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LE CAREME : LA MONTEE VERS PÂQUES par Abbe Rodrigue Abotsi.

LE CAREME ; LA MONTEE VERS PÂQUES
Chers lecteurs, nous sommes entrés dans le Carême le mercredi des cendres. C’est un temps de préparation à la célébration du mystère fondateur et cœur de la foi chrétienne : la solennité de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus- Christ ou Pâques.
Votre site diocésain se propose de vous accompagner pendant ce temps afin que vous puissiez mieux, le connaître, le vivre et en recueillir les fruits. Ainsi dans cette publication, qui se voudrait hebdomadaire, nous essayerons de répondre, à certaines de vos interrogations sur le carême et vous présenterons pour une lecture progressive le message du Pape pour le Carême 2013. Nous espérons que les orientations de méditations quotidiennes de la Parole de notre évêque et, celles dominicales des prêtres, ensemble avec ces articles vous aiderons à vivre profondément ce temps.

CONNAITRE POUR VIVRE LE CAREME : Au seuil du carême
Le mot carême vient du latin « quadragesima » (dies), qui veut dire quarantième (jour). Il évoquait dès l’origine le 40e jour avant le jeudi saint. Aujourd’hui elle commence le mercredi des cendres et se termine le samedi saint, soit 40 jours. Les dimanches n’étant pas dans ce décompte. De cette définition du carême, il appert que le carême est temps de préparation à Pâques. Les premiers témoignages de la célébration de ce temps peuvent remonter jusqu’au IVe siècle.
Le peuple de Dieu est invité pendant ces quarante jours à revivre avec le Christ au désert les quarante années de la marche des hébreux vers la terre promise. Au long de ces années le peuple que guidait Moïse eut souvent faim et soif, parfois se découragea, mais il fit surtout l'expérience unique de la tendresse de Dieu envers lui : « l’Eglise s’unit chaque année par les quarante jours du Grand carême au mystère de Jésus au désert (cf. Lc 4, 1-13) ». (CEC 540). C’est donc en s’inspirant du jeûne de Jésus Christ au désert que l’Eglise invite ses fils et filles à ce temps comme le dit si bien la préface du premier dimanche de carême : « en jeûnant quarante jours au désert, il (Jésus) consacra le temps du carême ».
Nous sommes ainsi invités à imiter le Christ au désert par un effort exigeant mais libérateur qui consiste essentiellement en ce qu’on appelle la trilogie du carême à savoir jeûne, prière et aumône. Le carême se définit alors comme un temps de pénitence, c’est dire de conversion, de retournement (de cœur), et de changement de vie. Il s’agit pendant le carême de poser et de vivre un ensemble d’actes extérieurs et intérieurs, pour faire réparation de nos péchés, rentrer en intimité avec Dieu et renouer le lien de la charité avec nos frères et sœurs en humanité. Pour marquer l’entrée en cette grande période de pénitence nous recevons l’imposition des cendres.

CELEBRER LE CAREME : le mercredi des cendres


Les origines
L’entrée en carême commence avec le mercredi des cendres (dies cinerum). Les rameaux desséchés de l’an dernier (du dimanche des rameaux) sont incinérés puis les cendres recueillis. Ce sont ces cendres qui sont bénis et imposés sur nos fronts ce jour. Ce rite est hérité de la pratique des premières communautés chrétiennes en matière de pénitence, pratique elle-même héritée du judaïsme. En effet se recouvrir de cendre est une ancienne pratique pénitentielle des hébreux. Ainsi à la prédication de Jonas les ninivites se couvrirent de cendres en signe de repentance (Jn 3, 5-9). Jésus lui-même avait connaissance de cette ancienne pratique de son peuple, en témoigne cette invective : « Malheur à toi, Corozaïn! Malheur à toi, Bethsaïde! Car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et Sidon, il y a longtemps qu'elles auraient fait pénitence avec le sac et la cendre ». Les premières communautés chrétiennes pour leur part ont adopté ce rite dans un premier temps pour les pécheurs publics qui devraient exclus de la communauté. C’est peu à peu surtout au VII siècle qu’il fut associé au carême. Des lors les pécheurs après aveu privé de leurs fautes sont présentés à l’évêque qui leur impose les mains et les cendres le mercredi des cendres. Ils sont alors symboliquement renvoyés de la communauté jusqu’au Jeudi saint où ils recevront l’absolution et réintégreront la communauté. C’est dans cette démarche pénitentielle de retour que s’inscrivent aujourd’hui ce rite et le temps qu’il ouvre. Recevoir les cendres c’est donc exprimer son engagement et son adhésion à la pénitence de carême.

LE SYMBOLISME DES CENDRES.

 


La cendre comme résidu, ruine de ce qui a été brûlé donc anéanti et dévasté représente la condition de fragilité, de faiblesse et de vanité de l’homme. (cf. Gn 3, 19 ; 18, 27). Elle renvoie à notre condition de pécheur qui en appelle à la miséricorde de Dieu sans laquelle nous mourons. (cf. le Livre de Jonas)
Mais dans le milieu agricole, les cendres servent souvent d’engrais ; ainsi les cendres sont aussi signe d’espérance de résurrection elles peuvent faire refleurir nos vies moribondes.
Enfin dans certaines cultures - comme chez les Nawuda du Nord Togo - des cendres peuvent servir à assaisonner un repas, lui remonter le goût. Ainsi en recevant les cendres c’est l’accueil d’un appel à redonner du goût à nos vies chrétiennes affadit.
On le voit le mercredi des cendres trace tout le programme de carême. Nous sommes donc inviter dès ce premier jour de carême à prendre résolument la route vers Pâque.

LE CAREME, A L’ECOUTE DU PAPE
Cette année le carême à un cachet spécial avec la célébration par toute l’Eglise de l’année de la foi. Et puisque le carême est aussi un temps où se manifeste de manière singulière la charité chrétienne, le Pape voudrait nous faire découvrir le lien entre la charité et la foi et comment nous pourrions rendre vivante notre foi par la pratique de la vraie charité et comment à son tour ce dernier doit éveiller et conduire à la foi en Dieu. Ecoutons celui qui parle au nom du Seigneur( Cf. Message du Pape) !

La semaine prochaine nous parlerons de la pénitence et donnerons quelques pistes d’actes de pénitence à vivre et à célébrer individuellement ou communautairement. Bonne entrée en carême.


Abbé Rodrigue ABOTSI
abotsinono@yahoo.fr
 

Date de publication: 10-02-2013 Version Imprimable Partager

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