DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2018-2019
Nous sommes le peuple que sa main conduit. Marchons à la suite du Christ
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.

ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : HOMELIE DU 6ème DIMANCHE DE PAQUES – ANNEE B / RP DEGBEVI ANDRE

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés » (Jn 15, 9)
Bien aimés du Seigneur,
Chers lecteurs et lectrices,
Loué soit Jésus Christ,

Ce verset 9 du chapitre 15 de l’évangile de saint Jean que nous venons de lire fait échos d’un acte que Jésus a posé le soir du jeudi saint alors qu’il était à table avec ses disciples. Un geste qui traduit la charité fraternelle ou l’amour réciproque qui devrait exister entre nous qui sommes ses disciples. « Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds de ses disciples et les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture » (Jn 13, 3-4). Oui, c’est à travers ce geste du lavement des pieds des Apôtres que se manifeste le signe de l’amour infini de Dieu pour les hommes et de la charité fraternelle toujours liés à l’eucharistie. Ce geste porte aussi sur le ministère des Apôtres qui doivent se considérer et agir comme d’humbles serviteurs de tous et sur la manière de vivre de chaque chrétien de nos jours.
En effet, depuis le dimanche dernier, nous avons commencé la lecture d’un extrait du discours d’adieu de Jésus à l’endroit de ses disciples. Un discours plein d’instructions, de leçons et de conseils que nous devons garder jalousement tel un héritage que nous a laissés un vieux sage africain comme cela arrive dans nos différentes coutumes. Ainsi, après s’être présenté l’autrefois comme la vraie vigne dont son Père est le vigneron et nous, chrétiens les sarments, il nous invitait à demeurer dans son amour et lui en nous afin de produire beaucoup de fruits et des fruits qui demeurent.

En ce sixième dimanche de pâque, il poursuit son allocution en nous invitant à demeurer dans son amour, en prenant exemple sur l’amour intrinsèque qui le lie à son Père. « Comme le père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour (Jn 15, 9). La péricope évangélique de ce dimanche est une suite de celle du dimanche dernier. De ce fait, en lien avec le texte de l’autre dimanche, l’évangile de notre méditation de ce jour explicite et développe les enseignements de l’allégorie de la vigne qui sont les relations de charité que l’union au Christ instaure entre les disciples c'est-à-dire les chrétiens d’aujourd’hui, leur fondement dans l’intimité du fils avec le Père, la nouvelle condition de ceux que le Seigneur a choisi pour être ses amis, puis la force de la prière fraternelle au nom de Jésus.

Bien aimés du Seigneur,
Pour bien comprendre le passage évangélique de ce jour, je voudrais vous proposer deux pistes de méditation.

1ère piste : Fidélité au commandement du Seigneur comme source d’amour

Dans les versets 9-10 de notre péricope, Jésus fait une injonction : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimé. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père et je demeure dans son amour » (Jn 15,9-10). Le Christ utilise ici à la fois l’impératif exprimé par l’emploie du verbe d’état demeurer puis il émet une condition à laquelle tout chrétien peut être branché et collé à lui comme le sarment qui porte de bons fruits et que son Père doit nettoyer. Cette condition est traduite par l’expression si vous êtes fidèles à mes commandements.

Chers amis, fidèles du Christ, chrétiens ou croyants que nous sommes, il est plus que nécessaire pour nous de rester coller à la vigne qu’est Jésus lui-même en observant ses commandements afin que sa joie soit en nous et que nous soyons comblés. Ses commandements ne sont autres que les dix paroles de l’alliance que Moise reçût de Dieu pour le peuple élu sur le mont Sinaï lors de leur exode en marche vers la terre promise (cf Ex 20,1-18). La fidélité à la Loi ou au commandement ne nous égard jamais, plutôt elle nous éclaire et nous élève. Pour nous rendre plus facile l’application des dix commandements, Jésus les a résumés en une seule loi avec deux volets : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. C’est la loi de l’amour. Ainsi, en s’efforçant d’être fidèle dans l’amour du prochain, nous serons conduits à l’amour de Dieu. Saint Jean nous le rappel dans la deuxième lecture. « Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu » (1Jn 4, 7). S’il est vrai que par fidélité à Dieu nous aimons nos frères, alors comment ne pas fructifier si nous sommes ses amis ?

2ème piste : L’amitié comme source de fructification

Dans la seconde partie du passage de l’évangile de ce jour, c'est-à-dire à partir du verset 14 à 17, le Christ fait une innovation dans la relation qui le lie d’abord à ses disciples puis ensuite entres les disciples eux même et enfin entre ceux qui croiront en leurs paroles. En effet, le terme « serviteur fait appel à un chef ou à un supérieur. Il marque une distanciation entre les individus et cela ne permet pas une bonne collaboration ni une bonne entente. Pour éviter toute considération orgueilleuse et nous écarter de tout risque de subordination, Jésus opère un changement dans la manière d’être de ses disciples. « Je ne vous appelle plus serviteurs car le serviteur ignore ce que veut faire son maitre ; maintenant, je vous appelle mes amis car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaitre. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établit afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn 15,15-16).

Bien aimés du Seigneur,
Notre appartenance au Christ est un choix de prédilection. C’est par amour qu’il nous a choisis pour être ses frères et sœurs. Et c’est aussi par amour et au nom de cette amitié qu’il s’est livré pour nous en offrant sa vie pour nous racheter, nous qui étions autrefois des pécheurs. Oui, Jésus Christ nous a révélé la face de Dieu et nous a introduits dans l’amitié divine en rapport avec l’unité de la sainte trinité.
Mais, de nos jours, le constat est amer et c’est malheureux. Nous pouvons remarquer que l’amitié que le Christ a créée autrefois parmi les disciples de la communauté primitive a laissé place à l’inimitié. La haine a pris le dessus sur l’amour. Et les quelques amitiés que l’on peut découvrir aujourd’hui ne sont que des amitiés intéressées. La fraternité a laissé place à l’individualisme. Le constat est encore beaucoup plus amer lorsque même les couples dans leur foyer n’ont plus un même langage et une même action. Nous sommes membres d’un même groupe de prière, d’un même groupe de lecteurs, ou d’un même mouvement ; d’une même communauté religieuse ou d’un même presbytère, mais il est regrettable que l’amitié qui y règne est basée sur l’affinité ou le gain. C’est une amitié sélectionnée. Est-ce réellement ce que le Christ veut de nous en nous appelant ses amis ? L’heure est venue et elle est là, d’abandonner tout ce qui n’honore pas le nom du Seigneur et de rentrer dans son amour en aimant pour de vrai, en écartant toute hypocrisie. « Aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu » (1Jn4, 7.)

Daigne l’Esprit Saint fortifier notre foi et notre courage à aimer. Amen !

Date de publication: 2021-05-09 00:00:00 Version Imprimable