DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2020- 2021  *Thème de l'année pastorale 2019-2020 : Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DU TOGO - 2021

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THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
1 BANC = 28 000 FCFA SOIT 45 EUROS
SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
ANNUAIRE DIOCESAIN 2020-2021

A LA DECOUVERTE DE L’ABBAYE DE L’ASSOMPTION DE DZOGBEGAN

La Vie Monastique, une route, une trajectoire à la recherche de l’unique nécessaire : DIEU.
La vie monastique est avant tout une vie chrétienne, une vie baptismale vécue dans la stabilité et le silence d’un monastère, à travers l’écoute assidue de Dieu dans sa Parole = Lectio Divina, à travers la louange de Dieu et l’intercession pour le monde dans la prière des psaumes tout au long de la journée, à travers le travail manuel et la vie communautaire.

SAINT BENOIT :
« Il y eut un homme de sainte vie appelé Benoit- Benedictus- Béni de Dieu, comme l’indique son nom ». (Cf. St Grégoire le Grand, Dialogues).
Né à Nursie, en Italie, en 480, de famille noble et chrétienne, Benoit, à l’exemple de nombreux chrétiens qui ont voulu marcher à la suite du Christ sur le chemin de l’Evangile, abandonne ses études et quitte Rome pour se retirer dans une grotte à Subiaco où il mène une vie érémitique, « seul avec le SEUL ». Il continuera avec l’expérience florissante de vie cénobitique en accueillant ceux qui désirent suivre le même idéal que lui dans la recherche et le service de Dieu. Il construit pour eux des monastères. La piété et la renommée de Benoit deviennent de plus en plus grandes et attirent de nombreux disciples autour de lui. Devant la jalousie et l’hostilité d’un prêtre, Benoit, accompagné de quelques moines, décide de quitter Subiaco pour s’installer au Mont Cassin. C’est là que, vers la fin de sa vie, il rédige pour ses moines une Règle de vie en s’inspirant essentiellement de l’Ecriture Sainte qu’il nous conseille de prendre pour norme de vie, ainsi que de la Tradition Patristique et de la Tradition Monastique. La Règle de Saint Benoit prône les vertus monastiques traditionnelles : l’obéissance, l’humilité et la charité qui sont inséparables.
« Les mains levées vers le ciel, dans son dernier souffle, murmurant encore des prières, Benoit rend son âme à Dieu » en odeur de sainteté en 547. (Cf. St Grégoire le Grand, Dialogues)

FONDATION DU MONASTERE DE L’ASSOMPTION DE DZOGBEGAN :
Des jeunes filles ont entendu l’appel de DIEU ; joyeuses, elles y ont répondu et ont découvert que le secret de leur bonheur se trouve en DIEU : la joie du don de soi.
Au cours du 20ème siècle, les Monastères d’Europe ont fait de nombreuses fondations en Afrique, en Amérique latine et en Asie, à la demande des Papes.
C’est dans cet élan que le Monastère de l’Assomption de Dzogbégan, situé sur la montagne de Danyi, a été fondé en 1963 par l’Abbaye Sainte Scholastique de Dourgne en France, en réponse à la demande de Mgr STREBLER, alors évêque de Lomé, la capitale du Togo, en visite à Dourgne dans la Communauté fondatrice. Cette demande sera réitérée par Mgr MAURY, délégué apostolique en Afrique Occidentale, et soutenue après par Mgr Robert Casimir DOSSEH, premier archevêque togolais.
Le 10 février 1963, en la fête de Sainte Scholastique, est célébrée à Dourgne la Messe d’envoi en mission des 7 premières fondatrices présidée par Mgr DUPUIS, alors Archevêque d’Albi, avec la remise de la Croix de mission. Elles avaient à leur tête Mère Anne-Huguette Le GRAND de MERCEY, la toute première Prieure de la jeune fondation, nommée par l’Abbesse de Dourgne Mère Marie-Scholastique LAGRAVE.
Le 2 février 1964 fut la bénédiction et la pose de la première pierre du Monastère et le 14 janvier 1968 est célébrée la Dédicace de l’Eglise du Monastère consacrée au Christ-Roi de l’univers. Cette Eglise ayant subi une importante restauration touchant l’Autel et les murs, une nouvelle Dédicace a eu lieu le 12 Janvier 2020 par notre évêque Monseigneur Benoit ALOWONOU, assisté de Messeigneurs Célestin-Marie GAOUA et Dominique GUIGBILE, ainsi que des Pères Abbés Théodore COCO et Romain BOTA.
1980-1981 : à l’occasion du 15ème centenaire de la naissance de Saint Benoit, le monastère connut un grand essor : c’est l’année de la floraison ; plusieurs jeunes arrivent de Lomé pour commencer l’expérience de la vie monastique.
En Février 1992, le monastère accède à l’autonomie et procède pour la première fois à l’élection de sa Prieure. Mère Colombe-Thérèse CROS, déjà nommée à la tête de la communauté depuis 1978 par son Abbesse Mère Marie-Sabeline CASTANY, fut élue le 25 Mars 1992.
L’affluence des jeunes filles venant du Nord Togo en recherche de leur vocation nous a amenées à penser une fondation dans leur milieu de vie et leur culture. Monseigneur Jacques ANYILUNDA, avec joie, nous a accueillies dans son diocèse de Dapaong, l’extrême Nord du pays. C’est ainsi qu’en 1994, nous avons entrepris la fondation du Monastère de l’Emmanuel à Sadori, à 80 km de la ville de Dapaong. Quatre Sœurs avaient été envoyées comme première équipe fondatrice ; elle sera renforcée par une deuxième équipe de trois Sœurs en 1999.
A Dzogbégan à l’heure actuelle, nous sommes 32 moniales, 3 novices et une postulante. 6 Professes solennelles de Dzogbégan sont en mission dans notre Maison fondée à Sadori. Nous sommes originaires de tous les coins du Togo. Nous accueillons aussi des vocations venant des pays limitrophes du Togo : Une Sœur vient du Ghana et 4 autres du Bénin. Notre Monastère se trouve ainsi très enrichi de diverses connotations ethniques et culturelles.
Après Mère Colombe-Thérèse, trois Prieures africaines ont successivement conduit la communauté depuis 1997 à 2017.
Le 22 Mai 2017, le Chapitre Conventuel de notre Monastère, promu en Abbaye par Décret du Saint Siège, procédait à l’élection d’une Abbesse. Le choix tomba sur sœur Bénédicte ASSIMA qui accepta ce service dans la foi et l’abandon, comptant sur l’aide de Dieu. Elle reçut la bénédiction abbatiale des mains de notre Evêque Mgr Benoit ALOWONOU le 15 Août 2017, fête patronale de notre Abbaye. Elle est donc notre actuelle Mère Abbesse, sous la houlette de qui nous poursuivons notre marche toutes ensemble vers le Royaume.

NOS ACTIVITES :
« L’oisiveté est l’ennemie de l’âme. C’est pourquoi à certaines heures, les frères, (les Sœurs) doivent s’occuper au travail des mains et à certaines heures à la Lectio Divina… Quand ils doivent rentrer les récoltes eux-mêmes, ils ne seront pas tristes. En effet, quand ils vivent du travail de leurs mains, comme nos pères et les apôtres, alors ils sont vraiment moines.» (R.B. 48)
Notre première activité, comme nous le rappelle notre Père Saint Benoit, est « l’Opus Dei », « l’Œuvre de Dieu », c’est la Liturgie des Heures. « Rien ne doit être préféré à l’Œuvre de Dieu. » (R.B 43,3). La prière des Psaumes ou l’Office Divin scande la journée monastique. « Sept fois par jour, j’ai dit ta louange ». (Cf. R.B.16,1). La Messe conventuelle en est le point culminant.
En dehors de la prière communautaire, un temps de prière silencieuse est réservé pour favoriser la rencontre personnelle avec le Seigneur, ainsi qu’un autre temps pour la Lectio Divina.
En fonction de cette œuvre principale qu’est l’Office Divin, sont organisés nos emplois. La communauté travaille courageusement pour subvenir à ses besoins et aussi pour venir en aide, selon nos possibilités, à la population environnante et à ceux qui sont dans le besoin et qui frappent à la porte du monastère.
Ainsi, comme activités lucratives, nous fabriquons de la farine et des biscuits nutritionnels, du pain, des gâteaux et des brioches sur commande, du yaourt, de la confiture, du sirop, du jus de fruits, des liqueurs médicinales, des savons et de l’élixir d’aloès, de la pommade d’ail, du curcuma. Nous avons un modeste rucher pour la production du miel. Nous disposons d’un jardin potager et d’un verger. Nous assurons aussi tous les autres travaux de la maison (cuisine, lessive, couture, ménage, etc…).
Pour pallier à la crise commerciale, après avoir repensé et réétudié nos activités lucratives, nous nous investissons davantage dans l’élevage et l’agriculture :
- multiplication de notre champ de caféier, plantation des avocatiers sélectionnés et des palmiers à huile.
- une petite bergerie d’une quinzaine de brebis.
-l’élevage des porcs et des cailles vient de débuter cette année.
Dans toutes ces activités, nous embauchons quelques personnes qui nous aident moyennant une rémunération. C’est un revenu non négligeable pour elles.

L’HOSPITALITE :
Nous pratiquons aussi l’hospitalité recommandée par notre Père Saint Benoit, en accueillant tous ceux qui se présentent au Monastère : laïcs, prêtres, consacrées, groupes de personnes en recherche d’un cadre silencieux pour des retraites, des sessions, des réunions, pour un séjour de repos, de convalescence, de recueillement, de ressourcement spirituel, ou simplement des personnes en quête d’une oreille attentive pour les écouter etc…
« Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ. En effet, Lui-même dira : J’étais un hôte, et vous m’avez accueilli. On reçoit les pauvres et les étrangers avec le plus grand soin et la plus grande attention. En effet, c’est surtout à travers eux qu’on reçoit le Christ ». (R.B. ch 53)

LE PARADOXE DU RAYONNEMENT MONASTIQUE :
Le patrimoine monastique a parcouru de longs siècles d’histoire jusqu’à nos jours. Sa transmission se fait surtout par le témoignage de vie, même cachée. C’est l’enfouissement du grain dans la terre qui ne porte pas de fruits sans mourir d’abord. Ce grand paradoxe a toujours été à la base du rayonnement des moines des premiers siècles de l’Eglise : plus ils s’enfoncent dans le désert à la recherche de Dieu dans la solitude, plus les hommes les découvrent et vont chercher auprès d’eux le pain de la Parole. C’est une attraction mystérieuse opérée par Dieu.
La vie monastique ne se comprend qu’en la vivant. Elle n’est pas de l’ordre de l’utilité ou de la rentabilité, mais elle est de l’ordre de la gratuité de l’amour. Notre vie retirée au désert n’est pas une fuite du monde mais une réponse à un appel particulier de Dieu qui nous rend plus proches de tous les hommes nos frères dans leur joie comme dans leurs souffrances. « Le moine, bien que séparé de tous, est uni à tous », disait Evagre le Pontique.
Notre Père Saint Benoit nous donne comme feuille de route une priorité à ne jamais perdre de vue : « NE RIEN PREFERER A L’AMOUR DU CHRIST. » (R.B. 4,21 ; 72,11). Nous essayons, par la grâce de Dieu, malgré nos chutes répétées, de nous y tenir, pour sa gloire, notre propre sanctification et le salut du monde.

Danyi Dzogbegan, 22 décembre 2020.

Sr Bénédicte ASSIMA
Mère Abbesse

Dernière mise à jour: 2020-12-22 00:00:00 Version Imprimable
NOTRE ÉVÊQUE
Mgr ALOWONOU Benoît
Evêque de Kpalimé

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MEDITATION DE LA SEMAINE

MEDITATION DE LA 4ème SEMAINE DU TEMPS DE CAREME – ANNEE B / MGR BENOIT ALOWONOU
Être conduits par l’Esprit Saint nous permet de distinguer le bien du ma

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MESSAGE DE LA CONGRÉGATION POUR L'ÉVANGÉLISATION DES PEUPLES AU CLERGE ET AUX FIDELES DE L’EGLISE DE DIEU QUI EST A KPALIME (TOGO)

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