HOMELIE DU 2ème DIMANCHE DE L’AVENT ANNEE B / RP AUGUSTIN EDOU

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« Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mc 1,3)

Bien aimé du Seigneur, dimanche passé, les textes liturgiques nous invitaient, à être éveillé dans l’attente du retour du Seigneur. Cela demande un travail de préparation. Comme nous le savons, lorsque nous recevrons un invité, nous nous préparons pour l’accueillir (surtout lorsqu’il s’agit d’une haute personnalité).

Les textes de ce deuxième dimanche nous invitent à la manière dont nous devrons travailler pour cette préparation. En effet, le travail de la venue du Seigneur ne nous demande pas de ranger la nuit de nos vies d’un côté avec l’intention d’y réhabiliter ; mais d’illuminer  nos vies de la lumière qui brille déjà devant celui qui vient. Changer nos mauvaises habitudes. C’est cela notre travail : c’est cela préparer la maison qui va accueillir, et aussi le chemin par lequel l’invité vient.

Ceci me rappel une expérience vécue : Une fois, nous étions en mission hors du pays. Dans la ville qui nous accueil, j’avais un ami de longue date avec qui on a fait les études.  On s’est dit qu’on devrait passer une journée ensemble pour s’échanger sur nos vies. On se connaissait bien-sûr, sur nos qualités et comportements. En effet, mon ami était toujours un peu désordonné dans sa chambre. Lorsqu’on était à l’université, en cherchant des fois la cuillère et le couteux, on les retrouve sur le lit ou dans la douche. Cependant à ma grande surprise, dès que je suis arrivé chez lui j’ai vu et touché du doigt à une propriété sans pareille. Je me suis dit qu’il a vraiment changé vue qu’il est devenu fonctionnaire aujourd’hui. Gloire à Dieu ! Tout est bien arrangé, emballé et couvert de tapis blanc. Vraiment j’ai apprécié son accueil dans la propreté. Après notre séjour, nous étions revenus dans notre pays. Puis quelques mois après, la même mission, à l’improviste m’a amenée dans la même ville. Je n’avais pas pu informer mon ami. Mais comme je lui ai amené quelques présents, je l’ai appelé lorsque j’étais en route vers lui.  En ce moment, il était au bureau. Arrivé chez lui, j’ai constaté qu’il venait de rentrer juste avant moi. J’ai surpris mon ami en activité et très agité : il arrangeait la chambre. On dirait que cette dernière n’est plus balayée depuis que j’étais partis. Le matelas ici, les oreillers ailleurs, les couteux et ustensiles de cousine dans les fauteuils…. Un désordre insupportable. Finalement j’ai compris qu’il n’avait pas changé mais il avait juste arrangé les choses pour m’accueillir…

Chers frères et sœurs, telle est souvent notre vie devant Dieu, devant l’église et devant nos frères et sœurs. Souvent pour certains, c’est juste pendant les temps forts de l’église qu’ils vont à la messe ou ils se confessent ou donne le denier de culte et ça s’arrête là. D’autres c’est seulement le mois du rosaire qu’ils savent réciter leur chapelet ou prier la Vierge Marie. Notre vie n’est pas souvent constante dans le bien…Ceci engendre des désordres et habitudes spirituels dans nos vies. Souvent nous arrangeons nos vieilles habitudes, les cachés pour un moment, les reprendre après pour d’autres occasions.  En cela notre foi ne sera pas solide. Notre conviction ne sera pas fondée, notre espérance serait vaine et notre vie spirituelle sera paralysée.

C’est pourquoi, la lette aux Romains nous exhorte en ce temps de l’Avent à couper avec notre passée obscure : « …la nuit est bientôt finie, le jour va se lever. Alors rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous des armes pour le combat de la lumière » (Rm 13,12).

Chers amis, ce travail de renoncement demande un combat fort. Et beaucoup sommes-nous, qui cherchons à se renoncer mais nous peinons encore sur le poids de nos péchés car la faiblesse nous fait fléchir. Notre état de péché nous a introduits dans une pauvreté que j’appelle impuissance spirituelle. Nous avons besoin d’un secours, d’une consolation : « Consolez, consolez mon peuple dira notre Dieu » (Is 40,1).  Voilà pourquoi l’église selon le mandat apostolique reçue du Christ, ne peut pas rester comme un spectateur ou commentateur stéril de la misère humaine. Elle est appelée à agir en accompagnant l’être humain à s’élever, à se conformer à la volonté du créateur. C’est cela, l’exhortation de l’Apôtre Pierre : « … car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. C’est pourquoi, bien aimés en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tâche ni défaut, dans la paix » (2P 3, 13-14).

Chers frères et sœurs, comme le passage du Jourdain marque l’entrée des Israélites dans la terre promise, le baptême de conversion de Jean-Baptiste exprime un autre passage : celui de consolations passagères des prophètes à la consolation éternelle de Dieu ; ainsi, que notre conversion sincère nous donne accès d’entrée à la Jérusalem céleste que nous espérons en veillant dans la foi.

Que notre prière et celle de l’église aide chacun et chacune d’entre nous afin que ce temps nous permettre de laisser tomber le mal qui sombre et pèse sur notre vie. Que la Vierge Marie notre Dame d’un lendemain meilleur intercède pour chacun d’entre nous. Amen !

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