Bien-aimés du Seigneur,
Aujourd’hui, nous sommes au deuxième dimanche du temps ordinaire année C.
Frères et sœurs, cette période est dite ordinaire par rapport aux deux temps forts que nous avons dans l'Eglise Catholique : l'Avent pour préparer Noël et Carême pour préparer Pâques. Ils sont appelés "forts" à cause de leur caractère qui nous demande plus d'efforts, de sacrifice de soi. Quant au temps ordinaire, la lutte est moins rude. Souvent, cette dénomination nous fait passer aux relâchements dans nos pratiques religieuses. Or, à chaque instant de notre parcours terrestre, nous devons mener de durs combats contre notre chair et ses convoitises.
Dans la première lecture, Isaïe nous parle de l’insertion de la divinité qui assume notre humanité. Dieu se présente comme l’époux heureux de Jérusalem et, au-delà de Jérusalem, de tout le monde. C'est à chacun ou à chacune de se mettre à la place de Sion ou Jérusalem pour mieux déguster l'amour insondable de Dieu. Il me dit, il te dit qu'à cause de ceux qui s'attachent à lui, il ne se taira pas, il ne prendra pas de repos et ceux-là ne seront plus appelés délaissés.
Oui, cela ne peut être effectif que dans la mesure où nos efforts sont de vivre dans et de l'Esprit divin où chacun joue efficacement son rôle pour le bien commun. C'est alors que nous mettons en cause l'esprit de division, d'injustice, de corruption comme Saint Paul dans la seconde lecture pour ne rechercher rien d'autre que la justice (Dt 16,20). Dans ce cas, l'unité des chrétiens sera réelle. Malheureusement, même dans nos églises ou communautés "la raison du fort est toujours la meilleure". Tout le monde se penche vers le côté qui lui profite le mieux. Personne ne se soucie plus de l'autre. Quel dommage! Voyons ce qui est la vraie vie chrétienne dans l'Évangile du jour.
Marie, la Mère de Jésus qui n'étant même pas parmi les invités au mariage de Cana, s'est pleinement préoccupée du désastre qui allait se produire à cause du manque du vin. Pourquoi ce soucis de la part de Marie? Communément, au cours des fêtes, le manger n'est pas aussi très important que le boire. Oui, une noce comme telle ne peut pas avoir cette honte. Alors, le Maître de la situation est interpelé : "ils n'ont plus de vin". La réponse est décevante : "que me veux-tu ? Mon heure n'est pas arrivée." Remplie de l'Esprit de Dieu, elle n'est pas déroutée par cette réaction choquante de son Fils. Elle va vers les serviteurs pour préparer le terrain pour la gloire de Dieu : "faites tout ce qu'il vous dira". Elle est devenue Jean le Baptiste? En l'absence de cette jeune femme, le mariage sera au chao. C'est ainsi qu'elle intercède pour chaque personne surtout ceux qui se confient à elle auprès de Jésus. Et elle revient pour nous dire : "faites tout ce qu'il vous dira". As-tu cette conscience? Tu es béni (e). Sais-tu maintenant que Dieu, malgré tout, a besoin de toi pour secourir une personne en difficulté? Sais-tu que c'est grâce à toi que l'autre va émerger? Mes bien- aimés, la mère et son fils, les serviteurs, le maître du repas, le marié, les convives et les disciples sont tous en actions pour la joie de tous. Les fonctions sont diverses, mais c'est le seul Dieu qui agit. Soyons tous, chacun et chacune pour sa part, en œuvre pour le bonheur de l'autre pour que le monde soit vivable à tous et que Dieu soit le plus glorifié en tout lieu.