HOMELIE DU 3e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNEE B / RP JEAN PAUL AWAZI

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Frères et sœurs en Christ, les textes liturgiques de ce troisième dimanche du temps ordinaire année B peuvent être résumés en ces termes : la bonté de Dieu rejoint tout le monde par le oui d’une ou deux personnes.

En effet, dans la première lecture que nous méditons, la ville de Ninive dont il est question, avait une mauvaise réputation. Ses habitants menaient une vie de dépravation et de débauche. Mais ils se sont convertis suite à la prédication de Jonas. L’Auteur sacré voulait faire découvrir aux siens leurs responsabilités par rapport aux autres, en leur faisant prendre conscience que l’appartenance au peuple élu ne garantit pas automatiquement le salut. Ce salut est acquis par une adhésion personnelle et sincère à la parole de Dieu. Il voulait (l’auteur sacré) par-là leur faire savoir que l’élection est loin d’être un privilège mais plutôt une mission.

Frères et sœurs, nous connaissons tous l’histoire de Jonas. Après avoir tenté en vain de fuir à l’appel Divin, il a fini par se décider d’y répondre. A chaque fois que nous nous dérobons d’une mission, elle nous porte préjudice. Jonas fuyait la mission, non pas parce qu’elle était trop lourde pour lui mais parce que les habitants de Ninive sont un peuple à la nuque raide, et aucune parole des prophètes n’a pu toucher leurs cœurs. On dirait qu’ils sont ontologiquement pervertis. Or, voici qu’a sa grande surprise, sa prédication à Ninive est couronnée de succès : ce qui semble impossible se réalise, car la parole de Dieu peut tout changer en un clin d’œil. Les pécheurs sont arrachés à l’abîme, ils ont émergé des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de l’aridité à l’humidité.

Frères et sœurs, la conversion des Ninivites doit être une preuve pour nous que rien ne peut résister éternellement à Dieu. Les projets de Dieu sont ceux de bonheur, de vie pour son peuple et non de malheur et de mort. C’est pourquoi le livre d’Ezéchiel 36, déclare que Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive. La bienveillance de Dieu est sans limite. Sa parole change les cœurs. Elle est comme une épée à double face.

Frères et sœurs, quel type de vie mènes-tu aujourd’hui et dont tu as le devoir de changer ? Peut-être, la méchanceté et les déceptions de la vie t’ont rendu tout autre ; tu es devenu imperméable à la Parole de Dieu et à la vie de sainteté.

Reviens au Seigneur de tout ton Cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ! Il est capable de te restaurer, de te redonner une autre image car il a aussi besoin de toi pour sauver tous ceux qui sont autour de toi. Oui frères et sœurs le salut d’autrui aussi importe et demeure un devoir pour chacun de nous. Voilà pourquoi Jésus dans l’Evangile, appelle et associe les Hommes à sa mission. Jésus appelle ces premiers disciples en Galilée au bord d’un fleuve. Ils étaient d’ailleurs des pêcheurs. N’y avait-il pas d’autres personnes plus idoines et plus dignes que ces pêcheurs ? En effet, la pêche est un métier à risque, un métier rude et aléatoire. Les pêcheurs sont des hommes libres, courageux, habitués à affronter la mer et le vent. Le choix de ces pêcheurs est une prédisposition à leur mission future. Jésus connaissait les difficultés inhérentes à leur mission, voilà pourquoi il porte son attention sur ceux qui ont déjà une carrure pour une telle mission. L’époque où Jésus appelait ces premiers disciples était troublée par la corruption, l’injustice, la guerre et la cherté de la vie. C’est aussi l’époque où Jan Baptiste avait dit la vérité et l’a payé très chère. Voilà le contexte dans lequel Jésus embauche ces apôtres pour une mission à risque. Comme ces disciples qui ont répondu favorablement sans hésitation, le Seigneur continue par appelé pour son royaume. Dans notre monde d’aujourd’hui où il y a les guerres, les crises socio– politiques, l’insécurité, les violences et où même les contre valeurs sont érigées en valeur, Jésus nous appelle et nous envoie pour être ses témoins en ces lieux : « venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’homme. » L’appel du Christ s’adresse à nous tous et non seulement à une minorité. Dieu a besoin d’hommes et de femmes courageux pour être les artisans d’une mission qui en vaut la peine : sauver l’humanité. En cette période où continue la prière pour l’unité des chrétiens, nous sommes appelés à regarder l’autre qui est différent de moi, de ma religion, de ma famille avec les yeux et un cœur de Dieu car le regard de Dieu est plus qu’intérieur qu’extérieur. C’est un regard d’amour et de bonté. Nous devons être des messagers de la bonne nouvelle des uns des autres. Nous devons être des porteurs d’un message qui fait du bien et apporte le bonheur mais pas d’une façon flatteuse. St Paul dans la 2ème lecture dit que le temps est l’unité, le temps ne nous appartient pas. Et donc nous avons l’urgence de prendre de bonnes résolutions et de poser de bons actes ici et maintenant car un adage populaire stipule que « qui remet à demain trouvera malheur en chemin ». Ne remettons rien au lendemain mais saisissons le temps de grâce que le Seigneur nous accorde au risque d’être surpris au dernier moment. Que l’Eucharistie de ce dimanche nous accorde la grâce de ne manquer à aucun moment de son appel et d’être convaincu et disponible à sa suite, Amen.

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