DIOCESE DE KPALIME
*Suivez les méditations de Mgr Benoît ALOWONOU durant le Temps de l'Avent sur notre site *Fructueux temps de l'Avent à tous *Mgr BARRIGAH-BENISSAN Nicodème, Nouvel Archevêque Métropolitain de Lomé  *Thème de l'année pastorale 2019-2020: Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU Souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
DECISIONS-NOMINATIONS 2019-2020 - DIOCESE DE KPALIME

NOMINATIONS
2019-2020
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : HOMELIE DU CHRIST ROI DE L’UNIVERS – ANNEE C / RP AMEWU OSCAR

Chers lecteurs et lectrices,
Aujourd’hui dans le monde entier, les Catholiques célèbrent le Christ, comme Roi de l’univers. Et la liturgie avec tout ce qu’elle comporte du matin avec la célébration eucharistique au soir avec la grande procession avec le Saint sacrement, parle plus que les textes scripturaires de ce dernier dimanche de l’année C. L’homme du passé comme du présent ne se retrouve pas avec ce terme de « royauté » ou de « Roi » qu’on assigne facilement à cet homme de Nazareth qui de sa naissance dans une mangeoire jusqu’à sa mort infâme sur la croix via sa vie active ne ressemble à rien de ce que nous célébrons aujourd’hui. D’ailleurs, il faisait la risée de ses bourreaux quand Pilate le doigtait dans son costume avec sa couronne d’épines : « ecce homo » (voici l’homme). On peut entendre les ricanements et les moqueries des chefs, des soldats, et même d’un malfaiteur, crucifié à ses côtés : « Si tu es le Messie, si tu es Roi, sauve-toi toi-même. » Voilà l’ultime tentation du roi des ténèbres pour faire basculer Jésus de son côté.
C’est donc une étrange royauté qui se démarque des modèles humains passés comme présents. Jésus n'a jamais revendiqué le titre de roi terrestre ; il dit : "Ma royauté ne vient pas de ce monde". Et « Il est venu pour servir, non pour être servi ». A Pilate qui le presse de questions, Jésus répond : "Tu l'as dit, je suis roi..." en précisant naturellement de quelle manière.
L'évangéliste Jean nous fait percevoir l'aspect paradoxal de cette royauté du Christ en présentant les événements de la Passion comme un cérémonial inédit d'investiture. Jésus est revêtu d'un manteau de pourpre ; il est couronné d'épines et assis sur une estrade. La croix est le lieu de l'élévation où Jésus "attire tous les hommes à lui" (Jean 12, 32).
Cela revient à dire et à comprendre que le Royaume du Christ ne "vient pas de ce monde", mais il est au cœur de ce monde. C'est le Royaume de l'intériorité. Il déclare d’ailleurs : "Le règne de Dieu est parmi vous" (Luc 17, 21). Mais ce Royaume, bien aimés, n'est pas habité par des sujets, des soldats, des fonctionnaires et une cour, mais par des fils.
Les "fils du Royaume", ainsi que Jésus les nomme, sont ceux qui cherchent la vérité, ceux qui prennent son chemin, les bénis du Père proche de leurs frères. C'est un "royaume d'amour, de justice et de paix", comme le dit la préface eucharistique.
Par ailleurs, lorsque le Christ dit à Pilate que son royaume n’est pas de ce monde, il ne veut pas dire que son règne ne peut pas exister maintenant. Il affirme plutôt qu’il n’est pas basé sur le modèle que nous offre le monde que nous connaissons. Ce n’est pas une royauté de pouvoir, de richesses et de privilèges, mais une royauté de service et de fraternité. Et, ce qui indique le mieux la grande différence entre la royauté de César et celle du Christ est le pardon que Jésus offre à ceux qui l’ont condamné à mort : « Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font ». (Luc 23, 34).
Notons tout de même que le texte de Luc est un texte dérangeant. Le trône de Jésus est une croix, sa couronne, une couronne d'épines, son investiture, une condamnation à mort cloué au-dessus de sa tête : "Celui-ci est le roi des juifs !". Ses gardes du corps sont deux malfaiteurs condamnés avec lui. Aux yeux de tous, c’est une vie ratée, une défaite complète. Cependant, l’inscription sur la croix, écrite en grec, en latin et en hébreu, prédit une répercussion universelle de l’événement. Qui peut donc comprendre le langage de la croix ? Pour l’apôtre Paul, «il est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sauvés, c’est la force de Dieu. Alors que les Juifs attendent des miracles et les Grecs veulent de la sagesse, nous proclamons un Messie crucifié. Quel scandale pour les Juifs ! Et pour les autres, quelle folie ! » (1Co 1, 18. 22-23). Jésus nous invite à apprendre de lui comment régner. Oui, Jésus est roi, mais sa royauté n’est pas de ce monde. Elle est donc à chercher car la royauté de Jésus, c’est le rayonnement universel de sa Parole. C’est l’illumination de chaque cœur de croyant. C’est bien d’amour et de joie dont il s’agit. C’est l’incendie de la charité jusqu’aux confins de la terre, à commencer par l’incendie de notre cœur où tout doit prendre feu, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. ».
Seigneur, ‘’adveniat regnum tuum’’ « que ton règne vienne » pour nous délivrer de nos régimes sadiques et dictatoriaux. Bonne fête à tous et à chacun.

Date de publication: 2019-11-23 00:00:00 Version Imprimable