HOMELIE DE MGR BENOIT ALOWONOU EN LA SOLENNITE DU CHRIST-ROI DE L’UNIVERS A LA CATHEDRALE SAINT ESPRIT DE KPALIME

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Frères et Sœurs en Christ,

Nous sommes arrivés au dernier dimanche de l’année liturgique. L’Eglise notre Mère célèbre ce Dimanche la solennité du Christ-Roi de l’Univers.

Chez nous au Togo, le Seigneur a voulu que les chrétiens de notre pays et d’autres pays alentours, marquent cette fête d’une façon solennelle, pour montrer que le Christ et vraiment le Roi de l’Univers, le Tout-puissant, celui qui est digne d’être chanté et glorifié sur les routes de nos villes, les sentiers de nos villages et les pistes de nos campagnes.

En effet ce dimanche, jour du Seigneur, le peuple de Dieu qui est chez nous, montre sa foi en la royauté du Christ par la grande procession du Très Saint Sacrement. Nous allons honorer le Seigneur, lui qui est réellement présent dans l’Eucharistie cet après-midi. Nous marcherons avec Lui et pour Lui et Lui marchera avec nous.

– Dans le Saint sacrement de l’Eucharistie, amour du Seigneur et communion à sa vie, c’est Dieu même qui vient à notre rencontre.

– Dans l’eucharistie, c’est Dieu même qui marche avec nous.

  • Dans l’Eucharistie, c’est Dieu le Roi des rois qui nous invite à venir à lui, à marcher avec lui, à témoigner de sa royauté et de sa présence cachée. Oui en Jésus-Christ, Dieu, le Roi des rois,  nous dit Saint Paul dans sa lettre aux Philippiens « ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu son Père. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » La croix est le trône de sa Royauté et de  sa victoire.

– Oui riche qu’il est, il s’est appauvri pour nous rendre riche.

– Libre qu’il est, il s’est fait esclave pour nous rendre libre

  • Auteur de la vie, il a connu la mort pour nous donner la vie qui ne connaît ni mort, ni blessure.
  • Il est descendu aux enfers pour nous ramener dans son Royaume de princes et de rois. C’est pourquoi cet après-midi, nous qui croyons que le Christ est: l’Alpha et l’Omega, Celui qui est, Celui qui était, Celui qui vient, nous allons lui rendre grâce pour son amour, l’exalter pour sa royauté, et dire avec foi et espérance que : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. Il est Notre Roi.

Frères et Sœurs en Christ,

En ce dimanche du Christ-Roi, Il est juste et bon que, nous nous posons une question ?

Pourquoi nous célébrons si solennellement le Christ comme le Roi, notre Roi alors que lui-même ne s’est jamais affiché comme un roi. Il a même dit que sa royauté n’était pas dans ce monde.

Avant de chercher une réponse à cette question nous devons préciser, que si Jésus n’a jamais dit qu’il n’est pas roi,  il a dit et affirmé que sa royauté n’était pas de ce monde.

Comment comprendre cela?

D’abord, nous devons comprendre que toute la mission de Jésus sur la terre, depuis sa naissance dans une pauvre mangeoire à Bethlehem, jusqu’à sa résurrection en passant par sa mort sur la Croix, est une œuvre rédemptrice pour conduire les hommes, de ce monde, vers un Royaume qui n’est pas dans ce monde.

En effet, lorsque Pilate l’interrogea sur sa royauté, et ce qu’il a fait pour que les grands prêtres le livra pour qu’il soit condamné, Jésus déclara: « Ma royauté n’est pas de ce monde; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »

Le royaume de Jésus, c’est à dire le royaume que Jésus a préparé pour nous et qui nous attend, est un royaume, pas comme les autres, car Jésus est un Roi, pas comme les autres. C’est un royaume d’amour, de justice, de pardon, de vérité.  Un royaume ouvert à tous, mais qui commence en nous, dans nos cœurs.

Pour cela,  il y a trois conditions pour avoir accès à ce royaume qui est un tout autre et ces trois conditions, qui sont un combat de foi, à  la suite du Christ, nous les trouvons dans l’évangile de ce dimanche, tiré de la bonne nouvelle de Jésus Christ selon Saint Luc, 23, 35-43.

Première Condition: Être témoin de la vérité qui est le Christ et être prêt à dire la vérité à son frère, à sa sœur ou à son ami qui prend le mauvais chemin. Comment faire cela?

Avoir le courage chrétien de dire la vérité à celui qui se perd et se trompe. Transcender le sang de l’ethnie, dépasser la relation d’amitié pour dire la vérité à son frère à son ami. C’est ce courage chrétien que nous trouvons dans le comportement du bon Larron. Il ne veut pas être complice du mal de son frère voleur et larron comme lui. Il lui dit : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons.»

En effet, Chers frères et Sœurs, le Royaume de Dieu est un royaume de vérité et de justice et non de cousinages et d’ethnie. Malheureusement aujourd’hui, peut-être, pour des intérêts personnels, de familles de religion ou de groupes, on préfère garder le silence sur les fautes commises par un ami, un cousin, ou un frère de village. Une telle complicité ne peut pas aider ni le frère ni nous-même, à gagner l’héritage du royaume de Dieu.

Deuxième condition : être du côté de la justice et défendre l’innocent accusé. Le bon larron a rétabli la vérité et a choisi défendu l’innocence de Jésus devant les moqueries de la foule, les insultes des chefs qui tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! ».

Ces moqueries n’ont pas ébranlé la foi du bon larron. Il ne s’est pas fait complice  ni des soldats, ni de la foule. Il préparait plutôt en silence sa confession et sa demande à Jésus et ce serait la troisième condition, que faire pour gagner le Royaume de Dieu.

Troisième condition: Reconnaitre ses torts et ses fautes, demander pardon et désirer le royaume des cieux. Et dire sans cesse au Seigneur: « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »

C’est la dernière parole de sa vie « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » En disant « souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume », le bon pécheur a affirmé que Jésus est Roi et que les portes de son Royaume s’ouvrent à sa voix et  ceux qu’il invite.

A cette demande, il reçoit de Jésus la plus belle réponse et la plus belle invitation « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Frères et Sœurs en Christ,

Un cantique du recueil des chants de carême dit:  » nul n’est trop loin pour gagner le Royaume de Dieu, car rien n’est perdu ni fini pour Dieu. Il n’y a point de blessure que sa main ne guérisse ».

Nous sommes tous appelés à hériter un jour du Royaume de Dieu. C’est pourquoi Jésus nous a appris à prier comme des enfants du Royaume, à demander chaque jour au Seigneur  » que ton règne arrive ».

Dans cette perspective, soyons des imitateurs du bon Larron de l’évangile. Il a reconnu son péché. Il a prié pour son frère pécheur et a cru en la miséricorde de Dieu. Aujourd’hui, il règne pour toujours avec le Christ dans le royaume de Dieu.

Qu’il en soit ainsi pour nous aussi.

Amen.

LÉON XIV : LETTRE APOSTOLIQUE -IN UNITATE FIDEI- À L’OCCASION DU 1700e ANNIVERSAIRE DU CONCILE DE NICÉE
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