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27 février VENDREDI DE LA 1er SEMAINE DU CAREME. « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux ».
Les scribes et les pharisiens d’aujourd’hui ne sont pas un groupe de personnes distinct de nous ; il ne s’agit pas seulement des autres. Etre scribe ou pharisien est une attitude qui nous guette tous et dont nous devons avoir conscience : c’est d’abord un décalage entre l’être et le paraître. Cette justice accorde la priorité aux actes extérieurs de la loi au détriment des dispositions intérieures du cœur : amour, miséricorde, compassion, humilité. La justice des pharisiens prétend se conformer à la loi de Dieu, mais dans un effort humain, orgueilleux et hypocrite. Elle ne peut suffire à réformer le cœur, ni transformer le caractère. Mais la justice qui surpasse celle des pharisiens, la justice du Royaume des cieux, est celle qui ajuste l’homme à son Dieu, et qui le rend cohérent et vrai. Bien des siècles avant Jésus, le prophète Michée s’interrogeait ainsi: « Avec quoi me présenterai-je devant l’Éternel, pour m’humilier devant le Dieu Très-Haut? » Et voici la réponse : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu ».( Michée 6:6-8).
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et affermis en moi mon esprit.
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