HOMELIE DU 29ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE A / RP VENCESLAS SETO

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Bien-aimés de Dieu, en ce 29ème dimanche du Temps Ordinaire, Année A, nous méditons dans l’Evangile que nous propose l’Eglise notre Mère, la discussion de Jésus avec les disciples des pharisiens sur l’impôt à payer à César. Ce sujet épineux et crucial rongeait déjà les juifs fatigués de verser des sommes à l’empereur. Plus qu’un poids, payer l’impôt était devenu pour eux, un lourd fardeau à porter. Ils cherchaient en sourdine à s’en débarrasser en vain.
Demander l’avis de Jésus à propos, servirait à le prendre au piège, en ce sens où, s’il refusait la paye de l’impôt à César, il devenait ennemi de l’empereur et commanditaire de soulèvement du peuple, ou s’il épaulait la paye de l’impôt, il faillirait à sa mission de messie : libérateur du joug comme attendu par les juifs. Les pharisiens en conseil ont donc trouvé le juste dilemme, en vue de prendre en étau Jésus.
Frères et sœurs, de ces pièges, nous en comptons aujourd’hui encore par milliers. Dans nos services, nos familles, nos communautés…, que de fois de groupuscules ne se sont-ils pas formés pour tendre des appâts à d’innocents ? Cela pour des intérêt égoïstes et futiles ou pour de vaines gloires.
En réalité, de nos conseils, réunions, assemblées, sessions… doivent découler de bonnes décisions, résolutions, recommandations… qui servent au développement intégral de l’homme et de tout l’homme. Avis donc aux acteurs des multiples sommets, assemblées, conseils… en vogue dans notre monde, sur les questions soit sécuritaires, soit climatiques, soit alimentaires, soit économiques, soit sanitaires, soit ecclésiaux… L’objectif, la finalité et l’application de ces rassemblements ne doivent pas être mus par des idéologies contraires à la protection de la vie et aux principes d’égalité, de subsidiarité, du bien commun et du respect des droits fondamentaux de la personne humaine.
Frères et sœurs, devant les pièges de ce monde, nous devons restés prudents et lucides. Nous devons nous y dérober avec beaucoup de délicatesse, sans opter pour la violence. La réaction et la réponse de Jésus qui contourne le piège de ces disciples des pharisiens nous interpelle donc. Par la parole, Jésus déjoue l’appât de ces interlocuteurs. Sa méthode nous exhorte à pratiquer en tout et partout le dialogue.
Cette phrase célèbre : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » que Jésus formule à l’endroit de ces interlocuteurs pour résoudre le piège qui lui est tendu est pleine de sens et nous interpelle aujourd’hui encore. Cette réponse fait la lumière sur le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.
Le pouvoir temporel a pour vocation d’œuvrer pour le bon vivre dans la société. En ce sens, il est nécessaire de lui être soumis pour un bien meilleur. Rendre à césar ce qui lui est dû, c’est accomplir ses devoirs civiques.
Le pouvoir spirituel quant à lui a vocation de gagner des âmes pour le Royaume éternel. Saint Hilaire pour paraphraser Jésus ne disait-il pas : « la monnaie de César est faite d’or, son image est gravée dessus ; la monnaie de Dieu, c’est l’homme, sur lequel est gravée l’image de Dieu ; donnez donc vos richesses à César et garder pour Dieu la conscience de votre innocence. »
Les sujets du pouvoir temporel lui doivent respect et obéissance certes, mais ses détenteurs doivent œuvrer pour une cohésion sociale et une vie de concorde et de paix. C’est pour eux une vocation. La première lecture que nous méditons en ce dimanche nous y éclaire. En effet dans cette lecture, le roi Cyrus est appelé par Dieu : Messie. La signification des mots roi et messie requiert notre attention.
Roi : un homme désigné et sacré pour gouverner sur un peuple donné.
Messie : un homme appelé par Dieu ayant reçu l’onction de Dieu pour une mission particulière.
Ces deux noms mis en relation comme dans la phrase « ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus qu’il a pris par sa main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois… » montre que le roi Cyrius (incarnant le pouvoir temporel) est un instrument dont le Seigneur se sert pour réaliser son plan d’amour. L’exercice du pourvoir temporel doit refléter la miséricorde, la tendresse et la bonté de Dieu.
Nous tous, homme, femme, petit grand… en jouissant d’une fonction publique ou parapublique, nous sommes des appelés et envoyés de Dieu. Cette fonction a sa source en Dieu.
S’agissant du pouvoir spirituel, ceux sont les hommes qui poursuivent la mission rédemptrice accomplie par le Christ sur la croix. C’est nous qui œuvrons aujourd’hui pour rendre à Dieu. En ce dimanche apothéose du mois de la prière et de collecte pour les missions, nous sommes tous invités à mettre la main dans la patte avec des cœurs brulants et pieds en marche afin que la bonne nouvelle gagne les cœurs. Ce faisant nous gagnerons des âmes pour Dieu.
Dieu nous bénisse et nous garde dans son amour, Amen !

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