par ailleurs, « Lié ou délié » (Mt 18, 18), nous semble une image de l'A.T largement usée par les rabbins de l'époque. Cela fait référence à la capacité d'en accepter une personne dans la communauté ou de l'exclure. Cela a également été compris par les 1ères communautés, dont les membres étaient tous juifs. Le concept du péché comme une offense à Dieu, tel que nous le comprenons aujourd'hui, n'a pas été l'objet de réflexion dans les 1ères communautés. Il ne s'agit pas d'un pouvoir conféré par Dieu pour pardonner les péchés compris comme des offenses contre Lui, mais plutôt contre notre prochain, notre communauté.
Bien aimés dans le Christ Jésus,
À la lumière de ce jour, il nous semble qu'il n'y a aucune autorité décisionnelle dans l'évangile de Matthieu. Et sans prétendre d'avoir tout compris de ces textes, nous pouvons conclure que ce sont les personnes individuelles qui doivent se conformer à l'opinion de la communauté et non l'inverse, comme nous le souligne si bien la fin: «quand deux ou trois sont réunis en mon nom, Je Suis (Le Nom du Seigneur) là, au milieu d'eux.»( Mt 18, 20) Donc, Dieu est identifié à chacune de ses créatures, mais ne se manifeste que lorsqu'il y en a au moins deux (communauté). Par conséquent la relation d'amour est le seul contexte approprié pour que Dieu soit présent au milieu de nous, de son peuple. Il s'agit de s'identifier à l'attitude de Jésus, c'est-à-dire de ne chercher que le bien de l'homme, de tous les êtres humains, également de ceux qui n'appartiennent pas à la famille. Cependant c'est après avoir épuisé tout le processus de récupération (les corrections fraternelles privée, devant quelques témoins, devant la communauté l'église) que nous pouvons considérer notre frère/ sœur comme païen/ païenne ou publicain/publicain. L'avons-nous souvent oublié ? Que pensons-nous de l'indifférence dans nos communautés ecclésiales, CCCB voire dans notre société aujourd’hui ? N'est-il pas un péché plus dangereux que COVID-19 et sa pandémie ?
Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

Date de publication: 2020-09-05 00:00:00 Version Imprimable