DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2021-2022
Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
1 BANC = 28 000 FCFA SOIT 45 EUROS
SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.

ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : MEDITATION DU 29ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE / RP AMEWU OSCAR

MEDITATION DU 29ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE / RP AMEWU OSCAR
Chers lecteurs et lectrices,
« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce proverbe qu’on pourrait placer en épigraphe ou au frontispice d’un livre pour susciter la curiosité des lecteurs, a traversé des siècles. Mais avant d’être un dicton populaire, il fut une réplique de Jésus en réponse aux pharisiens et aux partisans d’Hérode (deux catégories de personnes aux opinions radicalement opposées qui s’associent à cette occasion pour faire le mal à Jésus en le prenant au piège) à cette question épineuse : « est-il permis oui ou non de payer l’impôt à l’empereur ? » si Jésus répond « oui », il perd toute popularité auprès du peuple qui attend un messie vindicatif chassant l’envahisseur. S’il répond « non », il est dénoncé par les hérodiens comme un dangereux agitateur contre Rome. Ce dilemme conçu avec soin et d’une espièglerie notoire des détracteurs de Jésus, l’Eglise d’aujourd’hui comme de tout temps, se trouve confrontée à ce problème : son rôle ne peut pas être « politique » directement mais elle ne peut pas, non plus être neutre. Et de toute façon, qu’elle dise oui ou non, quelle parle ou qu’elle se taise, elle se trouvera embarquée dans un camp ou l’autre.
Ce que Jésus répond à ceux qui cherchent à le prendre en défaut afin de l’accuser devant le représentant romain, c’est qu’il faut respecter l’autorité civile mais, souligne-t-il, l’empereur n’est pas tout puissant. Sur la pièce d’argent qu’on lui présentait, il y avait l’image de l’empereur Tibère, qui gouvernait l’immense empire romain à partir de son île de Capri, et sur cette monnaie, on qualifiait l’empereur de « divin ». Le Christ conteste cette affirmation et dit que l’empereur n’est pas divin, il n’est pas Dieu. Saint Pierre rappellera aux chrétiens que dans plusieurs circonstances «il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». (Actes 5, 29)
Bien aimés du Seigneur,
L’évangile est toujours actuel et nous suit jour et nuit dans nos quotidiens. Le drame de la pandémie au coronavirus que le monde traverse aujourd’hui avec tout son cortège de décrets de restriction qui au-delà de nous faire du bien, va jusqu’à nous ravir notre liberté d’adoration à Dieu le tout puissant qui pourrait nous délivrer de ce mal pernicieux. Et cela nous fait penser à Jésus. Qu’est-ce qu’il répondrait si on lui posait la question autrement : « faut-il ouvrir oui ou non les églises ou toujours attendre indéfiniment le gouvernement qui tarde à le faire ? » chacun de nous pourra facilement imaginer la réponse de Jésus. Et elle ne sera pas autre que ce qu’il nous donne aujourd’hui : « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».
Le Christ répète donc que César est César, mais il n’est pas Dieu. Le pouvoir politique, quel qu’il soit, n’a pas le droit d’envahir les consciences et de s’emparer de tout l’être humain. C’est pourquoi la phrase la plus importante du texte reste celle où Jésus dit : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu ». Nous ne donnerons à l’empereur et à l’empire d’aujourd’hui ni notre foi et ni notre comportement moral, ni nos espérances, ni nos rêves. Nous conserverons notre liberté intérieure et notre sens critique. Les gouvernements ne peuvent jamais nous obliger à agir contre notre conscience. Mais il faut le reconnaitre que dans un monde où diverses opinions se mêlent et s’entremêlent, il faut beaucoup de discernement pour faire la part des choses et savoir « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Bonne semaine et fructueuse méditation !

Date de publication: 2020-10-17 00:00:00 Version Imprimable