DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2018-2019
Nous sommes le peuple que sa main conduit. Marchons à la suite du Christ
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
FAISONS UN DON POUR HATER L'AVENEMENT DU SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LA CONFIANCE DANS NOTRE DIOCESE
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SANCTUAIRE MARIAL
Prière pour l'avènement du Sanctuaire de Notre Dame de la confiance dans notre Diocèse.

ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018
Actualités : HOMELIE DU 27ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNEE B / PERE JESUITE ANTOINE KERHUEL

" Que l’homme ne sépare pas ce Dieu a uni "
L’Evangile de ce dimanche traite de l’union conjugale en nous invitant à aller au-delà de strictes prescriptions juridiques. Arrêtons-nous sur la radicalité de cet Evangile et des autres textes de la liturgie de ce jour.
Des pharisiens, c’est-à-dire des membres d’un groupe religieux se conformant à une observance rigoureuse de la loi de Moïse, demandent à Jésus comment il considère les liens du mariage : « est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? ». Jésus est devant des pharisiens, et, dans sa première réponse, il se situe donc, avec eux, sur le terrain de la loi. Jésus leur demande : « que vous a prescrit Moïse ? » et ceux-ci répondent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation ». L’échange entre Jésus et les pharisiens aurait pu s’arrêter là car – sur le plan strictement juridique – les choses sont claires. Mais Jésus conduit ses interlocuteurs vers un autre terrain : celui de la création. Jésus fait alors référence au passage du livre de la Genèse où il est rappelé que l’humanité a été créée homme et femme et où il est également souligné que, lorsque l’homme quitte père et mère pour s’attacher à sa femme, ils ne font plus qu’un. S’appuyant sur cette référence, Jésus conclut en disant : « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! ». Jésus invite ainsi ses interlocuteurs à quitter le terrain juridique pour revenir aux sources de notre vie d’homme et de femme. Pour Jésus, nous sommes appelés à sortir de la stricte observance de règles pour modeler nos vies selon l’intention du Créateur. Il s’agit là d’une perspective exigeante. Jésus invite ses interlocuteurs non pas à se conformer à une loi, mais à rejoindre le Créateur dans son acte même de création.
Bien souvent, nous cherchons à modeler notre vie sur la base de règles, de normes ou de lois. Une telle attitude est très certainement honorable, car elle manifeste notre conscience d’appartenir à une communauté humaine qui a élaboré un code pour régler sa vie ordinaire. Mais nous nous reconnaissons aussi enfants de Dieu, fils et filles d’un même Créateur, et cela signifie que notre vie se situe également au-delà, ou en deçà, d’un strict registre juridique. La toile de fond de notre existence est la radicale expérience de notre histoire avec Dieu. Celle-ci ne peut être balisée uniquement par des lois (aussi utiles soient-elles) ; notre histoire avec Dieu est celle d’une relation filiale, que Dieu ne rompt jamais et qu’il nous laisse libre de ratifier. Toutes nos relations humaines, y compris celles qui unissent des époux entre eux, sont placées dans la perspective d’une histoire sans cesse à construire. Cela nous demande de savoir défaire les nœuds qui apparaissent à certains moments et de rétablir les liens là où ils sont affaiblis. Tout cela pour entrer, autant que possible, dans une histoire de fidélité au-delà des - bien réelles - blessures de la vie.
Dans ce passage de l’évangile de Marc, Jésus place devant nous la perspective de vivre en suivant la manière dont le Créateur suscite la vie. C’est ce que Jésus lui-même a fait. On peut donc comprendre que la liturgie de ce dimanche nous donne également à entendre cette affirmation extraordinaire de la lettre aux Hébreux : « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine ; pour cette raison, Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères ».
Puissions-nous sans cesse avancer dans cette voie, puisse nos lois et nos règles nous aider à avancer dans la vie sans oublier le Créateur qui est source de toute vie.

Date de publication: 2021-10-02 00:00:00 Version Imprimable