DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2018-2019
Nous sommes le peuple que sa main conduit. Marchons à la suite du Christ
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.

ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : HOMELIE EN LA SOLENNITE DE L’ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE – ANNEE B / RP DEGBEVI ANDRE

« Il s’est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse... Son amour s’étant d’âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc, 48. 50).
Bien aimés de Dieu,
Chers lecteurs et lectrices, vous tous fils et filles de notre cher diocèse d’ici et d’ailleurs ;
Loué soit Jésus-Christ !
En ce jour du 15 Août, l’Eglise nous donne encore l’occasion de célébrer la Vierge Marie dans la traditionnelle solennité de son Assomption ; c'est-à-dire son entrée glorieuse corps et âme au ciel. Mais avant de vous livrer ma méditation sur les textes que l’Eglise nous propose aujourd’hui, je vous propose de découvrir un peu l’histoire de l’événement qui nous célébrons en ce jour. Nous en sommes tellement habitués au point que nous ignorons comment cette solennité a pris forme.
En ce qui concerne l’histoire, nous pouvons dire que, si le culte des martyrs et des confesseurs de la foi s’est très tôt greffé sur les coutumes ancestrales de la vénération des ancêtres et leur souvenir, celui de la Vierge Marie est né plus tardivement. Ceci à cause de la discrétion des évangiles à son sujet. En effet, les écritures ne disent rien d’elle après la pentecôte. Pourtant elle n’est pas absente de la piété chrétienne ancienne. Ainsi, pour la rendre encore plus active et vivante, il fut composé et attestée en son honneur la prière du « Sub tuum praesidiuum» (« sous ta garde, o Notre Dame ») dès le IIIè siècle. Mais il faut attendre plus tard le IIIè concile œcuménique tenu à Ephèse en 431, pour donner une impulsion à la dévotion mariale lorsque que Marie fut décrétée vraiment comme « Mère de Dieu», « Theotokos » en grec, « Mater Deus » en latin. Ainsi à partir de cette déclaration, de nombreuses églises lui ont été dédiée parmi lesquelles on a celle de Sainte-Marie-Majeure, édifiée à Rome par le pape Sixte III (432-440).
Pour ce qui concerne l’origine de la fête de l’Assomption, d’après une ancienne tradition, non loin de Jérusalem, la légende désignait un lieu appelé « koinèsis », mot qui peut signifier : « action de s’étendre pour se reposer » et « mort ». A Jérusalem le 15 Août, on célébrait une fête dans la basilique édifiée à Gethsémani, qui était censé contenir le tombeau de la Vierge. Il s’agissait donc de la « dormition » de la Mère de Dieu et de son entrée dans la gloire. L’empereur Maurice (359-602) l’imposât à tout l’empire d’Orient. A Rome, on connait, dès le VIeme siècle, une fête mariale de caractère général fixé au 1er janvier. Vers 660, la date du 15 août est adoptée. Sous le pontificat de Serge, d’origine syrienne (687-702), on dit la « dormition » mais le terme « Assomption » apparaitra plus tard en 770. Dans la dynamique du mystère du salut et afin de permettre aux chrétiens de vénérer entièrement la Vierge Marie, le missel de Paul VI (1969) a clairement intégré les fêtes de la Vierge et singulièrement celle de l’Assomption. Pour ce faire, après la définition du dogme de l’Immaculée Conception le 8 décembre 1854 par Pie IX, le Pape Pie XII définissait à son tour le dogme de l’Assomption le 1er Novembre 1950 en ces termes : « Après avoir très souvent adressé à Dieu nos supplications, invoqué la lumière de l’Esprit de vérité, pour la gloire du Dieu tout-puissant qui a répandu sur la Vierge Marie les largesses d’une bienveillance toute particulière, pour l’honneur de son Fils, pour une plus grande gloire de son auguste Mère et pour la joie et l’exultation de toute l’Église, par l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et par notre propre autorité, Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que : l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire du Ciel. Par conséquent, si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, osait volontairement mettre en doute ce qui a été défini par Nous, qu’il sache qu’il a totalement abandonné la foi divine et catholique » (Bulle du Pape Pie XII).De ce fait, la solennité de l’Assomption constitue pour tout chrétien Catholique un moyen par lequel à travers la vénération de la Mère de Dieu, nous ouvre le ciel.
Ainsi donc, à travers les textes qui sont proposés pour notre méditation en ce jour, nous pouvons comprendre que pour atteindre la glorification et obtenir le salut final, il faut nécessairement passer par le feu de la purification, par le bain de la souffrance et des difficultés. C’est cette épreuve qui vérifiera la qualité de notre foi selon l’invitation de l’épitre de saint Pierre : « Aussi vous exultez de joie s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien de prix que l’or-cet or voué à disparaitre et pourtant vérifié par le feu-, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus-Christ (1P1,7) ».
En effet, dans la première lecture tirée du livre de l’Apocalypse de saint Jean, nous découvrons deux mondes qui s’opposent. Dans une vision, l’auteur présente deux tableaux qui se superposent. D’un coté, nous avons l’image d’une femme dont la tête est couronnée par des étoiles. Elle est en douleur d’enfantement et la vie de l’enfant est menacée dès sa naissance. « Un signe grandiose apparut dans le ciel: une femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l’enfantement » (Ap12 ,1-2). De l’autre coté, il apparait un autre tableau plus redoutable. Il s’agit là de l’image d’un animal effrayant, tel un monstre et très énorme, possédant sept têtes et dix cornes. « Un autre signe apparait dans le ciel : un énorme dragon, rouge-feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipitait sur la terre. Le dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance » (Ap 12,3-4). A la fin de la scène ainsi décrite, il y a eu la victoire remportée par la femme qui a enfanté d’un male et l’enfant fut sauvé par l’intervention de Dieu.
Bien aimés de Dieu,
La vision de saint Jean dans ce passage, qui fait l’objet de notre méditation fait penser à l’Eglise qui est en perpétuel combat avec les assauts et les adversités de ce monde terrestre. Le monde des ténèbres représenté par le dragon c'est-à-dire le diable ou encore les puissances du mal d’une part, et le monde lumineux représenté par la femme en douleur d’enfantement d’autre part, faisant ainsi référence à la vierge Marie sur qui le mal n’a aucun pouvoir. La vision que l’auteur nous relate dans ce passage nous donne de croire que notre salut est assuré à deux niveaux.
-En un première lieu, tous ceux que le Seigneur appellent à lui par le baptême et constitué en assemblée c'est-à-dire Eglise n’ont pas à avoir peur de rien car leur combat est gagné par avance dans la personne du fils de Dieu, l’enfant de la femme couronnée aux sept étoiles.
-En un second temps, que tous ceux qui reconnaitraient la Vierge Marie comme bienheureuse et se confieraient à sa protection ne seraient jamais déçus. Ils obtiendront toujours la réponse favorable à leur demande.
En cette époque où l’humanité entière traverse une crise sanitaire liée à la pandémie de Covid19 et que l’Eglise se trouve confrontée à des restrictions auxquelles elle doit faire face, point n’est besoin de se décourager. Demandons par son intercession d’obtenir pour nous auprès de son Fils la victoire sur le mal comme elle a su le faire à Lépante. Marie, cause de notre joie et secours des mourants ; prie pour nous.

Date de publication: 2021-08-14 00:00:00 Version Imprimable