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« Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui » (Luc 20, 38).
Chers lecteurs et lectrices,
Les textes liturgiques proposés par l’Eglise à notre méditation en ce 32ème dimanche du Temps Ordinaire année C sont pleins d’espérance et orientent nos regards vers cette donnée de la foi. En effet, les sept frères, héroïquement, croient fermement que leur vie ne finit pas ici. Ils nous rappellent que : « le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle ». Des paroles assez fortes qui nous encouragent dans notre manière d’entrevoir nos fins de vie et un motif assez suffisant pour bien vivre la vie d’ici-bas pour avoir part à la vie du monde à venir car Dieu n’est le Dieu des morts mais des vivants.
A travers la réponse pleine de foi en la résurrection des morts, que Jésus vient confirmer dans l’évangile, nous sommes invités à ne jamais désespérer car tout ne finit pas ici-bas ou avec la mort.
« Les chrétiens ne peuvent pas envisager la résurrection comme une réincarnation. La résurrection prend au sérieux la mort, comme le passage à une vie tout autre et non un retour à une vie terrestre. Elle prend au sérieux la personne de chacun qui est unique. Elle prend au sérieux la mort comme un passage à une vie en Dieu, et non comme une errance de l’âme ou comme une punition débouchant sur une réincarnation dans un autre corps et un retour à la vie terrestre. Elle prend au sérieux le caractère unique de chaque personne, de son histoire, de sa liberté et de sa responsabilité. Ce que nous sommes et ce que nous serons ne paraît pas encore clairement, mais la résurrection fera de nous des vivants semblables au Christ ressuscité, sur qui la mort corporelle désormais n’a plus de prise. La vie de chaque personne unique n’est pas détruite, elle est transformée, dit une prière de la liturgie des défunts. Et Paul écrit encore : « Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. » (1 Co 13, 12).
C’est à partir de la résurrection du Christ et de ses œuvres de résurrection en faveur des pécheurs, des malades, des infirmes, etc. dans les évangiles, que nous pouvons parler le mieux de la résurrection des morts. Il déclare en effet que la résurrection, nous la vivons déjà au présent, par le fait même que Dieu, le vivant, est venu partager en tout notre condition humaine, demeurer avec nous et en nous. Il est venu partager notre humanité pour nous unir à sa divinité. Tous les gestes de libération, des guérisons des corps et des cœurs accomplis par le Christ, sont des œuvres de résurrection. Toutes nos épreuves traversées, nos pardons accueillis ou accordés, nos choix accomplis dans le sens des béatitudes et nos victoires sur le mal, nous permettent déjà de vivre de la vie éternelle, d’être des vivants victorieux de la mort comme le Christ, en lui, avec lui et par lui. Quand Marthe, la sœur de Lazare, lui déclare sa foi en la résurrection des morts à la fin des temps, Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui vit et croit en moi, même s’il meurt vivra et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ». Sa présence est signe de la résurrection à l’œuvre déjà dans le présent et non plus seulement à la fin des temps. Et si nous mourons avec lui, avec lui et comme lui nous vivrons ».
Que le Seigneur nous aide à nourrir davantage notre foi en la résurrection.
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