DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2020- 2021  *Thème de l'année pastorale 2019-2020 : Marchons à la suite du christ: adorons-le, annonçons-le louons-le  *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.

DÉCISION-NOMINATION 2020- 2021

Lire la nomination



THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2019-2020
MARCHONS À LA SUITE DU CHRIST: ADORONS-LE, ANNONÇONS-LE LOUONS-LE
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
1 BANC = 28 000 FCFA SOIT 45 EUROS
SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.
ANNUAIRE DIOCESAIN 2019-2020
Actualités : HOMELIE DU 16ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE A / RP GAKPE AUGUSTIN

Bien-aimés de Dieu,
En ce seizième dimanche du temps ordinaire année A, les textes liturgiques nous révèlent la bonté et la patience de Dieu et nous invitent à imiter Dieu en ce sens sur le chemin de notre foi, malgré la faiblesse et l’inadéquation de nos prières auxquelles l’Esprit Saint supplée.
En effet, le livre de la sagesse tout en nous rappelant que le jugement de Dieu sera fait de miséricorde et d’amour, répond à la question du silence ou de la faiblesse de Dieu devant le mal. Pour y parvenir, l’auteur nous présente la comparaison de l’image d’un Dieu bon et patient et de celle d’un homme vengeur : Dieu n’emploie pas sa puissance à la manière des hommes, pour dominer ou détruire les autres. La puissance de Dieu c’est qu’il respect la liberté et qu’il prend soin de chacun de nous, surtout les plus faible. Sa puissance se manifeste donc dans une attitude de bonté, de patience et de tendresse.
Dans cette même optique l’extrait de l’évangile de Matthieu vient en réponse à la question que beaucoup de personne se posent souvent : pourquoi Dieu permet-il au mal de triompher si souvent dans le monde ? Pourquoi les méchants prospèrent-ils sans être punis ?
Selon les recommandations de Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui, il ne faut pas arracher l’ivraie ni détruire le mal. Dieu tolère qu’il y ait de l’ivraie dans le blé qu’il a semé. Il laisse pousser l’ivraie à côté du bon grain et reste patient jusqu’à la moisson car il sait avant tout ce qu’il a semé dans son champ, du bon grain et non de l’ivraie. Seulement, il laisse à chacun la possibilité de se déterminer. Et c’est ça la logique de DIEU.
Bien aimé de Dieu, l’humanité est un mélange de bien et de mal, de grâce et de péché. En mon propre cœur il y a les deux : du bon et du moins bon c'est-à-dire que la racine du blé et d’ivraie sont nouées ensemble dans le cœur de tous.
Ainsi, dans sa propre vie et dans le monde, il y a un mélange de bon et de mauvais, de douceur et de violence, d’amour et de la haine. Dans le monde comme dans l’Eglise il y a de bon grain et de l’ivraie. Il en est de même au cœur de nos familles. L’amour, le respect, la confiance, la douceur, l’humilité fleurissent parfois, mais à côté de rancœurs, des tensions, de l’égoïsme, de lutte de pouvoir plus ou moins avouées. Mais Dieu qui sait que le mal en nous n’est pas notre vrai visage, supporte momentanément l’ivraie pour nous donner le temps de nous convertir. Et nous révéler aussi par là son infinie miséricorde à notre égard.
Contrairement à Dieu, et à l’instar des serviteurs dans l’évangile, nous aussi, lorsque nous prenons conscience d’un mal, notre instinct nous commande de faire quelque chose. Et beaucoup d’entre nous sont parfois tentés de combattre ceux qui ne nous ressemblent pas. Nous sommes portés à condamner ou à exclure les gens qui ne veulent pas se conformer à nos manières de faire ou de voir et ceux qui s’opposent ouvertement à notre foi et à nos efforts pour bâtir le royaume. A nous tous qui sommes animée du désir d’agir tout de suite, lorsque le mal est identifié clairement, pour y remédier, le Maitre oppose un refus, « Laissez-les grandir ensemble jusqu’à la moisson ». Ce refus peut paraitre négatif, quand nous savons surtout que la présence de l’ivraie dans le champ peut ralentir le développement normal du blé. Mais en réalité, cela s’inscrit toujours dans la manifestation de la toute bienveillance et l’attachement de Dieu à l’accroissement de ce qu’il a semé. Car ceci éviterait le risque qu’en voulant arracher le mal, on ne nuise au bien ou qu’on ne cause pas du tort au bon en voulant punir le mauvais : « … de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous m’arrachiez le blé en même temps »
En clair, l’Evangile nous invite, non pas à nier, à négliger, à camoufler ou à minimiser le mal avec tout son pouvoir destructeur. Mais il veut nous apprendre à lutter contre le mal avec la patience, et à ne jamais perdre espoir que le juste triomphera du méchant ou du faux. Ainsi, donc Jésus nous enseigne que nos actions ne doivent pas être trop précoces de peur qu’elles n’engendrent des conséquences irrémédiables. Par conséquent, nous sommes appelés, dans toute notre vie à prendre le temps de bien discerner pour faire ce qu’il faut au moment opportun.
Que l’Esprit Saint supplée à nos faiblesses et à nos manquements afin que nous arrivions à coopérer patiemment au travail de Dieu, en Lui faisant confiance. AMEN.

Date de publication: 2020-07-18 00:00:00 Version Imprimable