UN PRETRE PEUT-IL CHANGER LES PAROLES DE LA CONSECRATION A LA MESSE ?

  • 0
  • 104 views

La célébration des sacrements est encadrée par une matière et une forme précises et ne tolère pas de fantaisie. L’Église insiste sur le respect des rites pour préserver la grâce transmise, particulièrement lors de la consécration eucharistique.

Le cœur battant de la vie chrétienne. Les sacrements ont été institués par le Christ pour permettre le salut des hommes et faire de chacun des baptisés des membres de son Église. Chaque sacrement est composé de sa propre matière et de sa propre forme qui doit être appliquée sans modification. La matière du sacrement est la partie physique par laquelle la grâce est conférée ; la forme, les paroles qui accompagnent les actions, la formule qui donne au signe sensible une signification précise. Par exemple, dans le sacrement du baptême, la forme est la triple invocation « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » et la matière consiste dans le fait de verser de l’eau sur le front de celui que l’on baptise. Dans l’Eucharistie, la forme est constituée par les paroles de la consécration, la matière par le pain et le vin. Lors de la célébration eucharistique, le ministre, prêtre ou évêque, doit être particulièrement attentif aux paroles qui accompagnent la consécration du pain et du vin.

Pas de créativité dans les sacrements

Dans les cas où il a été constaté que des ministres avaient utilisé des formules différentes de celles prescrites par la liturgie, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a publié, en 2022, la note Gestis verbisque – sur la validité des sacrements, dans laquelle il met en garde contre ce qui suit : « Si la créativité trouve une large place dans d’autres domaines de l’activité pastorale de l’Église, une telle inventivité en matière de célébration des sacrements relève plutôt d’une “volonté manipulatrice » et ne saurait donc être invoquée. Modifier la forme ou la matière d’un sacrement est toujours un acte gravement illicite et mérite une punition exemplaire, précisément parce que de tels actes arbitraires sont susceptibles de causer un préjudice grave au peuple de Dieu fidèle. »

Ce qui précède s’applique aux sept sacrements : le baptême, la confirmation, la confession, l’eucharistie, l’ordination, le mariage et l’onction des malades. Mais une attention particulière doit être portée aux paroles prononcées lors de la consécration.

La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a publié, en 2004, l’instruction Redemptionis Sacramentum – sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie. Au numéro 51, qui fait référence à la prière eucharistique, la partie de la messe où le prêtre prononce les paroles de la consécration, on lit ce qui suit : « On doit utiliser seulement les Prières eucharistiques contenues dans le Missel Romain ou légitimement approuvées par le Siège Apostolique, selon les modalités et dans les limites qu’il a fixées. » « On ne peut tolérer que certains prêtres s’arrogent le droit de composer des Prières eucharistiques [129] ou qu’ils modifient le texte approuvé par l’Église, ou encore qu’ils adoptent d’autres Prières eucharistiques, dues à la composition privée. [130] »

Droit liturgique

Que se passe-t-il si un ministre modifie les paroles de la consécration ? « Il y a un droit liturgique et on ne fait pas ce qu’on veut mais la liturgie c’est aussi un langage symbolique avec une dynamique d’ensemble.

Il faut suivre le missel et dire la prière telle que l’Eglise nous la donne mais il ne faut pas non plus faire de la prière eucharistique une formule ésotérique/magique ».

La notice liturgique précise que s’il y a un abus, il doit être corrigé immédiatement. Si le prêtre ne se souvient pas des paroles, il peut se référer au Missel romain, qu’il doit conserver sur l’autel lors de la consécration du pain et du vin. « Le but de la messe n’est pas de produire des hosties consacrées mais de constituer le corps mystique du Christ », rappelant qu’en communiant au Corps du Christ, nous sommes unis pour devenir, à notre tour, membres de son Corps. Saint Augustin le rappelait bien à travers ces mots : « Devenez ce que vous recevez. » (Sermon 272)

Source : https://fr.aleteia.org/2026/01/17/un-pretre-peut-il-changer-les-paroles-de-la-consecration-a-la-messe/

ANNONCE & PROGRAMME DES OBSEQUES DU P. EMMANUEL MISSIHU
Article préc. ANNONCE & PROGRAMME DES OBSEQUES DU P. EMMANUEL MISSIHU
VISITE PASTORALE ET CONFIRMATION A LA PAROISSE NOTRE DAME DU ROSAIRE DE KPELE AGAVE
Article suiv. VISITE PASTORALE ET CONFIRMATION A LA PAROISSE NOTRE DAME DU ROSAIRE DE KPELE AGAVE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *