HOMELIE DE MONSEIGNEUR BENOIT ALOWONOU EN LA SOLENNITE DE LA PENTECOTE, FETE PATRONALE DE LA CATHEDRALE DU DIOCESE DE KPALIME

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Fête de la Pentecôte, notre fête : une porte qui se ferme, une autre qui s’ouvre.

« Quand arriva le jour de la Pentecôte, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues, qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. »

Une porte qui se ferme, une autre qui s’ouvre.

Frères et Sœurs en Christ,

Je voudrais nous inviter, vous inviter à célébrer la fête de la Pentecôte, fête de notre église cathédrale et de notre Diocèse, avec le regard tourné sur une porte qui se ferme et une autre qui s’ouvre.

Mais pour mieux voir ces deux portes, tournons-nous vers l’Esprit Saint. Oui, puisque l’Esprit nous fait vivre, ouvrons nos cœurs au souffle de Dieu et marchons sous la conduite de l’Esprit.

Rappelons-nous ce qui s’est passé ce jour à Jérusalem. La parole de Dieu nous dit que, 50 jours après la résurrection du Seigneur, fidèles à la recommandation de Jésus qui leur a dit de ne pas quitter la ville de Jérusalem, ils étaient tous réunis, dans la grande salle, porte fermée (la porte de la peur), car ils avaient effectivement peur de ceux qui ont crucifié le Maître. Soudain, un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Ce fut la Pentecôte. Une porte se ferme, une autre s’ouvre.

Demandons-nous encore une fois, quelle est cette porte qui se ferme et quelle est celle qui s’ouvre ?

La solennité de la Pentecôte ferme la porte du temps pascal, le temps au cours duquel nous avons célébré et chanté la résurrection du Christ, prémices de notre résurrection et source de notre joie. Le temps que nous pouvons appeler le temps de la mission de la vie publique de Jésus sur la terre, depuis son baptême par Jean au Jourdain jusqu’à son Ascension où il est apparu pour la dernière fois à ses apôtres qui avaient les yeux fixés au ciel.

La Pentecôte est comme la porte qui se ferme sur 50 jours de fête, et aussi sur les apparitions ou la présence du Ressuscité sur la terre. Elle est la porte d’une nouvelle forme de présence de Jésus dans le monde. Elle est la porte qui s’ouvre sur un autre temps, le temps de la vie chrétienne, le temps où nous sommes appelés à vivre en ressuscités, c’est à dire ceux et celles qui vivent et qui témoignent de la vie divine reçue du Christ ressuscité.

Pour les disciples, témoins de la Passion et de la Résurrection, la Pentecôte a mis fin au temps où ils avaient peur, et a ouvert le temps du témoignage, le temps de la mission de l’Eglise : témoignage de la force de l’évangile et de son message, l’audace du témoignage des messagers de la joie pascale, remplis de la force d’en haut, selon la promesse du Christ.

En vérité, rien qu’en considérant la peur des apôtres qui s’étaient enfermés après la mort du Christ et même après sa résurrection, tout aurait dû s’écrouler, si le Saint Esprit, le paraclet, le défenseur, n’était pas venu du ciel pour fermer la porte de la peur et de la mort et ouvrir celle de la mission, du témoignage et de la vie.

Oui, les apôtres n’avaient pas reçu un esprit de peur, mais un Esprit de force, la force de Dieu. Un esprit d’enfant qui ose appeler Dieu « Père ».

Jésus savait que sa résurrection des morts, sa grande victoire qui est le fondement de la foi des apôtres, ne suffisait pas pour faire des disciples, les témoins courageux dans le monde. Il fallait le Saint Esprit, le souffle qui renouvelle le ciel et la terre. Il leur disait : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint, alors vous serez mes témoins à Jérusalem et jusqu’au bout du monde » (Actes 1,8)

Une porte qui se ferme, une autre qui s’ouvre. 

La Pentecôte, le don de l’Esprit Saint dans l’Eglise et dans nos cœurs, fait de Jésus, un absent toujours présent, un invisible toujours visible, visible toujours en tout lieu et en tout temps.

Frères et Sœurs,

Pour nous aussi, qui sommes rassemblés ici, comme pour ceux qui sont en communion avec nous, en ce jour de la fête de notre cathédrale et de notre diocèse, à travers les médias, le message de la Pentecôte nous invite à entrer par la porte de la vie, la vie de ceux qui sont ressuscités avec le Christ et qui sont appelés à se laisser conduire par l’Esprit Saint, source de toute sanctification, dans le Christ.

Cette porte c’est la porte de l’amour du cœur de Dieu, le cœur qui nous invite à venir à lui, la porte de l’amour d’où jaillissent le sang et l’eau, source des sacrements de l’Eglise, spécialement le Baptême et l’Eucharistie.

C’est aussi la porte de la responsabilité des Apôtres, des disciples. Le Maître, dans la force de l’Esprit, est présent et agissant dans son Eglise et par son Eglise.

Oui son Église, une sainte, catholique et Apostolique que nous confessons dans notre Credo, avec joie, fierté, simplicité chrétienne tous les dimanches et solennités :

« Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir »

Frères et Sœurs, 

A la Pentecôte, avec les disciples du Christ, comme avec toute l’Eglise aujourd’hui, la Vierge Marie prie l’Esprit Saint pour nous et avec nous. Elle est l’Épouse fidèle de l’Esprit Saint, la Mère admirable de Jésus.

Dans cette année pastorale où Jésus redit à chacun de nous « voici ta mère », accueillons notre Mère, la Mère de la Confiance et du lendemain meilleur. Qu’elle nous accompagne à la suite du Ressuscité, pour être ouverts au souffle de l’Esprit Saint. Écoutons encore le Christ dire à chacun de nous : « Voici ta mère. » Comme saint Jean, prenons Marie chez nous, dans nos familles. Ouvrons largement la porte de notre vie à Marie, épouse de l’Esprit, notre Dame de la paix. Et le Togo, notre   cher pays, terre consacrée au cœur de Jésus et de Marie depuis son Indépendance, sera rempli de l’Esprit Saint. Tous les fils et filles du Togo reconnaîtrons véritablement qu’ils sont frères et sœurs, capables d’Amour au lieu de la haine, d’union au lieu de la division, de la vérité au lieu de la duplicité, de la lumière au lieu des ténèbres du mensonge et de l’orgueil.

Amen.

SOLENNITE DE LA PENTECOTE : LA CATHEDRALE SAINT-ESPRIT DE KPALIME A CELEBRE SA FETE PATRONALE
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