DIOCESE DE KPALIME
*TRIDUUM DE PRIÈRE POUR LA PAIX À L'APPROCHE DE L'ÉLECTION PRESIDENTIELLE AU TOGO. À Kpalimé, 17 février : Pardon de Dieu, 18 février: Lumière du Saint Esprit, 19 février : Adoration du Saint Sacrement, intercession de la Vierge Marie et des saints Patrons du Togo *Thème de l'année pastorale 2019-2020 : Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU Souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
MESSAGE DE LA CET A LA VEILLE DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2020
MESSAGE DE MGR ALOWONOU :TRIDUUM DE PRIÈRE À L'APPROCHE DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
DECISIONS-NOMINATIONS 2019-2020 - DIOCESE DE KPALIME

NOMINATIONS
2019-2020
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : 2020 : TEMPS DE GRACE, DE DISCERNEMENT ET DE RENAISSANCE

2020 : TEMPS DE GRACE, DE DISCERNEMENT ET DE RENAISSANCE
La Bible s’ouvre par le récit de la création qui, dans son ensemble, nous rappelle que l’univers et tout ce qui s’y trouve n’est pas le produit du hasard. C’est l’œuvre d’une intelligence, d’un être supérieur ou d’un grand artisan communément appelé Dieu. En séparant le jour de la nuit, il a voulu rythmer le temps. Et qui dit rythme dit renouvellement si l’on considère le temps comme linéaire ou recommencement si l’on le conçoit plutôt comme cyclique. Dans tous les cas, il est question du passage d’une étape à une autre qui nécessite un bilan de mie chemin.
Comme nous savons le faire si bien à la fin de chaque journée de labeur, la fin d’année est aussi une occasion de se poser et de faire la relecture de notre parcours. Pour les efforts consentis au quotidien, pour les amitiés nouées et les réussites obtenues, merci. Pour les éventuels ratés et pour les fragilités, pardon, confiance et courage. Pour l’heure, il ne sera pas superflu ni anodin de se risquer dans l’interprétation de la parabole des dix Vierges (Mt 25, 1-13) à la recherche d’un rêve. D’ailleurs un peuple qui n’a pas de rêve est condamné à vivre dans ses mémoires et à faire de surplace ; ce qu’on ne saurait souhaiter à personne.
Cette parabole parle d’un groupe de dix (10) jeunes filles subdivisées en deux (2) selon leur aptitude à anticiper l’imprévu. Elles ont un rendez-vous avec un époux mais il se pourrait que celui-ci tarde à venir ; dans ce cas, elles auraient besoin d’une provision de carburant pour maintenir les lampes allumées et pouvoir éclairer le sentier qui les conduira à lui. Cinq jeunes filles ont pensé à cette éventualité, mais aucune des dix n’a réussi à prévoir suffisamment de motivation pour conserver la lumière de son corps, celle qui la maintiendra éveillée jusqu’à la venue de l’époux. Alors toutes s’assoupirent, les insouciantes comme les prévoyantes, et s’endormirent.
Eh oui, dans la vie, on ne peut pas tout prévoir. Même si on fait au mieux, il y aura toujours quelque chose qui échappe à notre contrôle. Cela ne doit pas nous frustrer outre mesure, car il nous rappelle simplement ce que nous sommes : des humains et donc des êtres finis ou des personnes limitées. Aussi vrai qu’il est souvent important de tout mettre en œuvre pour être au top de ses capacités, il n’en demeure pas moins nécessaire de savoir parfois respecter ses limites, accepter ses fragilités et savoir lâcher prise quand il le faut. De nos jours, combien de personne chute dans le burnout à force de persister dans des conditions insoutenables qui les vident littéralement ? Or la gloire de Dieu, nous le savons, c’est l’homme debout, c’est l’homme en bonne santé tant physiquement, psychique, moralement ; seul cet homme peut espérer entreprendre et produire quelque chose de beaux et d’efficace.
Revenant à la parabole, je me permets d’interroger la nature de l’huile en question. A votre avis, quelle est cette huile qu’on ne peut pas partager avec le prochain ? Quelle est cette lampe qui ne peut pas éclairer le chemin pour deux personnes ? Dix personnes ne peuvent pas cheminer à la lueur de cinq lampes ? Dans la vie, on peut partager les avoirs et les pouvoirs ; mais il semble qu’on ne peut pas partager l’être. Et pour preuve, on estime que quel que soit l’amour qu’une personne a pour son prochain, elle ne peut pas lui donner une part de sa beauté naturelle par exemple.
Ceci étant, il convient de noter qu’il y a une nuance entre donner et faire profiter de. Si je ne peux pas céder ce que je suis à l’autre, je peux au moins lui en faire profiter. Et cette forme de partage ou de don qui consiste à faire profiter l’autre de n’épuise pas la source. Au contraire, en termes d’être c’est-à-dire en termes d’idées, d’émotion, de compétences, ce qu’on garde pour soi pourrit et ce qu’on partage fleurit. Du coup, la réponse des prévoyantes à savoir « Non jamais, cela ne suffira pour nous et pour nous » n’est qu’un alibi ou un refus d’aider l’autre à progresser comme soi-même.
Elles continuent en disant : « Allez plutôt chez les marchands vous en acheter ». Connaissez-vous un magasin en ville où l’on peut s’acheter la joie de vivre ? Non, les états d’âme, on ne peut que se les communiquer mutuellement. Malgré cela, les insouciantes ont suivi le conseil de leurs concurrentes et se sont mis en retard pour les cérémonies de noces. A leur interpellation « Seigneur, seigneur, ouvre-nous ! Le prétendant leur répondit : « Amen, je ne vous connais pas ». Drôle de réponse ! Comment ne pas connaitre une partenaire avec qui l’on est sensé faire alliance ? Et pourtant tout semble donner raison à l’époux d’autant plus que ces prétendues épouses ne se connaissent pas suffisamment elles-mêmes. Il est souvent trop facile de tenir l’autre pour responsable de tous ses malheurs. Et si c’était le cas, que faisons-nous alors de notre libre arbitre, cette faculté de choisir et de s’auto-orienter ? Parfois, à force de vouloir dompter la réalité à tout prix, à force de vouloir paraitre comme les autres, on finit par se perdre, par se dénaturer et devenir méconnaissable.
Chères frères et sœurs, je finis cette méditation par vous dire ceci : le propre de la réalité, c’est qu’elle est nuancée. Ce que nous appelons notre réalité est forcément personnelle. Même si plusieurs personne partage la même condition, elle n’est pas identique parce qu’elle ne sera pas vécue de la même façon par tout le monde. Alors chers amis croyants ou non-croyants, convaincus ou hésitants, n’avons-nous pas tords de vouloir emprunter le même chemin de développement que les autres ? N’avons-nous pas tords d’ignorer ce qui fait la singularité de notre réalité et d’en tenir compte dans nos recherches de solutions ?
Il faut pouvoir regarder en face ce que l’on est avant d’identifier de ce qu’on veut être. Discerner les moyens d’y parvenir et leur mise en œuvre suivront. Que cette année 2020 soit pour tous un temps de grâce et de renaissance.
P. Antoine MESSAVI

 

Date de publication: 2020-01-02 00:00:00 Version Imprimable