DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2018-2019
Nous sommes le peuple que sa main conduit. Marchons à la suite du Christ
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
1 BANC = 28 000 FCFA SOIT 45 EUROS
SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.

ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : HOMELIE DU DIMANCHE DES RAMEAUX – ANNEE B / RP ADJANON FRANÇOIS

Bien-frères et sœurs,
Chaque année à l’occasion du Dimanche des Rameaux, nous sommes invités à relire, à réentendre, à prier et à méditer la Passion du Christ. Nous le faisons avec une très grande dévotion, c’est très bien. Mais un doute peut traverser notre esprit, au sujet du comportement de Jésus, le sauveur du monde. Comment se fait-il que le Fils de Dieu se laisse juger et tuer ? Nous aurions envie de crier « ça suffit de subir : montre leur ta force pour nous aider à croire que tu es le Fils de Dieu !

Frères et sœurs,
Oui ce doute avait certainement traversé la pensée du peuple choisi par Dieu, à qui Dieu à promis le Messie libérateur. Messie qui viendrait prendre le pouvoir, et libérer le peuple des mains de ses oppresseurs. Ce que la foule attendait quand elle a acclamé Jésus à l’entrée de Jérusalem : « Béni le règne qui vient, celui de notre père David ». Mais à la foule, le Seigneur se présente avec faiblesse et finalement il se laissera crucifier. Et alors on pense : s’il était Dieu, ce serait un scandale et donc il n’est pas Dieu.

Bien-aimés,
C’est vraiment le Fils de Dieu. En effet, le Fils de Dieu, savait qu’il devrait passer par la passion pour apporter le salut à toute l’humanité. Rappelons-nous, le désir des contemporains du Messie (Jésus), pour eux, ils attendaient un messie royal à la manière des empereurs du monde. Même les disciples de Jésus étaient dans cette logique. Voyez, la réaction de Pierre lorsque Jésus avait annoncé qu’il lui fallait partir à Jérusalem pour souffrir. L’Ecriture nous dit que : Pierre le prit à part et se mit à lui faire de vifs reproches. Jésus lui faisait signifier dans sa réponse, qu’il doit faire la volonté de son Père et non celle des hommes (Mt 16,20-23). Cette volonté, c’est souffrir pour le salut des hommes. Même si cela signifiait pour lui d’aller à la croix. C’est une mission, une instruction reçue de son Père. Cette mission de rédemption du monde, doit être la suite de ce que les prophètes avaient commencé : faire connaître Dieu à travers la Parole de Dieu. Mais malheureusement, la nation destinée à accueillir Dieu (l’Eternel) et sa Parole, cette nation l’avait repoussée. (La Parole de l’Eternel annoncée par les prophètes dans l’Ancien Testament.) Bien que cette nation a rejeté la Parole de Dieu, Dieu prend le risque d’envoyer vers cette même nation son disciple, chargé d’enseigner et de communiquer la Parole appropriée, la Parole du salut. Disciple parfait, qui ne fera pas marche arrière, mais qui se livrera lui-même à la souffrance et aux ignominies, confiant que Dieu prendrait sa défense, il a rendu son visage semblable à un caillou en prenant la résolution de se rendre à Jérusalem.
Frères et sœurs,
Ce disciple parfait, ce serviteur de Dieu dont parle Isaïe dans la 1ère lecture, qui a présenté son dos à ceux qui le frappaient (Is 50,6) ; c’est le Christ. C’est sa souffrance dont fait cas l’évangile de Saint Marc. Marc souligne l’angoisse de Jésus, la cruauté de son procès, son extrême abandon sur la croix.


Bien-aimés de Dieu,
Jésus, le Messie qu’on pensait qu’il devrait mettre un terme aux souffrances du peuple qui à cru en lui comme Fils de Dieu libérateur, le voici tout seul dans sa souffrance. Ses disciples qui étaient près à souffrir avec lui, l’ont abandonné au moment fatal. Jésus a supporté seules les souffrances de ce monde. Même si le silence apparent de Dieu son Père faisait croire que le Fils était abandonné, Jésus n’avait pas lavé les mains en face de sa souffrance comme tant d’autres qui se lavent les mains face aux moindres souffrances.
Frères et sœurs,
Jésus sait qu’il a reçu une mission, qu’il doit mener jusqu’au bout. La preuve, par tant de miracles, qui avaient montré sa puissance divine, il n’a pas usé de ce pouvoir divin pour adoucir ses propres souffrances, mais il s’est laissé faire en allant jusqu’à la croix pour nous mériter la Rédemption. En face de ces souffrances, Jésus n’a pas douté de la présence et du secours de son Père. Même si son cri de secours « Eli, Eli, lama Sabactani ? » se fait comprendre et s’explique très souvent comme cri de désespoir. Jésus a toujours gardé confiance, puisqu’il fait toujours la volonté de Dieu. C’est pour cela qu’il peut appeler son Père au secours dans ses moments de souffrances. Ce n’est pas un cri de désespoir comme nous pourrons l’imaginer. Bien-aimés devant certaines souffrances, parfois on perd le contrôle de soi et on se donne à tous les moyens qui se présentent devant soi comme solution. Comme chrétien, Jésus en embrassant la croix, donne un sens salvifique à la souffrance pour ceux qui endurent le poids de la souffrance au nom de leur appartenance au Christ. Pour eux, la souffrance ne sera plus un motif de panique et de désarroi. Si tel n’était pas le cas, Jésus n’allait pas nous inviter de prendre nos croix (accepter les souffrances), pour le suivre (Mt 16, 24).
Frères et sœurs,
Suite à cette invitation du Christ, désormais, cela doit être claire dans nos têtes qu’être chrétien ne signifie pas adieu les souffrances. Certes, Jésus a compensé par l'offrande de lui-même sous le poids de nos péchés, les désordres, le mal que les hommes ont introduit dans la vie humaine, mais il n’est pas dit qu’il n’aurait pas de croix, de souffrance dans la vie du chrétien. Voyons ce que dit l’Apôtre Paul aux Colossiens dans Col :1, 24 : qu’il trouve sa joie dans les souffrances qu’il supporte, dans ce qui reste à souffrir dans les épreuves (souffrances) du Christ. Si nous l’avons compris,
Frères et sœurs,
Nous ne devrons plus fatiguer Dieu en l’accusant tous les temps d’être indifférent à nos différentes souffrances. Jésus n’abandonne personne dans la souffrance, encore moins ses enfants qui subissent les souffrances d’injustice, de viol, de guerre, de persécution politique etc…
Bien-aimés,
La passion de Jésus est le miroir des souffrances de l’humanité. En méditant la passion du Christ, elle doit nous amener à faire le discernement entre les souffrances qui nous sont salutaires et celles qui ne le sont pas. Puisqu’au nom des intérêts égoïstes, certains font subir inutilement des souffrances à d’autres. Prenons par exemple cette pandémie de Covid-19. Toute l’humanité en souffre. Elle a tué des milliers de personnes, a paralysé toutes les activités. C’est vraiment une grande souffrance. Est-ce une souffrance salvifique ? Non. Souffrance issue de l’égoïsme des nations qui se disent grandes puissances mondiales.
Frères et sœurs,
Un bon chrétien en réalité ne doit plus faire souffrir son prochain. Mais malheureusement, c’est monnaie courante dans le rang des clercs, des religieux et religieuses, entre les fidèles laïcs. Jésus a souffert par amour pour nous, pour nous obtenir le salut. Mais nous, nous faisons souffrir nos frères et sœurs par envie et jalousie sans fondement parfois. Agir ainsi, c’est minimiser la souffrance du Christ et se fermer les yeux pour ne pas contempler son visage innocent qui reflète Amour, Lumière et Paix sur toute l’humanité.
Bien-aimés,
Nous rentrons dans la semaine sainte, un temps très précieux pour l’Église et pour chaque chrétien. Pour bien la vivre, nous ne devrons pas la vivre seulement comme semaine de l’épreuve et de la souffrance dans le projet de Dieu et dans l’obéissance du Christ. Elle est la semaine de l’amour. Si nous la comprenons ainsi, nous pourrons nous aussi vivre avec amour les souffrances de nos vies à la suite du divin maître. Bien vivre la semaine sainte, c’est prier aussi pour la conversion de ceux qui se plaisent à faire subir inutilement des souffrances morales et physiques aux autres.
En vivant pieusement cette semaine sainte dans les conditions de respect des mesures barrières de la lutte contre la propagation de la covid-19, laissons Jésus imprimer son image en notre âme, pour savoir prolonger dans notre vie ce qu’il a vécu pour nous, Amen !

Date de publication: 2021-03-27 00:00:00 Version Imprimable