« Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent. Priez pour ceux qui vous calomnient ». Lc 6, 27-28
Bien aimés du Seigneur, loué soit Jésus-Christ !
Nous sommes aujourd’hui le 7ème dimanche du temps ordinaire année C et l’évangile de ce jour souligne une nouveauté que Jésus donne à ceux qui acceptent de l’écouter. En effet, ce qui caractérise la morale chrétienne ce n’est pas seulement d’aimer, car toutes les morales humaines demandent cela ; mais d’aimer « nos ennemis ». Il s’agit d’un amour universel qui n’exclut personne.
Jésus nous demande d’aimer ceux qui nous critiquent, ceux qui nous agacent, ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, ceux qui nous agressent par toute leur manière de penser, de s’habiller, de prier.
Pour Jésus, ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. C’est ce qu’on appelle la « règle d’or ». Un des principes élémentaires de toutes les morales. « Ce que tu n’aimes pas, ne le fais pas à ton prochain ». Jésus donne une forme positive à cette loi. Il faut faire tout le bien possible au prochain, même à l’ennemi.
Chers frères et sœurs en Christ,
Nous ne sommes pas meilleurs que les autres et pourtant, il est clair que Jésus nous demande d’être différents des autres. Quelle est cette différence ? Qu’est-ce qui devrait caractériser un chrétien ? C’est « d’aimer ceux qui ne nous aiment pas ».
C’est par là que Jésus nous révèle la nature intime du Père : Il est miséricorde, il est amour jusqu’au bout. C’est pourquoi il nous donne cette recommandation : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : une mesure bien pleine, tassés, secouée, débordante, qu’on versera dans votre tablier. Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous ». Notre Dieu ne juge personne, Dieu ne condamne personne, Dieu pardonne tous les pécheurs. Et il nous demande de l’imiter ! Car la mesure dont vous vous servez, servira pour vous. Pardonne-nous nos péchés comme nous pardonnons… Cela ne veut pas dire que Dieu accepte le mal ! Il n’y a rien de commun, et il n’y aura jamais rien de commun entre Dieu et l’injustice, la torture, la méchanceté, la lâcheté, l’égoïsme : bref le mal. Et ceux qui font de telles choses n’auront point de part « avec lui ». Mais, ce n’est pas Dieu qui juge ou condamne. C’est l’homme lui-même qui se détruise quand il refuse obstinément le pardon.
Prions : Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes dans une inlassable recherche des biens spirituels.