DIOCESE DE KPALIME
THÈME DE L ANNÉE PASTORALE: "NOUS SOMMES LE PEUPLE QU'IL CONDUIT DE SA MAIN. MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST ". Visitez notre page facebook "diocèse de Kpalimé". Mgr ALOWONOU Souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2018-2019
Nous sommes le peuple que sa main conduit. Marchons à la suite du Christ
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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DECISIONS-NOMINATIONS 2018 - DIOCESE DE KPALIME

NOMINATIONS
2017-2018
ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : HOMELIE DU 4ème DIMANCHE DU CAREME – ANNEE C / ABBE KADJIKA BENJAMIN

Bien aimés du Seigneur, loué soit Jésus Christ !
L’Evangile qui nous est proposé aujourd’hui, quatrième dimanche du Carême, est une des trois paraboles qui composent le Chapitre 15 de l’Evangile de Saint Luc.
Je vous invite à le lire lentement pendant la semaine. On appelle ce chapitre « L’Evangile dans l’Evangile » parce qu’il représente le sommet de l’Evangile de St Luc.
Cette parabole nous parle du repas de fête voulu par le père pour se réjouir du fils mort et revenu à la vie, perdu et retrouvé.
Il faut lire cette parabole en tenant compte de ce que dit le père « il faut festoyer » il faut être dans la joie. D’ailleurs, dans chacune des trois paraboles de ce chapitre, la conclusion est la joie. Ces trois paraboles, ne parlent pas d’abord de nous-mêmes, de ce que nous devons faire ou éviter. Elles nous parlent de Dieu et nous aident à progresser dans notre manière de penser à Dieu, de concevoir Dieu.
Comment est Dieu ? C’est une question qui nous dépasse infiniment. Saint Paul nous dit que le Christ est l’image de Dieu invisible. Mais cette image il faut la comprendre et c’est pour cette raison que le Seigneur nous enseigne par des paraboles qui expriment mieux que les concepts la profondeur de la réalité de Dieu.
Par cette parabole, nous apprenons que Dieu est comme un Père dont l’amour serait inconditionnel. Cette parabole dite « de l’enfant prodigue » devrait être appelée du « Père miséricordieux ». Elle nous révèle l’amour sans condition du Père pour le fils pécheur, sa joie pour l’avoir retrouvé et enfin c’est toujours le Père qui invite l’aîné à accepter de reconnaître de nouveau son frère.
Pendant ce temps de carême, nous avons parlé souvent de conversion. La relation entre le Père et ses deux fils, telle que Jésus nous la représente dans cette parabole, nous permet de mieux comprendre en quoi consiste la conversion.
Les deux fils doivent se convertir : celui qui a péché et celui qui se reconnaît juste et pense ne pas avoir fait du tort à son père. Alors la conversion n’est pas d’abord un processus psychologique de celui ou celle qui désire revenir à Dieu parce qu’il s’est aperçu qu’il s’est éloigné à cause de son comportement.
La conversion consiste plutôt dans le changement de l’image ou idée que nous nous faisons de Dieu ; de ce que nous croyons que Dieu est.
C’est le changement que les deux fils doivent faire. Ils doivent passer de leur égoïsme qui les met au centre de leurs soucis, à l’attention envers leur père, qui n’est pas un patron, mais un père.
Le jeune frère doit passer de la déception de son péché, à la joie de se rappeler qu’il a un père à qui recourir ;
L’aîné doit passer de la présomption de sa justice à la joie de se découvrir fils d’un père qui est plein de miséricorde. (Tout ce qui est à moi est à toi).
La racine du péché est la mauvaise opinion que nous avons de Dieu notre Père. Les deux frères auxquels nous pouvons nous identifier, le montrent d’une manière différente.
Le plus jeune veut se libérer du père en cherchant son propre plaisir qui l’amène à s’éloigner, à oublier son père, à vivre comme si son père n’existait pas. Dans un sens il a tué son père.
L’aîné reste avec son père sans pour autant partager ses sentiments. Il le fait par devoir, par convenance ou par intérêt (Tu ne m’as pas donné un chevreau).
Nous pouvons y reconnaître, d’une part, des comportements d’athéisme pratique qui fonde l’existence sur son propre plaisir, sur une fausse conception de la liberté : tout est permis pour ce qui est de l’argent, le pouvoir, la politique ou l’économie,
Et d’autre part, une religiosité extérieure, vécue par devoir ou comme des lois à exécuter.
L’athéisme et la religiosité superficielle, la débauche et le légalisme découlent d’une même source : la méconnaissance de comment est Dieu. Nous ignorons qui est vraiment Dieu notre Père.
Les deux fils, et nous avec eux, nous considérons Dieu comme un Père Patron. Voltaire a dit « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer pour garder les hommes esclaves ». Bakounine (un anarchiste) a dit « Si Dieu existait, il faudrait le détruire pour libérer les hommes »
Cette parabole a comme but premier d’emmener l’aîné et nous-mêmes, à accepter que Dieu est Père de miséricorde. Croire que Dieu est un Père de miséricorde, a des conséquences immédiates et très profondes sur notre comportement : c’est rétablir l’ordre que nous avons déstabilisé par notre refus d’aimer Dieu. C’est seulement en aimant et pardonnant mon frère, que je prouve que j’ai compris qui est Dieu.
En me mettant à la place de l’aîné, je peux regarder quel est le frère que je dois accueillir et pardonner. Je me déclare chrétien, mais les différences raciales, je ne peux pas les dépasser. Par ex : que ma fille marie un homme d’une autre ethnie ; cela jamais !
Cette manière d’agir découle du fait que nous ne croyons vraiment pas que Dieu est un Père de miséricorde de tous les hommes de toutes les races.
C’est cela la vraie conversion : si j’ai compris comment est Dieu, je dois me comporter comme Lui.
Pour ce qui est du jeune frère, ce qui le pousse à retourner chez son père, ce ne sont pas des sentiments de repentir, mais le besoin. Il avait faim et il gardait des porcs que pour les juifs sont des animaux impurs.
Il revient chez son père pour devenir un de ses ouvriers mais c’est en constatant les manifestations d’affection du Père, qu’il fait la vraie conversion parce que finalement il découvre comment est son Père. Il a compris enfin que son Père ne veut pas un fils qui a peur de lui, mais il veut un fils qui l’aime.
Le Père l’appelle le fils qui était mort et est revenu à la vie. C’est une parole créatrice : le Père fait naître son fils une deuxième fois.
Et c’est St Paul qui nous dit dans la 2ème lecture (2 Cor) de quelle manière Dieu nous fait revenir à la vie, nous qui étions perdu et morts comme le jeune fils « Dieu nous a réconciliés par le Christ ». Jésus Christ est le signe efficace de l’immense miséricorde de Dieu notre Père pour chacun de nous. Cela nous rappelle la parole de St Jean (3,16) « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ».
Cette deuxième lecture se termine en disant « Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifier au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous ayons part à la sainteté de Dieu ».
A travers le Christ et par sa miséricorde, Dieu nous donne de nouveau la vie de fils, nous devenons des membres vivants de sa famille.
Dans le sacrement, de réconciliation, Dieu ne nous accueille pas comme des serviteurs mais comme des fils qui sont passés de la mort à la vie.
Dans la reconnaissance de cette miséricorde de Dieu notre Père, consiste la vraie conversion qui nous fera progresse à nous reconnaître frères au-delà de nos différences. Amen !

 

Date de publication: 2019-03-31 00:00:00 Version Imprimable
L'EVEQUE
Mgr ALOWONOU Benoît
Evêque de Kpalimé

«POUR l'AMOUR DE MA PATRIE»
MESSAGE DES ÉVÊQUES DU TOGO NOVEMBRE 2018
MEDITATION DE LA SEMAINE

MEDITATION DU 16eme DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE C / RP PRUDENCE YAWO
Dimanche dernier, il s’agissait de vivre au concret, l’amour de Dieu qui est sa plus précieuse loi, inscrit dans notre c&oeli

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