DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2021-2022
Accueillons la Parole du Christ, devenons ses amis
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ANNUAIRE DIOCESAIN 2020-2021
Actualités : HOMELIE DU 22e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNEE C / RP André DEGBEVI

Bien aimés de Dieu, frères et sœurs en Christ, loué soit Jésus Christ !

Les textes que l’Eglise nous propose pour méditation en ce jour, attirent notre attention sur une attitude donnant lieu à un style de vie : l’humilité.

Le dimanche dernier, il était question du nombre de sauvés ; question adressée à Jésus par un jeune homme inconnu. A cet effet, le Christ répond en parabole selon ses habitudes en nous invitant à cultiver le goût de la petitesse en toute chose.

Pour le compte de ce 22eme dimanche du temps ordinaire, après avoir observé l’attitude des invités lors d’un repas du jour du sabbat, Jésus donne une leçon de morale sociale en invitant l’assemblée à un abaissement de soi. En effet, l’extrait du livre de Ben Sirac le sage que nous avons en première lecture, fait une distinction sobre entre l’humble et l’orgueilleux. L’homme humble est estimé par le Seigneur, aimé par lui et le comble de grâces alors que l’orgueilleux est rejeté par Dieu car ses actions sont mauvaises devant le Seigneur. Il est comme un insensé en qui demeure la racine du mal. Écoutons le sage parler : « Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser ; tu trouveras grâce devant le Seigneur. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui ». Si «3, 17.28

Oui bien aimé de Dieu, de nos jours le monde commence par perdre cette sagesse qui consiste à être discret et effacé. Même dans les milieux religieux ou chrétien, ce caractère vertueux a disparu laissant place à l’exhibitionnisme. On constate de plus en plus que les œuvres humanitaires se font avec apparat et cris d’alarme. On prétend soutenir les nécessiteux, les déshérités, les laissés-pour-compte sous la lumière des projecteurs, les cameras et les écrans des médias afin de présenter une image bien raffinée des dons offerts aux personnes en situation sans même se soucier de leur dignité. Or Jésus, dans son enseignement sur l’assistance sociale, suggère qu’en faisant une aumône, que ce soit avec discrétion totale. Que la main gauche ignore ce que fait la main droite. Car seul Dieu est capable de récompenser un cœur généreux et non les applaudissements des humains. « Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes… Ceux là ont déjà reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta mais droite, afin que ton aumône reste dans le secret, ton père qui voit dans le secret te le rendra ». Mt 6, 2-4 A cet effet, il est nécessaire pour les chrétiens de se distinguer de ses humanistes qui sont à la recherche de la gloire et l’honneur aux yeux du monde. Dans cette optique, Jésus s’insurge contre l’attitude des invités qui se précipitent pour choisir les premières places dans la maison du chef des pharisiens lors du repas de sabbat. Au même moment il reproche au chef des pharisiens le fait d’inviter ses amis, ses frères, les riches et ceux qui peuvent lui rendre en retour.  « Quand tu es invités à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu’un de plus important que toi (….) Quad tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins : sinon eux aussi t’inviteraient en retour et la politesse te serait rendue ».

Dans cet extrait de l’évangile de ce dimanche, il est question de la première place lors d’un repas pris un jour de sabbat dans la maison d’un chef de pharisiens. Le tableau peint par Luc dans cette parabole nous présente trois détails à observer.

Jour du sabbat : c’est un jour de repos ; pas d’activités nécessitant une certaine énergie. C’est un jour très important pour tout juif. Luc nous fait remarquer que ce jour là, les repas ont une importance particulière. Le repas de midi succède immédiatement à l’office de la synagogue. Apres la longue prière communautaire, ce repas prend un caractère plus somptueux et joyeux que celui des jours de travail. Il est préparé à la veille afin d’être dégagé de tout souci matériel pour être tout entier à l’amitié, à la conversation. Au jour du sabbat, on invite à volonté.

Le repas : C’est le rappel d’une noce qui nécessite la présence d’une assemblée d’hommes et de femmes pour un même objectif. On peut rencontrer des gens de toute condition et de rang social.

Un chef pharisien : c’est un notable qui joue le rôle de dirigeant dans le parti des justes qui cherche à se tenir à l’écart des personnes et des choses qu’ils considèrent comme impures. C’est un groupe religieux qui fut habituellement opposé à Jésus.

Mis ensemble, ces trois détails nous font voir une assemblée chrétienne ou synagogale, puisque le repas est pris après la prière communautaire dans la maison d’un chef pharisien un jour de sabbat. C’est donc une assemblée convoquée alors par Dieu et dirigée par un responsable de communauté. C’est l’image de l’Eglise de nos jours où, tous nous sommes conviés au nom du Seigneur et que tous doivent se sentir égaux et indignes devant le Dieu des miséricordes. 

Bien aimés de Dieu, aujourd’hui quelle sens donnons nous à nos assemblées chrétienne ? A la messe nous avons deux tables : la table de la parole et celle de l’eucharistie. Les respectons-nous vraiment ? Ou nous choisissons selon notre humeur du jour ? Nombreux sont ceux là qui viennent tard à la messe et quittent après l’homélie ou vice versa. Que comprenons-nous de l’eucharistie comme repas fraternelle le jour du sabbat ? Le dimanche, jour du Seigneur, le  sabbat chrétien a-t-il encore sa place dans notre vie ? Ce sont là quelques interrogations qui peuvent nous aider à prendre conscience de notre manière de vivre le sabbat chrétien.

Nous sommes tous fils et filles d’un même Dieu et la question de la première place doit laisser place à l’amour fraternel. Que Dieu nous éclaire et nous montre la voie à suivre pour lui plaire. Qu’il nous vienne toujours en aide. Amen. 

Date de publication: 2022-08-28 00:00:00 Version Imprimable